Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Madagascar : la justice exige la nomination d'un gouvernement d'union nationale

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Irlande: référendum historique sur l'avortement

En savoir plus

TECH 24

VivaTech 2018 : Paris veut s'imposer sur la mappemonde du numérique

En savoir plus

BILLET RETOUR

La bataille et ses héros en mémoire, Kobané se reconstruit

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

En Guadeloupe, les papilles des Antilles

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Coalition populiste en Italie : une nouvelle crise en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Données personnelles : qui a peur du RGPD ?

En savoir plus

#ActuElles

Salvador : en prison pour une fausse couche

En savoir plus

MODE

Anti_Fashion, mais pas anti-mode !

En savoir plus

EUROPE

Macédoine : le chef de l'opposition blessé par des manifestants dans l'enceinte du Parlement

© Robert Atanasovski, AFP | Certains manifestants brandissaient des drapeaux macédoniens et chantaient l'hymne national.

Vidéo par Cécile GALLUCCIO

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/04/2017

Une centaine de manifestants a pris d'assaut, jeudi, le Parlement de Macédoine pour dénoncer l'élection de son nouveau président, l'Albanais Talat Xhaferi. Le leader de l'opposition de gauche Zoran Zaev a été légèrement blessé dans des heurts.

Le leader de l'opposition de gauche en Macédoine, Zoran Zaev, et neuf autres personnes au moins ont été blessés jeudi 27 avril lors de l'irruption d'une centaine de manifestants dans l'hémicycle.

Ces sympathisants du parti de droite VMRO-DPMNE de l'ex-Premier ministre Nikola Gruevski jugent injuste l'élection du nouveau président du Parlement, l'Albanais Talat Xhaferi, dont la candidature était portée par la coalition des sociaux-démocrates (SDSM) de Zoran Zaev et des partis de la minorité albanaise.

>> À lire sur France 24 : "Contre la corruption, les Macédoniens bombardent de couleur leur gouvernement"

Ils manifestent quotidiennement depuis des semaines à Skopje, la capitale de Macédoine, arguant qu'un gouvernement du SDSM et des partis albanais porterait atteinte à l'unité nationale de la Macédoine. Ils rejettent notamment la demande d'octroi à l'albanais du statut de langue officielle sur l'ensemble du territoire, première étape, selon eux, d'un démembrement du pays. Les Albanais représentent 20 à 25 % de la population de ce pays de 2,1 millions d'habitants.

Le VMRO-DPMNE était arrivé en tête des législatives anticipées de décembre, qui étaient censées sortir le pays de l'impasse politique. Mais il avait échoué à s'assurer la majorité des 120 députés de l'Assemblée. Le président de droite, Gjorge Ivanov, a, de son côté, refusé de laisser le leader des sociaux-démocrates (SDSM), Zoran Zaev, former avec les partis albanais un gouvernement de coalition alors qu'il disposerait pourtant d'une majorité au Parlement (67 députés sur 120).

Deux ans d'impasse politique

L'Union européenne "a vigoureusement condamné" ces violences, soulignant que le ministère de l'Intérieur macédonien et la police "se doivent d'assurer la sécurité du parlement et de ses membres".

>> À lire sur France 24 : "Une réfugiée kurde tombe amoureuse d'un garde-frontière macédonien et l'épouse"

Le président Gjorge Ivanov est intervenu dans la soirée pour appeler au calme.

Nikola Gruevski a lui aussi lancé un appel au calme, alors que pour le SDSM l'ancien Premier ministre est l'inspirateur de ces violences.

La Macédoine est depuis deux ans dans une impasse politique, née de la publication d'écoutes illégales révélant des faits de corruption impliquant les plus hautes sphères du pouvoir. Les sociaux-démocrates accusent le patron de la droite, Nikola Gruevski, alors Premier ministre, d'être l'ordonnateur de ces écoutes illégales de milliers d'opposants, de personnalités religieuses, médiatiques ou de la société civile.

Avec AFP

 

Première publication : 28/04/2017

  • CENTENAIRE 14-18

    Front d’Orient : une Première Guerre mondiale toujours si présente en Macédoine

    En savoir plus

  • CRISE MIGRATOIRE

    Grèce : fin de l'évacuation du camp improvisé d'Idomeni

    En savoir plus

  • CRISE MIGRATOIRE

    Grèce : évacuation "dans le calme" du camp de migrants d’Idomeni

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)