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FRANCE 24

L'assaillant d'Orly a dit être là "pour mourir, par Allah"

© THOMAS SAMSON / AFP | Le Procureur de la République de Paris, François Molins.

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/03/2017

Lors d'un point presse qui s'est tenu samedi soir, le procureur de la République de Paris, François Molins, a indiqué que l'assaillant d'Orly avait dit "je suis là pour mourir, par Allah" au moment de s'attaquer à des militaires.

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a tenu une conférence de presse samedi 18 mars à 19h30 pour faire le point sur l'attaque survenue le matin même de militaires de l'opération Sentinelle à l'aéroport d'Orly d'un homme abattu par les forces de sécurité.

Ziyed Ben Belgacem, 39 ans, déjà condamné pour plusieurs vols avec violence, et trafic de stupéfiants, s'est attaqué revolver à la main à cette patrouille de trois militaires en lançant : "Posez vos armes ! Mains sur la tête ! Je suis là pour mourir, par Allah. De toute façon, il va y avoir des morts", a rapporté le procureur.

Une enquête menée par la section antiterroriste du parquet de Paris a été ouverte notamment pour tentative d'homicide et tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Fuite en avant

Trois personnes de l'entourage de l'assaillant : son père, son frère et son cousin, avaient été placés en garde à vue. Son père a été relâché samedi soir, le frère et le cousin dimanche soir. Ils s'étaient présentés d'eux-mêmes à la police samedi. Le cousin avait rencontré Ziyed Ben Belgacem durant la nuit qui a précédé les faits.

Relatant le contrôle routier à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) lors duquel l'individu a tiré sur des policiers au pistolet à grenailles, puis sa visite dans un bar dont il était habitué à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), qui ont précédé l'attaque d'Orly, François Molins a évoqué "une sorte de fuite en avant avec un processus de plus en plus destructeur qui va visiblement crescendo (...) avec des intentions qui sont criminelles, de façon très objective".

Avant d'attaquer une militaire à Orly-Sud (Val-de-Marne) pour s'emparer de son fusil d'assaut Famas, il a "jeté au sol un sac à dos contenant un bidon d'hydrocarbures", a précisé le procureur, indiquant qu'il avait également en sa possession un briquet et un paquet de cigarettes, ainsi que 750 euros et un coran.

"Les deux minutes [de confrontation] avec les militaires démontrent de façon assez évidente la très forte volonté de l'agresseur. (...) Il y a une volonté très forte d'aller au bout de ce processus", a-t-il relaté.

Avec AFP

 

 

 

 

 

Première publication : 18/03/2017

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