Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au moins 300 morts en Somalie

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Sur internet, #balancetonporc et #metoo racontent les agressions de femmes au travail

En savoir plus

LE DÉBAT

Harcèlement sexuel : libération de la parole ou dénonciations généralisées ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Mademoiselle K sort un album incandescent

En savoir plus

FOCUS

Turquie : face à la désillusion, la fuite des cerveaux

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Nucléaire iranien : l’accord historique en péril ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"10 millions de dollars pour destituer Donald Trump"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Baisse des APL, hausse de la CSG, suppression de l’ISF : Macron persiste et signe

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le président parle dans le téléviseur"

En savoir plus

Amériques

En Argentine, les "Mères de la place de Mai" toujours mobilisées, quarante ans après

© Eitan Abramovich, AFP | Dimanche 30 avril 2017, place de Mai à Buenos Aires, une passante regarde les portraits des disparus.

Vidéo par Natacha MILLERET

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/05/2017

En Argentine, les "Mères de la Place de Mai" célébraient, dimanche, le 40e anniversaire de leur premier rassemblement. Chaque jeudi, elles se retrouvent pour manifester et réclamer la vérité sur leurs enfants disparus sous la dictature.

Les "Mères de la Place de Mai", qui réclament inlassablement la vérité sur le sort de leurs enfants, disparus durant la dictature argentine, ont célébré, dimanche 30 avril, à Buenos Aires le 40e anniversaire de leur premier rassemblement.

Le 30 avril 1977, elles étaient 14 rassemblées devant le palais présidentiel argentin, alors occupé par les militaires depuis le coup d'État de mars 1976. Femmes au foyer pour la plupart, ces Argentines avaient osé invectiver la junte, en pleine répression. Les militaires les avaient baptisées avec mépris les "folles de la place de Mai", et les avaient obligées à marcher, autour de la statue centrale, car les rassemblements statiques de plus de trois personnes étaient interdits. "Nous étions folles de douleur, de rage, d'impuissance. Ils nous avaient enlevé ce que nous avions de plus cher, nos enfants", raconte Taty Almeida, 86 ans, figure emblématique du mouvement.

>> À voir : Les Argentins dans la rue contre la politique d'austérité

Leurs enfants, ce sont ces 30 000 opposants à avoir été éliminés par la milice de droite Triple A, un escadron de la mort dans les années 1970, ou par la dictature, en vigueur en Argentine de 1976 à 1983. Octogénaires pour les plus jeunes, elles auraient pu abandonner la lutte ou espacer les manifestations, mais le temps n'a pas entamé leur détermination. Elles continuent de se rassembler chaque jeudi à 15 h 30.

"Restez vigilantes, restez vigilantes. Ils sont en vie... les idéaux des disparus" et présumés morts, ont également clamé des centaines d'Argentins, dimanche. Avec toujours, pour les guider, la fondatrice du mouvement des "Mères", Hebe de Bonafini, âgée de 88 ans, dans sa chaise roulante, mais toujours aussi populaire, foulard blanc impeccable.

En 2003, l'arrivée au pouvoir de Nestor Kirchner avait relancé leurs espoirs. Des centaines de militaires ont été jugés et condamnés pour la répression des opposants à la junte.

Avec AFP

Première publication : 01/05/2017

  • ARGENTINE

    Pourquoi la justice argentine rouvre l’enquête du procureur Nisman sur Kirchner

    En savoir plus

  • FOOTBALL

    Transféré en Chine, l'Argentin Carlos Tevez devient le joueur le mieux payé de l'histoire du football

    En savoir plus

  • ARGENTINE

    Argentine : l’ex-présidente Cristina Kirchner inculpée dans une affaire de corruption

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)