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FRANCE 24

Macron s’efforce de marquer ses différences avec François Hollande lors d'un "grand oral"

© Eric Feferberg, AFP | Le candidat d'En Marche ! reçu sur le plateau de "L'emission politique" sur France 2, le 6 avril 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/04/2017

Le candidat d'En Marche !, Emmanuel Macron, a tenté jeudi sur le plateau de France 2 de prendre ses distances avec François Hollande, tout en critiquant les "petites réformes" de François Fillon.

Emmanuel Macron a tenté jeudi 6 avril d'imposer l'image d'un homme prêt à présider la France lors d'une longue émission sur France 2, à un peu plus de deux semaines du premier tour. Il a profité de cet exercice médiatique pour affirmer ses différences avec François Hollande, afin d’écarter les critiques de ceux qui lui reprochent d’être un héritier du chef de l’État.

L'ancien ministre de l'Économie, que les sondages voient accéder à l'Elysée à seulement 39 ans, s'est montré tranchant, se disant prêt à frapper le régime syrien, se posant en défenseur des intérêts industriels français et assurant qu'il réformerait vraiment la France, contrairement à son concurrent direct François Fillon.

Ecarter l’image d’un "candidat des patrons"

Pour dissiper l'idée qu'il manquerait de troupes pour gouverner, le candidat d'En Marche ! s'est déplacé avec une quinzaine de personnes qu'il entend investir pour les législatives. Parmi elles, l'ancien directeur du Raid, Jean-Michel Fauvergue, qui se présentera en Seine-et-Marne et dont la mise en avant par Emmanuel Macron a sonné comme une volonté supplémentaire de renforcer son image régalienne.

À un intervenant qui l'accusait d'être du côté du patronat, Emmanuel Macron a répliqué : "Je ne suis l'otage de personne et je ne sers personne", revendiquant une image d'homme libre. Même liberté dans la composition de son éventuel gouvernement, a-t-il assuré, en expliquant que les personnalités politiques qui y figureraient ne seraient pas des "apparatchiks".

Critique des "petites réformes d'ajustement" de "gauche et de droite"

Interrogé sur sa capacité à réformer, il a déclaré : "Je romps avec les bonnes vieilles méthodes de gauche et de droite qui consistent à faire des petites réformes d'ajustement".

"Vous, vous proposez toujours la même chose, c'est typique de la méthode d'ailleurs de François Fillon Premier ministre, c'est des petites réformes", a-t-il répondu à Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne du candidat de la droite, tout en raillant François Fillon, "victime du complot du cabinet noir".

Il a à plusieurs reprises marqué des différences avec François Hollande, dont il a été le conseiller à l'Elysée, tout en rappelant au fil de l’entretien son "respect" pour le chef d’État. "Une campagne présidentielle, ce n'est pas pour faire des propos d'estrade avec des promesses qu'on ne sait pas tenir", a-t-il dit, lançant au passage une pique au président de la République, alors qu'on l'interrogeait sur la fermeture annoncée de l'usine Whirlpool d'Amiens (Somme). Il a promis d'agir s'il est élu pour que le site soit repris.

Avec Reuters

Première publication : 07/04/2017

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