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Culture

Cannes 2017 : la sélection officielle à l’heure de la crise des réfugiés

© DR | Photo extraite du film "Jupiter's Moon" qui raconte l'histoire d'un réfugié doté du pouvoir de lévitation.

Texte par Guillaume GUGUEN

Dernière modification : 14/04/2017

Alors que le Festival de Cannes vient de dévoiler la sélection officielle de sa 70e édition, un thème semble se dégager : celui de la crise migratoire. Revue des films, en compétition ou non, qui abordent ce sujet d’une actualité brûlante.

Comme cela arrive désormais tous les cinq ans, le Festival de Cannes débutera en 2017, alors que l’élection présidentielle française viendra tout juste de connaître son épilogue. Célébration du cinéma mondial, la grand-messe verra très certainement la politique s’immiscer dans les conversations des festivaliers d’ordinaire très accaparés par le septième art (et les soirées).

Alors qu’ils levaient le voile sur la sélection officielle de cette 70e édition, le président Pierre Lescure et son délégué général Thierry Frémaux l’ont eux-mêmes indiqué jeudi 13 avril : si Cannes se veut une parenthèse enchantée dans le fracas de l’actualité, le Festival ne peut occulter les réalités du monde d’aujourd’hui, qu’il s’agisse des mouvements d’humeur de Donald Trump, des atrocités de la guerre en Syrie ou des annonces bellicistes du régime nord-coréen. Au-delà du glamour et du tapis rouge, la Quinzaine, d’ailleurs, a l’ambition d’être le "reflet du monde".

>> À lire : Haneke, Ozon, Hazanavicius et Sofia Coppola en lice pour la Palme 2017

On ignore encore l’histoire de tous les films retenus par le comité de sélection (49 au total, dont 18 en compétition), cependant la crise migratoire semble un sujet d’étude récurrent de cette édition.

En compétition tout d’abord, où Michael Haneke concourra pour la Palme d’or avec un drame abordant la question. Avec son titre qui sonne comme une périphrase, "Happy End" raconte, croit-on savoir, la crise migratoire du point de vue de ceux qui ne veulent pas la voir, en l’occurrence une famille vivant près d’un camp de réfugiés. "Le film se passe entièrement à Calais, avec les migrants en toile de fond. C’est l’histoire d’une famille bourgeoise d’entrepreneurs en travaux publics, qui a construit le tunnel sous la Manche. Il y a Isabelle Huppert, Mathieu Kassovitz et aussi une petite fille. C’est très beau", a raconté Jean-Louis Trintignant, qui interprète l’un des rôles principaux. Le long-métrage permettra-t-il au réalisateur autrichien de réaliser ce que personne n’a encore réussi ? Remporter une troisième Palme d’or. Réponse le 28 mai, jour du palmarès.

Michael Haneke et Jean-Louis Trintignant sur le tournage de "Happy End" © Les Films du Losange

En lice également pour le prestigieux prix, le Hongrois Kornel Mundruczo traite le sujet d’une toute autre manière. Présenté comme un film de science-fiction, "Jupiter’s Moon" suit les pérégrinations d’un réfugié qui, en tentant de rejoindre la Hongrie, se rend compte qu’il détient le pouvoir de léviter. Auteur de l’excellent "White God" (sur une révolte de chiens dans les rues de Budapest), le cinéaste aime user d’allégories pour parler de son pays - celui que dirige le populiste Viktor Orban – mais aussi de son continent, l’Europe, de plus en plus menacé par le repli identitaire.

>> Sur MashableFR : Netflix et un peu de réalité virtuelle dans la sélection officielle

En séance spéciale - donc hors compétition -, l’actrice et militante britannique Vanessa Redgrave présentera quant à elle "Sea Sorrow", un documentaire sur les hommes et les femmes qui aident les réfugiés. La comédienne dit avoir commencé l’écriture du film - son premier derrière la caméra – après la publication de la photo d’Aylan, le petit garçon syrien retrouvé mort sur une plage turque en 2015. La comédienne de 79 ans est allée tourner en France, en Grèce, en Italie et au Liban. "Ce que j'espère accomplir avec ce film, c'est d'aider les gens à garder leur humanité lorsqu'ils aident eux-mêmes", a-t-elle affirmé à l’AFP en décembre 2016 alors qu’elle présentait son film à des mineurs ayant vécu dans la "jungle" de Calais.

Enfin, dans la section Un certain regard, on trouvera "Out", long-métrage du Slovaque Gyorgy Kristof qui, selon Thierry Frémaux, traite des "migrants du travail, ceux qui, dans cette Europe, vont d’Est en Ouest et du Nord au Sud" pour trouver un emploi. L’histoire est celle d’un père de famille slovaque partant en Lettonie pour travailler sur un chantier naval. Mais durant son périple, à force d’obstacles et de péripéties, le quinquagénaire finit par se marginaliser…

Les sélections parallèles que sont la Quinzaine des réalisateurs et la Semaine de la critique n’ont pas encore annoncé leur programme. Au regard des éditions précédentes, il fait peu de doute qu’elles aborderont, elles aussi, la thématique des réfugiés.

Première publication : 13/04/2017

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