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Amériques

Le russe Sergueï Lavrov vient chercher le soutien de Trump sur la Syrie

© Alexander Nemenov, AFP | Sergueï Lavrov (D) et Rex Tillerson lors d'une conférence de presse à Moscou, le 12 avril 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/05/2017

Donald Trump reçoit mercredi le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, afin de trouver un accord pour réduire les violences en Syrie. Depuis six ans, Moscou et Washington ont eu de multiples désaccords sur ce conflit.

Le président des États-Unis Donald Trump recoit, mercredi 10 mai, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui vient chercher le soutien de Washington sur un projet de Moscou censé faire baisser les violences en Syrie.

L'entretien dans le Bureau ovale à 14h30 GMT sera la première rencontre du nouveau locataire de la Maison Blanche avec un haut responsable russe, alors que les relations entre les deux puissances sont exécrables et que le climat politique à Washington est explosif.

Sergueï Lavrov sera d'abord reçu par son homologue américain Rex Tillerson, au lendemain du limogeage choc du patron du FBI James Comey, dont les services enquêtent sur une éventuelle collusion entre l'entourage de Donald Trump et la Russie durant la campagne présidentielle de 2016.

Première visite depuis 2013

Le ministre russe des Affaires étrangères, qui a déjà vu deux fois en trois mois Rex Tillerson, n'était pas revenu à Washington depuis août 2013. À l'époque, il s'agissait déjà, avec le secrétaire d'État d'alors John Kerry, de trouver un moyen d'arrêter la guerre en Syrie. Le conflit a fait depuis mars 2011 plus de 320 000 morts, déplacé plus de la moitié de la population et provoqué la fuite de millions de réfugiés sans que ni Washington, soutien de l'opposition, ni Moscou, allié du régime syrien, n'aient réussi à s'entendre pour faire cesser les massacres.

Jeudi dernier à Astana, la Russie, la Turquie et l'Iran ont paraphé un projet russe visant à faire baisser le niveau des violences en Syrie. Les États-Unis, qui n'étaient qu'observateurs à Astana, ont accueilli ce projet avec la plus grande prudence, leur secrétaire à la Défense, James Mattis, assurant lundi qu'ils "allaient regarder la proposition et voir si elle fonctionne".

Depuis six ans, Moscou et Washington ont eu de multiples désaccords sur le conflit en Syrie, la principale pierre d'achoppement demeurant le sort du président Bachar al-Assad. L'arrivée de Donald Trump n'a finalement pas permis de rapprocher leurs positions, les États-Unis bombardant même début avril une base aérienne du régime syrien en représailles à une attaque chimique qui lui a été imputée.

Les deux anciens adversaires de la guerre froide, aux liens particulièrement tendus sous l'ère Obama, ont reconnu tous deux récemment que sous l'administration Trump, les relations n'avaient jamais été aussi mauvaises.

Avec AFP

 

 

Première publication : 10/05/2017

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