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FRANCE

Malgré un score historique, crise en perspective au Front national

© AFP

Vidéo par FRANCE 2

Texte par Assiya HAMZA

Dernière modification : 08/05/2017

Battue dans les urnes, Marine Le Pen se positionne désormais comme la "première force d'opposition" à Emmanuel Macron. Déjà en congé du Front national, elle a d'ores et déjà annoncé une "transformation profonde" du parti d'extrême droite.

Marine Le Pen n'a pas tout perdu. Loin de là. Avec 11 millions de voix, la candidate du FN écrase le record historique du parti : 7,7 millions il y a deux semaines, alors que son père Jean-Marie Le Pen en 2002 n'avait engrangé que 700 000 voix face à Jacques Chirac au second tour de la présidentielle.

Bien que battue par Emmanuel Macron, qui a remporté plus de 66 % des suffrages, Marine Le Pen s'est présentée, dimanche 7 mai, comme la chef de file de "la première force d'opposition au projet du nouveau président".

"Le premier tour a entériné une décomposition majeure de la vie politique française par l'élimination des partis anciens", a-t-elle déclaré dans une allusion au Parti socialiste et aux Républicains, dont les candidats ont été évincés dès le premier tour.

 

"Ce second tour organise une recomposition politique de grande ampleur autour du clivage entre les patriotes et les mondialistes", a-t-elle ajouté. "Le Front national, qui s'est engagé dans une stratégie d'alliance, doit lui aussi profondément se renouveler, afin d'être à la hauteur de cette opportunité historique et des attentes des Français", a encore déclaré Marine Le Pen.

"Je proposerai donc d'engager une transformation profonde de notre mouvement afin de constituer une nouvelle force politique que de nombreux Français appellent de leurs vœux."

Après le premier tour, le 23 avril dernier, Marine Le Pen s'est mise en congé de la présidence du FN, qu'elle dirigeait depuis 2011. Deux lignes idéologiques, respectivement incarnées par le vice-président du parti, Florian Philippot, et sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, plus traditionaliste, pourraient désormais s'affronter aux dépens de l'entreprise de "dédiabolisation" menée par Marine Le Pen. Elle n'a pas donné de précision sur la forme que prendrait son parti à l'issue de cette "transformation".

Une nouvelle force politique ?

Florian Philippot a lui aussi annoncé sur le plateau de TF1 que le parti allait "se transformer en une nouvelle force politique qui, par définition, n'aura plus le même nom". "Le Front national va évoluer, il va profiter de cette dynamique de rassemblement", a encore déclaré le vice-président du FN.

Évoquant le "combat" à venir des élections législatives, il estime que "les choses sont claires : le choix de la France, il est derrière cette alliance républicaine et patriote", portée par Marine Le Pen et son allié de Debout de la France, Nicolas Dupont-Aignan.

Le sénateur FN David Rachline abonde dans le même sens, considérant que "Marine (Le Pen) prend la tête du combat pour les législatives".

"Les autres forces politiques qui ont appelé à voter Macron dès le soir du premier tour se sont elles-mêmes discréditées", a-t-il encore ajouté dans une déclaration à l'AFP, en estimant qu'elles n'avaient "aucune légitimité pour organiser l'opposition face à la politique désastreuse que va mener Macron".

La voix discordante de Jean-Marie Le Pen

Mais, Jean-Marie Le Pen, co-fondateur du FN, ne semble pas l'entendre de cette oreille. "Je pense qu'il faut rester fidèle (...) aux fondamentaux du Front national", a déclaré dimanche sur RTL le président d'honneur du parti. "Ce sont les fondamentaux du Front national qui ont permis à ce mouvement d'être le seul créé au XXe siècle et qui s'est perpétué, aucun autre", a-t-il affirmé.

Jean-Marie Le Pen, en froid avec sa fille depuis 2014, a attribué sa défaite à Florian Philippot, considéré comme l'un des principaux inspirateurs de sa ligne anti-UE et anti-monnaie unique. "C'est les problèmes de l'euro, de l'Europe, de la retraite à 60 ans, qui ont plombé la campagne de Mme Le Pen, me semble-t-il", a déclaré Jean-Marie Le Pen.

"Marine Le Pen a salué le résultat historique et massif de son parti"

"Elle a fait la campagne de ses amis, de ses collaborateurs", a-t-il ajouté, en citant Florian Philippot, tout en jugeant la campagne "estimable". Selon lui, un éventuel changement de nom du FN ne dépendrait ni de Florian Philippot, si de Marine Le Pen, mais d'un futur congrès du parti.

Un message repris allègrement par une autre Le Pen : Marion Maréchal-Le Pen. La députée FN du Vaucluse a appelé à mener une "réflexion" sur la stratégie menée pendant la campagne par son parti. "Il nous faudra réfléchir à ce qu'il y a eu de positif et de négatif dans cette élection", a affirmé la nièce de Marine Le Pen sur sur BFMTV.

"Il y a aujourd'hui une réflexion à mener car nous n'avons pas réussi à imposer l'idée que cette élection était un référendum, un référendum pour ou contre la France, pour ou contre l'immigration massive, pour ou contre la fatalité de l'insécurité, pour ou contre la France libre et souveraine, pour ou contre l'Union européenne telle qu'elle fonctionne aujourd'hui", a-t-elle poursuivi.

Quant à la "transformation profonde" du FN évoquée par Marine Le Pen ou d'un éventuel changement de nom évoqué par le vice-président du parti, Florian Philippot, Marion Maréchal-Le Pen a dit n'être "fermée à aucun débat, aucune réflexion". Et de conclure : "J'imagine que ce sera un débat qui sera mené dans le cadre des statuts du parti, au moment du congrès en 2018".

Le congrès du Front national, grand rendez-vous tant attendu par les frontistes, pourrait ainsi vite tourner au pugilat.

Avec AFP et Reuters
 

Première publication : 07/05/2017

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