Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Journée mondiale des migrants, des politiques en Europe de plus en plus hostiles

En savoir plus

LE DÉBAT

Journée mondiale des migrants, des politiques en Europe de plus en plus hostiles

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Samy Gemayel : "Au Liban, le Hezbollah dicte au gouvernement sa politique étrangère"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Lulendo, maître des rythmes de la forêt

En savoir plus

FOCUS

Immigration en Allemagne : l'apprentissage de la langue, clé de l'intégration

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Panne et pagaille à l'aéroport d'Atlanta

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les sommets de la honte"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Guy Verhofstadt : "L'avenir de nos régions ne se trouve pas dans le séparatisme"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dimitris Avramopoulos : "L'Union européenne fait son devoir moral et légal"

En savoir plus

Moyen-Orient

Nouvelle purge en Turquie : près de 4 000 fonctionnaires limogés

© Adem Altan, AFP (archives) | Des proches de personnes accusées d'être impliquées dans le coup d'État manqué en Turquie, assises devant la prison de Sincan, à Ankara, le 28 février 2017.

Vidéo par Cécile GALLUCCIO

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/04/2017

Ankara a limogé, samedi, plusieurs milliers de fonctionnaires dans le cadre de la répression menée depuis la tentative de putsch de juillet 2016. Le gouvernement turc a également interdit les émissions de rencontres amoureuses.

Deux décrets ont été publiés au Journal officiel turc, samedi 29 avril, traduisant le durcissement à Ankara. En vertu de l'état d'urgence imposé après le coup d'État manqué de juillet 2016, le gouvernement conservateur de Turquie a congédié près de 4 000 fonctionnaires et interdit les émissions de rencontres amoureuses.

Quelque 3 974 fonctionnaires, militaires et gendarmes ont été limogés. Ces nouvelles sanctions concernent notamment plus d'un millier d'employés du ministère de la Justice, y compris des greffiers et des surveillants de prison, un millier d'autres dépendant de l'armée, près de 500 enseignants et environ 200 membres du ministère des Cultes, selon le décret, qui liste les noms de toutes les personnes concernées.

>> "Turquie : la grande purge" : un webdoc à lire sur France 24

Environ 120 000 personnes ont déjà été renvoyées, tant dans l'administration que dans le secteur privé, et plus de 40 000 ont été arrêtées depuis le début de la répression. Celle-ci vise ceux qui sont présentés comme des partisans du prédicateur réfugié aux États-Unis Fethullah Gülen, auquel Ankara fait porter la responsabilité du coup d'État avorté du 15 juillet 2016.

Fethullah Gülen a démenti en être à l'origine, mais les autorités affirment que les purges sont nécessaires pour éradiquer ce "virus" de la société turque.

Dans un décret séparé publié au même moment, le gouvernement a décidé d'interdire les émissions télévisées très populaires de rencontres, toujours en vertu de l'état d'urgence. "À la radio et à la télévision, ce type de programmes dans lesquels les personnes sont présentées les unes aux autres pour trouver un petit-ami [...] ne peuvent être autorisés", énonce le décret.

Le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus avait déclaré en mars que l'interdiction de ces émissions était en préparation, ces programmes ne respectant pas les traditions turques. "Il y a des programmes étranges qui mettent à la casse l'institution de la famille et lui retirent sa noblesse et sa sainteté", avait-il dit. "Si Dieu le veut, dans un proche avenir, nous allons y remédier grâce à des décrets d'urgence."

Ces décrets ont été publiés le jour même où l'accès à l'encyclopédie en ligne Wikipedia était bloqué dans le pays.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 29/04/2017

  • TURQUIE

    Ankara bloque tous les accès Internet à Wikipedia en Turquie

    En savoir plus

  • PURGE

    Turquie : suspension de plus de 9 000 policiers accusés de liens avec Gülen

    En savoir plus

  • TURQUIE

    Référendum en Turquie : la justice refuse d'examiner le recours de l'opposition

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)