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FRANCE

À Paris, Benoît Hamon et ses soutiens refusent le vote utile

© Martin Bureau, AFP | Benoît Hamon, mercredi 19 avril 2017, place de la République à Paris.

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 20/04/2017

Devant plusieurs milliers de personnes réunies, mercredi soir, place de la République, à Paris, le candidat socialiste à la présidentielle a appelé les Français à "ne pas céder à la facilité et à la peur" en votant utile et a voulu susciter l'espoir.

Maintenir l’espoir coûte que coûte et convaincre que voter pour lui a un sens. C’est le message qu’a voulu faire passer Benoît Hamon, mercredi 19 avril, lors de son rassemblement parisien place de la République, à quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle.

Malgré les mauvais sondages qui le placent en cinquième position des intentions de vote, loin derrière le quatuor de tête, le candidat du Parti socialiste a affirmé qu’il ne regrettait rien et, au contraire, s’est dit fier d’avoir "remis la gauche sur son axe historique", celui "de la justice sociale et du progrès".

>> À voir : Portrait de Jean-Baptiste, 18 ans, soutien de Benoît Hamon

Pour étayer son propos, l’éphémère ministre de l’Éducation nationale a rappelé les combats qui sont les siens : l’environnement, l’amélioration du pouvoir d’achat, l’éducation, l’égalité pour tous, la fin des discriminations, etc.

Benoît Hamon, qui se pense victime du vote utile, à la fois sur sa gauche et sur sa droite, a, par conséquent, frappé fort contre ses principaux adversaires : Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Le premier est accusé de vouloir "renoncer à l’Europe" et le second d’être le "candidat de l’austérité" adoubé par "Mme Merkel et M. Schauble".

Pour mettre en garde contre ces deux candidats qui usent sans retenue de la personnalisation de leur candidature, le vainqueur de la primaire de la gauche a cité Primo Levi : "Il faut nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voies que par la raison, autrement dit les chefs charismatiques. Puisqu’il est difficile de distinguer les vrais prophètes des faux, méfions-nous de tous les prophètes".

"Il y a une part d'incertitude qui est énorme"

Son discours suffira-t-il à convaincre les indécis, notamment ceux qui se trouvaient dans le public mercredi soir ? Basile, 32 ans, reconnaît que son cœur lui dit de voter Benoît Hamon, dimanche 23 avril, mais que la raison lui rappelle qu’un deuxième tour entre Marine Le Pen et François Fillon est toujours possible. "J’oscille chaque jour entre Hamon, Mélenchon ou Macron, avoue-t-il. C’est terrible, je ne sais pas quoi faire. Je crois que je finirai par me décider au dernier moment dans l’isoloir."

D’autres, en revanche, sont totalement en phase avec le discours du candidat socialiste et y croient toujours. "On veut voter ‘pour’ et non ‘contre’. Benoît Hamon, c’est le seul candidat qui a un vrai projet européen pour faire évoluer l’UE dans la bonne direction, c’est un vrai clivage avec Jean-Luc Mélenchon. Nous, on garde espoir", affirment en chœur Bertille, 25 ans, Jean-Baptise, 31 ans, et Ségolène, 27 ans, des drapeaux européens à la main.

Bertille, Ségolène et Jean-Baptiste, mercredi 19 avril, place de la République à Paris. © Romain Brunet, France 24

"J’y crois encore car il y a une part d’incertitude qui est énorme, estime pour sa part Manon, 28 ans. Quand j’écoute autour de moi, les gens ne sont pas forcément décidés entre Mélenchon, Hamon et Macron."

"C’est dommage qu’il n’y ait pas eu d’alliance avec Mélenchon"

Et puis il y a aussi les résignés, ceux qui ont bien conscience qu’il sera très difficile pour Benoît Hamon de créer la surprise, mais qui le soutiendront jusqu’au bout. Ceux-là tentent de trouver des explications, des coupables.

"Pourquoi fait-on une primaire ? Tous ces gens qui fuient vers Macron… Je sais bien que le Parti socialiste n’est sûrement pas aussi à gauche que Hamon et sûrement pas aussi à gauche que ce qu’on pense, mais le respect de la parole donnée, ça compte non ?", interroge Philippe, 76 ans, qui en veut à Manuel Valls d’avoir annoncé qu’il voterait pour l’ancien ministre de l’Économie.

"C’est dommage qu’il n’y ait pas eu d’alliance avec Jean-Luc Mélenchon, regrette de son côté Antoine, 68 ans. Ensemble, le candidat de cette gauche radicale aurait pu être à 25 % dans les sondages. Il y a de quoi être déçu."

Sans doute Benoît Hamon l'est-il aussi. Mais en attendant les résultats de dimanche soir, le candidat à la présidentielle promet de se battre jusqu'au bout. Et à ces électeurs chez qui le doute s’est installé, il leur a rappelé cette citation d'Emil Cioran : "Espérer c’est démentir l’avenir".

Première publication : 19/04/2017

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