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FRANCE

Présidentielle 2017 : un premier débat télévisé animé entre les cinq principaux candidats

© Patrick Kovarik, AFP | François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon se sont affrontés lundi soir pour la première fois.

Vidéo par Armelle CHARRIER

Texte par Romain BRUNET , Alcyone WEMAËRE

Dernière modification : 21/03/2017

François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont entrés lundi soir sur TF1 dans le vif de la campagne avec le premier débat télévisé à moins de cinq semaines du premier tour de l'élection présidentielle.

Les débats des primaires de la droite et de la gauche avaient parfois manqué de sel. Le premier débat entre les cinq candidats à l’élection présidentielle favoris des sondages, lundi 20 mars, sur TF1, a lui eu le mérite d’être particulièrement animé.

Après un démarrage un peu poussif, les échanges ont fini par monter en intensité lorsque les thèmes de l’insécurité, de l’immigration, de la laïcité et de l’islam ont été abordés. Jean-Luc Mélenchon s’est montré le plus incisif, interpellant le premier ses concurrents et en particulier Marine Le Pen, tandis qu’Emmanuel Macron, qui était la cible privilégiée de presque l’ensemble de ses concurrents, s'est réjoui d'être ainsi placé au centre du jeu.

>> À lire : Le débat des candidats peut-il convaincre les abstentionnistes ?

  •  Jean-Luc Mélenchon incisif

Cinquième dans les sondages depuis plusieurs semaines, Jean-Luc Mélenchon est le candidat qui avait le plus à gagner lors de ce débat télévisé. Que ce soit sur la suppression des lycées professionnels, sur l’apprentissage du français, sur la délinquance financière, le candidat de La France insoumise a su saisir sa chance en interpellant directement ses concurrents, mais aussi en attaquant frontalement Marine Le Pen, notamment sur l’immigration.

"Encore une fois le meilleur moyen de lancer le signal, un signal honnête, ‘nous ne pouvons plus vous accueillir’, c'est de couper toutes les pompes aspirantes de l'immigration, l'aide médicale d'État, l'accession au logement, etc", expliquait la candidate du Front national, lorsque Jean-Luc Mélenchon l’a interrompue : "Vous croyez que les gens discutent de ça avant de partir ?"

Le candidat de la gauche radicale a aussi été remarqué pour son humour et son franc-parler. Sa blague sur le nécessaire débat au PS après un vif échange entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron sur le financement des campagnes a ainsi fait rire l’ensemble des candidats et du public présent. Il a également été le seul à nommer les deux seules personnes mises en cause par la justice, François Fillon et Marine Le Pen.

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  •  Le match Macron vs Le Pen

Les sondages les donnent tous les deux présents au deuxième tour de l’élection présidentielle. Ce premier débat télévisé a donc peut-être offert aux téléspectateurs un avant-goût de ce à quoi ils auront droit lors du futur débat de l’entre-deux-tours.

Mis en cause par Marine Le Pen sur la question du burkini, Emmanuel Macron a été particulièrement virulent contre la candidate FN, l’accusant de "diviser la société" et de faire "des ennemis de la République" des "plus de 4 millions de Françaises et de Français dont la religion est l'islam et qui sont, pour la très grande majorité, absolument pas dans le communautarisme".

De son côté, Marine Le Pen a dénoncé en fin d'émission le "vide absolu, sidéral" du candidat d’En Marche sur les questions internationales. "Vous avez un talent fou, vous arrivez à parler sept minutes, je suis incapable de résumer votre pensée, vous n'avez rien dit, c'est le vide absolu, sidéral", a-t-elle lancé à son adversaire.

  •  Fillon et Hamon plutôt en retrait

François Fillon et Benoît Hamon ont eu l'occasion de s'exercer au débat télévisé à trois reprises lors de la primaire de leur camp. Et pourtant, ils sont tous les deux apparus en retrait lundi soir.

François Fillon a adopté la même stratégie que lors des débats de la primaire de la droite : laisser les autres candidats s’écharper et apparaître comme le candidat de la sobriété et du sérieux ayant travaillé ses dossiers. Mais elle a semblé le desservir face à des concurrents de partis politiques opposés. En dehors de quelques sorties, notamment lorsqu’il a accusé Marine Le Pen d’être "le vrai serial killer" du pouvoir d’achat des Français car celle-ci propose de sortir de l’euro, le candidat Les Républicains n’a pas marqué les esprits. Face à son principal concurrent, Emmanuel Macron, François Fillon s'est ainsi contenté de mettre en avant lors de sa conclusion ce qui le différencie à ses yeux de l’ancien ministre de l’Économie : la véritable alternance, l'assurance d'avoir une majorité et l’expérience d'une riche carrière politique.

Quant à Benoît Hamon, s'il s'est montré déterminé à attaquer Emmanuel Macron au sujet du financement de sa campagne, à marquer sa différence avec Jean-Luc Mélenchon sur la Russie ou à souligner que Marine Le Pen était "droguée aux faits divers", son discours n'avait plus la même fraicheur qu'en janvier et ce ne sont plus ses idées qui étaient cette fois-ci au cœur du débat.

Revivez le débat :
 

 

Première publication : 20/03/2017

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