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FRANCE

Syrie, Otan, Venezuela : la géopolitique de Mélenchon sous le feu des critiques

© Tiziana Fabi, AFP | Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, lors du "sommet du plan B" à Rome, le 11 mars 2017.

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 17/04/2017

Plus les intentions de vote envers Jean-Luc Mélenchon grimpent dans les sondages et plus les attaques se multiplient à son encontre. Le thème privilégié de ses adversaires : la politique étrangère.

 

Sortie immédiate du commandemant intégré de l'Otan

Jean-Luc Mélenchon souhaite prendre ses distances avec l'alliance militaire à laquelle est rattachée la France depuis 1949. Quitter immédiatement le commandement intégré de l'Otan avant une sortie pure et simple "à l'horizon 2022".

Une position qui a fait sortir de son silence l'actuel président, François Hollande, pour dénoncer le "simplisme" d'une telle mesure. "On ne peut pas sortir de l'Otan sans que ça ait des conséquences", a-t-il dénoncé dimanche 16 avril.

De son côté Emmanuel Macron a aussi critiqué une telle rutpure. "Ce qu'il propose ce n'est pas la paix. Il propose de nous désarmer et de penser que tout va bien se passer, a réagi le candidat d'En Marche ! Au mieux c'est de l'angélisme, au pire c'est de l'irresponsabilité".

Interrogé par le magazine l'Obs, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon sur les questions internationales justifie une telle rupture d'alliance. "Militairement, l'Otan se justifiait quand le pacte de Varsovie était en vigueur. Mais aujourd'hui ? Qui est l'ennemi ?"

Sortie des traités européens  

La France Insoumise veut soumettre l'Europe... ou s'en aller. En clair, il veut renégocier les traités avec les partenaires européens de la France, sachant qu'il a peu de chance de s'entendre avec la chancelière allemande, Angela Merkel, ou, tout bonnement, se retirer unilatéralement de ceux-ci.

Une position là aussi critiquée par l'actuel chef de l'État : "On ne peut pas mettre en cause ce qui a été la grande construction européenne et surtout quand on se réclame de François Mitterrand", a déclaré François Hollande.

De son côté, Benoît Hamon, qui voit dans ses propositions sur l'Europe le principal point de désaccord avec la campagne de Mélenchon, compare le projet européen de son rival à "des jolies histoires, des contes, des fables". "Le modèle qui se prépare est un modèle où l'on sera plus faible. Moi, je n'ai pas envie d'être dans un pays plus faible."

Mais hors de question de revenir sur ce point pour le leader de la France Insoumise qui voit dans "l'austérité et le libre-échange imposés par l'UE" l'un des principaux motifs des problèmes de la France.

Adhérer à l’alliance bolivarienne

Peu relevée par les médias jusqu’à la semaine dernière, la proposition n°62 du programme "L'avenir en commun" de Jean-Luc Mélenchon est depuis sous le feu des critiques. Elle prévoit d'intégrer l'alliance bolivarienne, créée par le Venezuela et Cuba et où figurent notamment la Bolivie, le Nicaragua, le Honduras et l’Équateur.

La quasi-totalité des candidats à la présidentielle ont critiqué la mesure qui verrait la France rejoindre une alliance qui compte comme pays observateurs la Syrie et l'Iran.

François Fillon dénonce une mesure qui sortirait le pays de la politique "rationnelle" pour entrer "dans une sorte de fantasme, de règne du roi Ubu".

"Je n’ai pas l’intention de faire Cuba en France" se défend Jean-Luc Mélenchon. Une mesure qui, selon lui, concernerait avant tout les territoires français dans les Caraïbes. Reste que cette mesure a suscité l’embarras au sein même de l’équipe de campagne. Invitée de France Info, sa porte-parole, Clémentine Autain, n'a pas réussi à répondre aux questions des journalistes lorsqu’elle a été appelée à défendre cette proposition.

"Clémentine Autain a été piégée, puisque ce n'est pas elle qui suit les questions internationales", a réagi sur l'Obs le conseiller du candidat de La France Insoumise sur les questions internationales, Djordje Kuzmanovic. "L'Alliance bolivarienne pour les Amériques a été fondée pour résister à la doctrine Monroe, à la domination des États-Unis sur l'Amérique latine, et sur une certaine vision du partage des richesses", a-t-il rétorqué. 

"Les pipelines de Syrie"

Accusé de soutenir à demi-mots le régime d'Assad et son allié russe, Jean-Luc Mélenchon indique qu'il est simplement contre les "bombardements" et pour "les solutions négociées".

Mais le candidat de la France Insoumise réserve ses critiques les plus vives contre les États-Unis, au lendemain des frappes américaines du 7 avril contre une base aérienne syrienne, en représailles à l’attaque chimique qui avait visé trois jours plus tôt la ville de Khan Cheikhoun.

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé la réaction de François Hollande et d’Angela Merkel qui ont, selon lui, "déclaré leur approbation totale dans l’acte criminel irresponsable posé par le président [américain]".

Pour l’historien Jean-Pierre Filiu, l’engagement du candidat de la France insoumise en faveur de Bachar al-Assad est clair. "Il se camoufle sous des élucubrations géopolitiques qui suscitent un authentique malaise." Le spécialiste du Moyen-Orient reproche surtout au candidat sa lecture du conflit qui se résume "à un chef d’État, Bachar al-Assad, qui résiste à des projets de gazoducs et de pipelines imposés depuis l’étranger."

Une "théorie des pipelines" énoncée à plusieurs reprises par Jean-Luc Mélenchon et qui laisse dubitatif la plupart des experts de la région. "En outre, ajoute Jean-Pierre Filiu, jamais le candidat n’a le moindre mot pour les Syriens..."

Première publication : 17/04/2017

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