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FRANCE

Retour sur les moments forts d'une campagne hors norme

© Lionel Bonaventure, AFP | Les 11 candidats à l'élection présidentielle ont débattu pendant quatre heures, mardi 4 avril 2017.

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 21/04/2017

À la veille du premier tour de l’élection présidentielle en France, le scrutin n’a jamais été aussi incertain. Retour sur une campagne aux innombrables rebondissements.

  • La surprise Fillon

Désigné comme le troisième homme de la primaire par les sondages, François Fillon remporte, le 27 novembre 2016, la primaire de la droite et du centre avec plus de 66 % des voix. À moins de six mois de l'élection présidentielle, l'ancien Premier ministre s'illustre comme le nouvel homme fort du parti Les Républicains après avoir écarté Nicolas Sarkozy, éliminé dès le premier tour, et Alain Juppé, le favori des sondages. 

Le candidat de la droite, à qui l'élection présidentielle semble alors quasiment promise, axe sa campagne sur la probité. "Pour moi, c'est une question fondamentale, on ne peut pas diriger la France si on n'est pas irréprochable", lance-t-il face à Alain Juppé, lors du débat de l'entre-deux-tours le 24 novembre.

  • François Hollande renonce

C'est une première sous la Ve République : le président sortant François Hollande annonce, le 1er décembre 2016, dans une courte allocution télévisée, qu'il ne briguera pas de second mandat. Le chef de l'État justifie son choix en évoquant les "risques que ferait courir une démarche (...) qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle". Quelques jours plus tard, Manuel Valls quitte Matignon pour se lancer dans la course à la présidentielle et participer à la primaire de la Belle Alliance populaire.

  • L’inattendu Hamon

Élu avec près de 59 % des voix lors de la primaire de la gauche, Benoît Hamon fait mentir les études d’opinion et s'impose face au favori, Manuel Valls. "Je suis profondément attaché au respect des engagements pris. Benoît Hamon est désormais le candidat de notre famille politique", déclare l'ancien Premier ministre depuis son QG de campagne, avant de le rejoindre rue de Solferino pour la traditionnelle photo de famille au siège du Parti socialiste. Le défi est de taille pour le nouveau candidat du Parti socialiste : rassembler l'aile droite de sa formation.

  • Les révélations sur François Fillon 

C'est le tournant de la campagne : le Canard Enchaîné révèle, dans son édition du 25 janvier, que l'épouse de François Fillon, Penelope, a été rémunérée pendant huit ans à hauteur de 500 000 euros brut comme attachée parlementaire de son époux et de son suppléant, sans que l'on ne puisse trouver trace de ses activités. Les conséquences sont immédiates : le Parquet national financier ouvre une enquête le soir même. Le candidat de la droite à la présidentielle se dit "scandalisé" et dénonce un complot.

  • La guerre des meetings

Le week-end du 4 et 5 février marque le top départ de la campagne avec la tenue de meetings de trois candidats à Lyon : Emmanuel Macron réunit 8 000 sympathisants au Palais des Sports, Marine Le Pen 4 000 militants au Palais des Congrès et Jean-Luc Mélenchon fait coup double en rassemblant quelque 12 000 personnes dans la ville des Lumières et… 6 000 à Paris grâce à son hologramme.

  •   Mélenchon-Hamon, l’impossible alliance

L'union n'aura pas lieu entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, qui n’ont pas réussi à s’entendre sur une candidature commune de la gauche. À ce stade de la campagne, le candidat socialiste devance son adversaire de quelques points dans les sondages. En conjuguant leurs scores, les deux hommes arrivent en première ou en deuxième position.
 

  • Marine Le Pen esquive les juges

La campagne de la candidate du Front national est, elle aussi, éclaboussée par les affaires judiciaires. Dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs de ses assistants parlementaires, les juges convoquent la député européenne en vue d'une possible mise en examen mais Marine Le Pen refuse en invoquant son imminuté parlementaire. 

"Si l’immunité parlementaire existe, c’est précisément parce que les législateurs sont conscients que le pouvoir peut être amené à se servir de la justice pour tenter de gêner ou de persécuter un opposant politique", fait-elle savoir. Mi-avril, la France demande la levée de son immunité. 

  • Fillon mis en examen

À 40 jours de la présidentielle et à deux jours de la date butoir des dépôts de candidatures, la justice met en examen le candidat Les Républicains pour détournement de fonds publics dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille. Il s'agit d'une première pour un candidat majeur dans la course à l'Élysée. Son épouse Penelope est également mise en examen, le 28 mars, pour complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux et recel d'escroquerie aggravée.

Dans ce contexte, plusieurs élus et membres de son équipe de campagne lâchent François Fillon, qui s'était engagé à se retirer en cas de mise en examen. Le camp des Républicains réfléchit à un plan B. Le nom d'Alain Juppé est évoqué... Mais contre toute attente, François Fillon maintient sa candidature, dénonçant un "calendrier" judiciaire "indexé sur le calendrier politique" et clame au haut et fort lors d'un rassemblement réunissant quelque 200 000 sympathisants au Trocadéro : "Je ne suis pas seul."


  • Marine Le Pen et Vladimir Poutine

La candidate du Front national réussit sa plus belle prise, le 24 mars. En déplacement à Moscou, elle pose avec le président russe Vladimir Poutine pour une photo qui fera son effet.

  • Valls annonce son soutien à Macron

"C'est une question de raison", a tranché au micro de BFM TV/RMC, le 29 mars, Manuel Valls. Depuis sa défaite aux primaires de la gauche, l'ancien Premier ministre s'était finalement refusé à soutenir le candidat socialiste Benoît Hamon. Il s'est justifié en déclarant "ne vouloir prendre aucun risque pour la République". De son côté, le candidat d'En Marche !, qui s'est réjoui une semaine plus tôt du soutien du plus populaire des ministres de la Hollandie Jean-Yves Le Drian, a tenu une conférence de presse pour poser ses conditions. "Le soutien des citoyens je m'en réjouis, les agendas cachés des politiciens je m'en méfie", a-t-il affirmé, en précisant qu'un soutien vaut "une voix, pas une investiture".

  • Deux débats et un buzz Poutou

Pour la première fois, une campagne présidentielle est ponctuée par deux débats télévisés entre les candidats. Si le premier est décrié car il réunit seulement les cinq candidats les mieux placés dans les sondages, le second rassemble, 15 jours plus tard, les 11 prétendants. Lors de cette soirée du 4 avril, Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste réputé pour son franc-parler, se fait remarquer en s'attaquant à François Fillon : "Quand on voit un Fillon qui se dit préoccupé par la dette, mais il y pense moins quand il se sert dans les caisses publiques..." Il s’attaque ensuite à Marine Le Pen : "Nous, quand on est convoqués par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière !"

  • Le terrorisme plombe la fin de campagne 

La dernière semaine de campagne a été rattrapée par l'actualité. Le 18 avril, deux hommes ont été interpellés à Marseille alors qu'ils étaient sur le point de mener des attaques en France, et vraisemblablement contre des candidats à la présidentielle. Deux jours plus tard, soit trois jours avant le premier tour, un policier est abattu sur les Champs-Élysées. L'attentat, revendiqué par le groupe État islamique, a recentré la campagne sur deux enjeux majeurs : le terrorisme et la sécurité. 

 

Première publication : 21/04/2017

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