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REVUE DE PRESSE

Grands titres, débats, éditos et histoires du jour... Nos chroniqueurs passent en revue la presse française et la presse internationale. Du lundi au vendredi à 7h20 et 9h20.

Dernière modification : 20/03/2017

"Où va la diplomatie américaine ?"

© Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse internationale du lundi 20 mars : l’audition publique par la Chambre des représentants des chefs du renseignement américain, une nomination qui inquiète en Inde, la visite de Paul Kagamé au Vatican, et la triste histoire d’un Saddam Hussein indien.

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On commence cette revue de presse internationale aux États-Unis, où doit avoir lieu une audition très attendue, celle du directeur du FBI et du patron de la NSA par la commission sur le renseignement de la Chambre des représentants.
 
D’après The Wall Street Journal, les responsables du renseignement américain doivent revenir sur deux séries d’allégations, à la fois sur les liens présumés entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, et sur les écoutes supposées du milliardaire par le gouvernement d'Obama – ces dernières accusations étant jugées «sans fondement» par le quotidien américain, qui rappelle que plusieurs élus démocrates et républicains ont déjà fait savoir qu’il n’existait aucune preuve que Donald Trump ait pu être écouté. Certains le pressent même de présenter ses excuses à  Barack Obama ainsi qu'au Royaume-Uni, accusé par le nouveau président d’avoir réalisé ces supposées écoutes à la demande de son prédécesseur. Ces allégations suscitent le mécontentement outre-Manche, où The Guardian met en garde Donald Trump: «Le président américain et son équipe prennent le risque d’abîmer la confiance mutuelle avec leurs alliés, à la plus grande satisfaction de leurs ennemis».
 
La nouvelle administration Trump dont le secrétaire d’État vient d’effectuer une visite elle aussi très attendue en Chine. Rex Tillerson a rencontré hier Xi Jinping, lui offrant «une victoire diplomatique», selon The Washington Post, qui regrette que ce dernier ait semblé faire trop de concessions à Pékin, en n’évoquant aucun des dossiers qui fâchent : ni la question de Taïwan, de Hong Kong et du Tibet, ni le programmes nucléaires et de missiles de la Corée du nord, la grande alliée de la Chine. Une analyse confortée par la lecture de la presse chinoise, qui salue ce matin, à l’image du Global Times, «l’amélioration de la compréhension mutuelle» entre les États-Unis et la Chine - un terme employé à deux reprises par Rex Tillerson, selon le journal, qui relève que l’administration Obama ne l’avait, elle, jamais employé ouvertement. Le secrétaire d’État fait preuve d’une aménité inattendue, très éloignée en tout cas du ton martial des rodomontades de Donald Trump sur la Chine - voilà qui provoque beaucoup d’interrogations. À voir également, ce dessin de Tom Toles pour The Washington Post, qui montre une petite figurine américaine prête à tomber du haut d’un précipice dans «un monde déstabilisé». «L’Amérique d’abord», ironise le suivant. «Ils attendent de voir comment tu te rattrapes – comment tu amortis ta chute», ironise la légende.
 
À noter aussi, la visite aujourd’hui du président rwandais Paul Kgame au Vatican, une première. D’après le site de nos confrères de RFI, cette visite «revêt un caractère particulier», car Kigali accuse depuis plusieurs années l'Église catholique d'avoir une part de responsabilité dans le génocide de 1994. En novembre, rappelle RFI, l’Église rwandaise avait demandé pardon au nom de tous les chrétiens ayant été impliqués dans les massacres mais non en tant qu'institution, au grand mécontentement du gouvernement. Ce dernier avait jugé ces excuses «profondément inadéquates» et estimé que le Vatican lui-même devait demander pardon. La visite de Paul Kagame marque-t-elle un changement de position? C'est en tout cas la première fois qu'il rencontre le pape depuis son élection à la tête du Rwanda, en 2000.
 
En Inde, le parti nationaliste hindou a décidé de nommer un extrémiste hindou à la tête de l'Uttar Pradesh, l’État qui compte la plus forte minorité musulmane du pays. The Guardian détaille le parcours de Yogi Adityanath. Présenté comme un chef religieux, il est actuellement à la tête l’une des franges les plus extrémistes du parti nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi, le BJP. Il y a peu, Yogi Adityanath a salué la décision de Donald Trump d’interdire de séjour aux États-Unis les ressortissants de plusieurs pays musulmans, et n’a jamais caché son intention de faire de l'Inde une République hindoue. D’après le quotidien britannique, sa nomination pourrait s’expliquer par la volonté du BJP de mobiliser l’électorat hindou, dans la perspective des législatives qui doivent avoir lieu dans deux ans, en 2019. Elle inquiète, en tout cas, The Hindu, qui estime que cette nomination intervient sous la pression de la frange «vociférante» du BJP.
 
En Inde, toujours, un homme demande aux autorités de lui permettre de changer de nom… il s’appelle Saddam Hussein. «Les gens ont peur de m’embaucher», explique dans The Hindustan Times ce jeune ingénieur maritime de 25 ans, qui affirme avoir essuyé plus de quarante refus, depuis l’obtention de son diplôme en 2014. «Saddam Hussein, rappelle le journal indien, était un dictateur qui s’était rendu coupable d’atrocités, jusqu’à ce qu’il soit renversé par les États-Unis en 2003». «Je suis la victime innocente de crimes commis par un autre», plaide aujourd’hui le Saddam Hussein indien, qui raconte que c’est son grand-père, aujourd’hui disparu, qui lui avait choisi ce nom, dans l’espoir qu’il devienne une personne «positive».
 
Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
 

 

 

Par Hélène FRADE

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