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FRANCE

À Bercy, Macron lance la chasse aux électeurs indécis

© Éric Feferberg, AFP | Emmanuel Macron, lundi 17 avril 2017, en meeting à Bercy.

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 20/04/2017

Alors que les récents sondages donnent Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon dans un mouchoir de poche, le candidat d'En Marche ! a tenu, lundi à Paris, un imposant meeting à Bercy. Avec en point de mire, les électeurs toujours indécis.

Le dernier extrait de la vidéo diffusée juste avant l’arrivée d’Emmanuel Macron sur la scène de Bercy, lundi 17 avril, résume à lui seul le message qu’entend porter le candidat à l’élection présidentielle. On y voit le général de Gaulle répondant à un journaliste : "Le fait que les partisans de droite et les partisans de gauche déclarent que j’appartiens à l’autre côté prouve précisément ce que je vous dis, affirme le premier président de la Ve République. C’est-à-dire que maintenant comme toujours, je ne suis pas d’un côté, je ne suis pas de l’autre. Je suis pour la France."

Dans une campagne où presque tous les candidats se réclament du général de Gaulle, il est toujours bon de trouver une déclaration que l'on peut utiliser à son avantage. Et si celle-ci permet aussi de prendre à contre-pied une critique portant sur l'un de vos tics de langage, c'est encore mieux. S’amusant du fait que ses opposants lui reprochent de répéter trop souvent "et en même temps", Emmanuel Macron s’est en effet justifié : "Ça signifie simplement que l’on prend en compte des impératifs qui paraissaient opposés mais dont la conciliation est indispensable au bon fonctionnement d’une société. (…) Je choisis comme le général de Gaulle : le meilleur de la gauche, le meilleur de la droite et même le meilleur du centre."

Ce message, le candidat d'En Marche ! espère le faire entendre aux 30 % de Français qui se disent toujours indécis à moins d’une semaine du premier tour de l’élection présidentielle. C’est d’abord à ces électeurs perdus et aussi aux abstentionnistes que l’ancien ministre de l’Économie s’est adressé lundi après-midi, dans un discours de plus d’une heure et demie.

Promesse de renouvellement démocratique

Mettant notamment en avant sa volonté de diminuer le nombre de parlementaires, d’instaurer une dose de proportionnelle aux élections législatives, de limiter le nombre de mandats dans le temps et de faire voter "une loi ambitieuse de moralisation de notre vie politique parce qu’elle est devenue indispensable", Emmanuel Macron a tenté de donner des gages à ceux qui ne font plus confiance aux politiques. Il a également affirmé qu’il était temps qu’une "génération nouvelle" prenne le pouvoir pour "retrouver l’élan des reconstructeurs" de l’après-guerre afin de bâtir "une France unie, nouvelle, déterminée, efficace et juste".

>> À voir :  Rémi, 19 ans, soutien d'Emmanuel Macron

L’ancien banquier se veut le porte-parole de cette "génération citoyenne" et promet de "gouverner autrement". "Citoyen cela veut dire responsable pour soi-même et pour les autres, a-t-il dit. Cela veut dire qu’on ne se rejette pas les uns contre les autres notre part du destin commun. Cela veut dire que chacun d’entre nous prend sa part : sa part du pouvoir, sa part des responsabilités."

Jean-Louis, 63 ans, issu de la gauche sociale-démocrate

Pour convaincre, Emmanuel Macron a fait la liste des principales mesures de son programme – sur l’école, sur l’économie, sur la fiscalité, sur la santé, sur la sécurité, etc. – et a dressé le tableau de la France telle qu’il l’imagine dans cinq ans.

"Je veux que la France soit un pays grand et fort, mais en même temps, un pays solidaire", a-t-il lancé, assurant qu’il comptait "réconcilier les territoires" et "en finir avec l’assignation à résidence".

"L’intérêt général n’a pas le visage du Sens commun, il a le vôtre"

Mais au-delà de ce discours bienveillant et rassurant sur "une France ouverte, une France confiante, une France conquérante", Emmanuel Macron a aussi ciblé les électeurs de la droite modérée, estimant que le président de la République devait être "une autorité morale".

Benjamin, 27 ans, issu du centre-droit

"Comme vous j’ai été choqué du déni de vérité érigé en principe de communication, de l’accumulation des facilités et des privilèges", a-t-il d’abord affirmé. Puis, sur la laïcité, il a fait référence aux récentes déclarations de François Fillon qui pourrait nommer dans son gouvernement des membres de Sens commun, ce mouvement issu de La Manif pour tous ayant pris une place considérable dans la campagne du candidat Les Républicains : "Dans la République que nous aimons, l’intérêt général n’a pas le visage du Sens commun, il a le vôtre."

Cet appel du pied aux électeurs encore indécis doit se poursuivre tout au long de la semaine. Outre trois autres meetings prévus mercredi et vendredi et les passages médiatiques du candidat à l’élection présidentielle, l’équipe d’Emmanuel Macron tiendra plus de 160 réunions partout en France avec les orateurs nationaux pour convaincre jusqu’à la dernière minute. Le compte à rebours d’ici au premier tour est lancé.

Première publication : 17/04/2017

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