Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Mise à mort du cerf sacré" : Cannes plonge dans le drame

En savoir plus

FOCUS

Les "virus guérisseurs", un espoir dans la lutte contre les "superbactéries"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Trump à Jérusalem : beaucoup d'attente"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La Grèce et ses créanciers proches d'un accord

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Législatives : la campagne commence"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Vincent Lindon vers un 2nd prix d'interprétation ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Jeremy Renner, un homme d'action sur la Croisette

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

G7 : les sept nations les plus industrialisées ont rendez-vous à Taormina

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Sommet de l'OTAN : budget, alliances et réformes à l’ordre du jour

En savoir plus

Mutinerie au Guatemala: deux surveillants tués, quatre otages

© AFP | Un otage (D) - qui a été identifié comme un moniteur - parle avec des journalistes au centre de détention juvénile pour les hommes, à San Jose Pinula, à l'est de la ville de Guatemala, le 20 mars 2017

SAN JOSÉ PINULA (GUATEMALA) (AFP) - 

Des prisonniers détenaient quatre surveillants en otage lundi au Guatemala, après en avoir tué deux autres la veille lors d'une mutinerie dans une prison pour mineurs visant à dénoncer des mauvais traitements, selon des sources policières.

L'émeute a débuté dimanche soir dans le centre pénitentiaire Etapa II, situé à San José Pinula, à quelques kilomètres de la capitale, Guatemala, et voisin du foyer pour mineurs Hogar Seguro ("foyer sûr") Virgen de la Asuncion, où 40 adolescentes ont péri le 8 mars dans un incendie.

"Ils retiennent toujours en otages quatre surveillants", a déclaré à l'AFP Pablo Castillo, porte-parole de la police. Un cinquième fonctionnaire otage qui présentait des blessures a été libéré à l'aube afin d'être conduit à l'hôpital, a-t-il ajouté.

Selon ce responsable, la police contrôle "80% de la prison pour mineurs et poursuit le dialogue pour résoudre la situation".

Des forces spéciales lourdement équipées entouraient l'enceinte de la prison où un début d'incendie s'était déclaré dimanche soir.

"Il y a deux surveillants morts", avait annoncé à l'AFP une source policière sous couvert d'anonymat à propos de cette émeute d'une quarantaine de membres d'un gang criminel, Barrio 18.

La mutinerie a débuté pour protester contre les sévices infligés aux détenus par les surveillants, selon Abner Paredes, le responsable du secteur jeunesse au parquet chargé des droits de l'homme (PDH).

"Dans ce centre, nous avons constaté des agressions permanentes de la part des surveillants", a déclaré à l'AFP M. Paredes.

Hilda Morales, vice-procureur au PDH, s'est élevée contre le fait que la prison mélange des membres des dangereuses maras à 192 autres jeunes prisonniers qui n'ont pas de relation avec ces bandes.

Selon Vladimir Lopez, un des responsables du secrétariat du bien-être social de la présidence guatémaltèque, dont dépend le centre, la prison compte 56 membres de gangs (39 majeurs et 17 mineurs), bien que l'établissement soit destiné aux adolescents.

En outre, les détenus demandent le retour de prisonniers transférés, de meilleures conditions d'alimentation et un assouplissement du régime des visites, selon les autorités

Ce centre de détention avait déjà été le théâtre en 2005 d'un affrontement entre bandes qui avait fait 14 morts.

L'établissement adjacent pour adolescentes, où à eu lieu l'incendie de début mars, avait été ouvert en 2006 et avait déjà été dénoncé par le passé pour des mauvais traitements et abus sexuels sur les pensionnaires.

Au Guatemala, le pays le plus peuplé d'Amérique centrale (16,3 millions d'habitants), 59,3% de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale, et le taux d'homicides est un les plus élevés du monde.

© 2017 AFP