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Bob Dylan inaugure la Seine musicale, nouveau temple de la musique à Paris

© AFP/Archives / Par Anthony LUCAS | Le musicien américain Bob Dylan, le 22 juillet 2012 à Carhaix-Plouguer en Bretagne

PARIS (AFP) - 

Un prix Nobel pour l'ouverture: la Seine musicale, nouveau temple de la musique sur l'île Seguin aux portes de Paris, s'offre un premier concert de prestige avec Bob Dylan vendredi soir, avant son inauguration officielle prévue samedi.

Le concert de la légende américaine de 75 ans est bien maintenu mais sera évidemment entouré d'une vigilance particulière au lendemain de l'attaque sur les Champs-Elysées.

Bob Dylan, pour son deuxième concert parisien après celui au Zénith jeudi, va donc être le premier à pouvoir tester les dernières technologies de pointe de la "Grande Seine", la plus grande salle de la Seine musicale (4 à 6.000 places selon les configurations), réservée aux concerts, comédies musicales et spectacles vivants.

L'inauguration officielle, samedi, donnera elle lieu à deux concerts: dans l'Auditorium (1.150 places) celui d'Insula Orchestra, l'orchestre résident, dirigé par Laurence Equilbey, qui joue sur instruments d'époque, et dans la Grande Seine une soirée électro The Avener et The Shoes.

La Seine musicale, avec une programmation allant du classique aux musiques actuelles, vient enrichir une offre déjà particulièrement dense dans la capitale où les ouvertures, réouvertures et rénovations se succèdent ces dernières années: Philharmonie de Paris, Auditorium de Radio-France, Salle Pleyel, Elysée-Montmartre, Bataclan...

Plutôt que concurrent avec la Philharmonie de Paris, le nouveau venu se voit plutôt complémentaire: "nous augmentons la capacité d'innovation et de réinvention du concert classique dans la capitale", assure vendredi dans Le Figaro Laurence Equilbey.

Pour s'imposer, la Seine musicale peut compter sur l'acoustique, réputée excellente, de son auditorium en bois, dédié aux musiques non amplifiées.

Le lieu, première institution culturelle française à faire l'objet d?un partenariat public-privé (PPP), a été conçu par l'architecte japonais Shigeru Ban (lauréat du prix Pritzker en 2014), associé à Jean de Gastines, avec qui il a réalisé en 2009 le Centre Pompidou-Metz. Pour cet ambitieux projet architectural qui prend place sur l'ancien site des usines Renault, Shigeru Ban explique avoir voulu créer "l?image d?un grand navire", avec une "voile protectrice faite de panneaux photovoltaïques". Montée sur rails, cette voile suit la course du soleil, d?Est en Ouest, tout au long de la journée.

- "Never ending tour" -

Outre les deux salles, il abrite cinq studios d?enregistrement et de répétition ultramodernes, permettant ainsi de répéter un spectacle, de le présenter mais aussi de l'enregistrer.

La Seine musicale sera également un lieu d'enseignement et de formation avec l'installation en son sein de la Maîtrise des Hauts-de-Seine (choeur d'enfants de l'Opéra de Paris) et de l'Académie musicale fondée par le contre-ténor Philippe Jaroussky.

Jean-Luc Choplin, programmateur en chef, souhaite faire de la Seine Musicale une "destination où toutes les musiques, du rock au baroque, peuvent sonner et dissoner". Y sont par exemple attendus, à côté de l'offre classique, le claviériste jazz Herbie Hancock (29 juin), la comédie musicale West Side Story (12 octobre-12 novembre) ou même Michel Sardou fin 2017/début 2018.

Un éclectisme dont fait aussi preuve ces temps-ci Bob Dylan, lancé depuis quelques années dans une relecture des standards américains des années 1930 à 50 en mode crooner et jazzy. Ce sont ces standards indémodables, popularisés pour beaucoup par Frank Sinatra ou Nat King Cole, que Dylan a repris dans ses trois derniers albums studio, et qu'il interprète sur scène en les mêlant à son propre répertoire.

Un paradoxe sans doute: au moment où ses textes poétiques lui ont valu un inattendu Nobel de littérature, Dylan n'écrit plus lui-même de chansons originales et préfère chanter celles des autres. Mais un message on ne peut plus clair: le taiseux Américain n'entend pas être cantonné à son - glorieux- passé mais bien continuer à faire ce qu'il lui plaît.

Après la Seine musicale, il est attendu au Luxembourg samedi puis à Anvers, en Belgique, lundi, avant l'Allemagne puis la Grande-Bretagne dans le cadre de ce "Never Ending Tour" lancé à la fin des années 80.

Par Anthony LUCAS

© 2017 AFP