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EUROPE

Irlande du Nord : décès de Martin McGuinness, figure du Sinn Fein

© Paul Faith, AFP (archives) | Martin McGuinness lors d'une conférence de presse à Belfast, le 23 janvier 2017.

Vidéo par Florence GAILLARD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/03/2017

Figure du Sinn Fein et ancien chef de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), Martin McGuinness est décédé à l'âge de 66 ans. Il était jusqu'en janvier vice-Premier ministre d'Irlande du Nord.

Il avait démissionné de son poste de vice-Premier ministre d'Irlande du Nord en janvier. Martin McGuinness, ex-dirigeant de l'IRA devenu membre actif du processus de paix, est décédé à l'âge de 66 ans d'une rare maladie du cœur dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 mars, a annoncé son parti, le Sinn Fein.

Martin McGuinness avait pris sa retraite politique début janvier après un désaccord avec l'autre parti au pouvoir en Irlande du Nord, la formation unioniste DUP, ce qui avait entraîné de nouvelles élections.

"C'est avec un immense regret et une immense tristesse que nous venons d'apprendre la mort de notre ami et camarade Martin McGuinness, mort à Derry au cours de la nuit. Il manquera cruellement à tous ceux qui le connaissaient", a annoncé le Sinn Fein sur son site internet.

"C'était un républicain passionné qui a travaillé sans relâche pour la paix et la réconciliation et pour la réunification de son pays. Mais il aimait par dessus tout sa famille et les gens de Derry (sa ville natale), dont il était immensément fier", a réagi le chef et leader historique du Sinn Fein Gerry Adams.

Longtemps honni des unionistes, l'homme au regard bleu intense et aux traits éternellement juvéniles a achevé sa rédemption, à leurs yeux, en condamnant en des termes implacables les meurtres, début 2009, de deux soldats et d'un policier.

Né le 2 mai 1950, James Martin Pacelli McGuinness a grandi dans le quartier catholique déshérité du Bogside, à Derry. Son père, ouvrier de fonderie, était nationaliste mais pas républicain, c'est-à-dire en faveur d'une Irlande unifiée mais désapprouvant le recours à la violence. Deuxième enfant d'une famille de sept, il quitte l'école à 15 ans. Le refus d'un mécanicien du coin de le prendre comme apprenti parce qu'il est catholique, forgera sa conscience politique.

Dès 1968, il rejoint le mouvement catholique des Droits civiques, puis deux ans plus tard le parti Sinn Fein. Pendant ces années, il est perpétuellement paré de son béret de "guerillero" à la Che Guevara. Vers 1971, il intègre l'Armée républicaine irlandaise (IRA), au sein de laquelle il occupe vite un poste à responsabilité.

Négociateur de l'accord du Vendredi saint

McGuinness reconnaîtra en 2001 - brisant le code d'honneur qui impose le secret à ses membres - avoir été le numéro deux de l'IRA à Derry pendant les événements du "Bloody sunday", lorsque 13 républicains ont été tués par l'armée britannique, le 30 janvier 1972.

En 1973, il est emprisonné une première fois, pendant six mois, pour appartenance à l'IRA. La presse britannique le qualifie bientôt de "plus dangereux ennemi de la Couronne". Les protestants nord-irlandais le surnomment le "parrain des parrains".

Mais très tôt, McGuinness joue les intermédiaires avec Londres. Dès 1972, il rencontre secrètement des membres du gouvernement britannique. Il s'engage progressivement en faveur de la paix et il est considéré comme l'un des pères de l'aggiornamento républicain.

Devenu numéro deux du Sinn Fein, il œuvre dans l'ombre de Gerry Adams. De toutes les tractations secrètes, il tient un rôle prépondérant pour arracher à l'IRA les cessez-le feu de 1994 et 1997. Cette année-là, il est élu au Parlement de Westminster à Londres, mais refuse d'y siéger pour ne pas prêter allégeance à la reine.

Négociateur de l'Accord du Vendredi saint qui mettra fin à trois décennies d'un conflit contre l'autorité britannique qui a fait plus de 3 000 morts, il est entre 1999 et 2002 ministre de l'Éducation dans un gouvernement d'union avec les protestants unionistes.

Il est aussi perçu comme celui qui a convaincu l'IRA de s'affranchir définitivement de son passé, en démantelant son arsenal en 2005.

Avec AFP

Première publication : 21/03/2017

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