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FRANCE

Du général de Gaulle à Emmanuel Macron : 60 ans de passations de pouvoir

© Éric Feferberg, AFP | Vue générale de la passation de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, le 15 mai 2012.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Alcyone WEMAËRE

Dernière modification : 13/05/2017

Dimanche, pour la huitième fois de la Ve République, les clefs de l'Élysée seront remises au président élu lors de la très solennelle cérémonie de passation de pouvoir.

C'est un moment fort et symbolique dans le rituel de la Ve République : la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron, qui aura lieu dimanche 14 mai à l'Élysée, sera la huitième depuis 1959… mais seulement la cinquième à proprement parler entre un président sortant et un président élu. Retour sur ces séquences charnières de la vie politique française.

  • 2017 : coup de jeune à l'Élysée

François Hollande remettra dimanche les clefs de l'Élysée à son ancien ministre de l'Économie, de 23 ans son cadet. En accédant au "château" à seulement 39 ans, Emmanuel Macron bat le "record" de Valéry Giscard d'Estaing, élu à l'âge de 48 ans. Mais celui qui aspire à être un président "jupitérien" devrait rester dimanche dans la solennité qui a marqué sa soirée de victoire au Louvre, le 7 mai.

Comment va se dérouler la passation ? On sait déjà que, comme le veut la tradition, François Hollande accueillera son successeur au bout du tapis rouge, sur le perron de l'Élysée, avant de s'enfermer avec lui dans le bureau présidentiel pour lui communiquer quelques secrets d'État, à commencer par les fameux codes de l'arme nucléaire. Puis, à l'issue de leur entretien, Emmanuel Macron raccompagnera son prédécesseur dans la cour d'honneur. Selon son entourage, François Hollande souhaite une cérémonie "simple, claire et amicale".

© Éric Feferberg, AFP

  • 2012 : l'impair de Hollande à l'égard de Sarkozy

Ambiance glaciale à l'Élysée le 15 mai 2012 : l’âpreté du duel qui a opposé François Hollande et Nicolas Sarkozy a laissé des traces. Si le protocole est respecté, l’attitude de François Hollande sera vivement critiquée par la droite : à la fin de la cérémonie, le président élu tourne en effet les talons sans même attendre que son prédécesseur ait regagné sa voiture et quitté la cour de l'Élysée. François Hollande confiera plus tard avoir regretté ce geste. L’épouse de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni, fera allusion à ce manque d’élégance de François Hollande dans une chanson quelques mois plus tard : "Hey le pingouin, si un jour tu recroises mon chemin, je t'apprendrai à me faire le baise-main".

Cette passation de pouvoir fût aussi inédite parce que Valérie Trierweiler, pourtant simple compagne du nouveau chef de l'État, s'était entretenu avec la Première dame sortante. Jean-Marc Ayrault est nommé à Matignon le jour même. De manière plus anecdotique, la journée placera le mandat de François Hollande sous le signe des intempéries, avec une pluie torrentielle sur les Champs-Élysées, puis la foudre s'abattant sur le Falcon qui l'emmène à Berlin rencontrer Angela Merkel.

© Martin Bureau, AFP
  • 2007 : la fin des années Chirac et la "rupture" Sarkozy

Le 16 mai 2007, la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy est amicale. À 74 ans, Jacques Chirac vient d’achever son second mandat, le premier quinquennat de la Ve République, et sa vie politique est derrière lui. Le nouveau président, tout sourire, le raccompagne jusqu'à sa voiture. Par la fenêtre ouverte, Jacques Chirac fait un salut de la main en quittant l’Élysée. François Fillon est nommé Premier ministre le lendemain. Voilà pour la politique. Côté glamour, la presse est servie : le nouveau président, qui a fait campagne sur la rupture, a invité toute sa famille recomposée sous les ors de l'Élysée. La froideur de Cécilia Sarkozy envers son mari ne passe cependant pas inaperçue : quelques mois plus tard, le couple divorcera.

© Patrick Kovarik, AFP
  • 1995 : de Mitterrand à Chirac

Le 17 mai 1995, au terme de 14 années passées à l'Élysée, c'est un François Mitterrand de 78 ans se sachant condamné par un cancer qui accueille Jacques Chirac, son ancien Premier ministre et adversaire. La cérémonie se déroule dans la bienveillance, et c'est l'air songeur que le nouveau chef de l'État regarde s'éloigner la voiture de son prédécesseur qui s'éteindra quelques mois plus tard. Jacques Chirac charge dans la soirée Alain Juppé de former le gouvernement.

© Patrick Kovarik, AFP
  • 1981 : l'alternance historique

Valéry Giscard d'Estaing accueille celui qui l’a battu – François Mitterrand – en ce 21 mai 1981. La passation de pouvoir est des plus froides, mais elle est historique : c’est la première fois que la gauche accède au pouvoir sous la Ve République. Le contraste des images est saisissant : d’un côté, VGE quitte le palais à pied en essuyant quelques sifflets, tandis que François Mitterrand, accompagné par la foule, va déposer une rose sur les tombes de Jean Jaurès, Jean Moulin et Victor Schoelcher au Panthéon. Aux premiers rangs de la foule : la chanteuse Dalida et Pierre Mauroy, tout juste nommé Premier ministre.

© AFP
  • 1974 : VGE en toute décontraction

27 mai 1974 : sur le perron de l'Élysée, Valéry Giscard d'Estaing serre la main du président par intérim Alain Poher : Georges Pompidou est mort quelques semaines auparavant et le président du Sénat assure de nouveau l’intérim, moins de cinq ans après l’avoir fait suite au départ de de Gaulle. VGE se veut un président moderne : il a choisi d’être en costume de ville, et non en habit comme ses prédécesseurs, et c'est à pied, et non à bord d’une limousine décapotable, que le président de 48 ans a choisi de remonter les Champs-Élysées. Dès le jour de son intronisation, il nomme Jacques Chirac Premier ministre.

© AFP
  • 1969 : le président par intérim et Pompidou

Georges Pompidou est accueilli à l’Élysée le 20 juin 1969 par celui qu'il vient de défaire lors de l'élection présidentielle, Alain Poher, président du Sénat et chef de l'État par intérim depuis la démission du général de Gaulle, deux mois auparavant.

© AFP
  • 1959 : d'une République à l’autre

"Au revoir Monsieur Coty." C’est par ces mots, le 8 janvier 1959, que le général de Gaulle abandonne René Coty place de l'Étoile avant de regagner, seul, l'Élysée. Une façon d’enterrer la IVe République pour celui qui, en uniforme, se présente comme l’homme du 18-Juin. Ce jour-là, le général de Gaulle instaure aussi une tradition : le tir de coups de canons depuis l’esplanade des Invalides. Le jour même, Michel Debré est nommé Premier ministre.

© AFP

Première publication : 13/05/2017

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