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Moyen-Orient

Attaque chimique en Syrie : à l'ONU, les États-Unis menacent de passer à l'action

© Nicholas Kamm, AFP | L'ambassadrice américaine de l'ONU Nikki Haley brandit au Conseil de sécurité les photos des enfants morts pendant l'attaque.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/04/2017

Les États-Unis haussent le ton en Syrie. L'ambassadrice américaine à l'ONU a menacé de mesures unilatérales en cas d'échec d'une action "collective" des Nations unies après l'attaque chimique présumée imputée au régime de Damas.

Les États-Unis menacent de passer à l'action en Syrie après l'attaque chimique présumée imputée au régime de Damas qualifiée par le président Donald Trump d'"odieuse" et d'"affront à l'humanité".

Au moins 86 personnes, dont 30 enfants, ont été tuées lors d'un raid mené mardi 4 avril sur Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d'Idleb. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), certaines victimes présentaient des symptômes évoquant une exposition à une catégorie de produits chimiques "comprenant des agents neurotoxiques".

Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a également mis en garde la Russie sur son soutien indéfectible à Damas, pendant que le Conseil de sécurité de l'ONU négociait une résolution de condamnation de cette attaque qui soulève une indignation internationale.

"Cette attaque sur des enfants a eu un énorme impact sur moi", a lancé Donald Trump lors d'une conférence de presse avec le roi Abdallah II de Jordanie. Le président républicain a reconnu que son "attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad avait nettement changé", soulignant que "ce qui s'était passé était inacceptable".

Avec ce raid imputé au régime syrien, de "nombreuses lignes" ont été "franchies", a-t-il souligné, en allusion à la "ligne rouge" que s'était fixée son prédécesseur Barack Obama à propos des attaques chimiques du régime syrien.

Le vote à l'ONU reporté

Depuis le début du conflit en mars 2011, la Syrie divise les Occidentaux et les Russes, bloquant tout effort multilatéral pour mettre fin à une guerre qui a fait plus de 320 000 morts.

Mais alors que Donald Trump a maintes fois plaidé pour se rapprocher de son homologue russe Vladimir Poutine, en particulier pour régler la crise syrienne, son administration s'est montrée cette fois très sévère contre Moscou.

Le secrétaire d'État Tillerson a prévenu qu'il était "temps que les Russes réfléchissent vraiment bien à la poursuite de leur soutien au régime Assad". Attendu les 11 et 12 avril à Moscou, il a ajouté qu'"il n'y avait aucun doute dans (son) esprit : le régime syrien sous la gouverne de Bachar al-Assad est responsable de cette attaque atroce".

À l'ONU, l'ambassadrice américaine Nikki Haley a fustigé la Russie pour n'avoir pas su tempérer son allié syrien. Elle a également menacé de mesures unilatérales de la part des États-Unis en cas d'échec d'une action "collective" des Nations unies.

Le Conseil de sécurité, réuni en urgence, a repoussé au plus tôt à jeudi le vote d'une résolution, le temps pour les Occidentaux de négocier avec la Russie. Moscou avait jugé "inacceptable" le projet de texte des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni.

Le projet de résolution demande une enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et que la Syrie fournisse les plans de vol ainsi que toute information sur des opérations militaires au moment de l'attaque.

L'ambassadeur adjoint pour la Russie, Vladimir Safronkov, a jugé que la résolution occidentale avait été préparée à la hâte et n'était pas utile, mais il a accepté une éventuelle "enquête objective". Mercredi, l'armée russe a en partie disculpé son allié syrien, affirmant que l'aviation de Damas avait frappé un "entrepôt" des rebelles contenant des "substances toxiques". En explosant, ces dernières se seraient disséminées dans l'atmosphère.

Avec AFP

 

 

 

 

Première publication : 06/04/2017

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