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EUROPE

Homosexuels tchétchènes réfugiés en Russie : "La peur est toujours là"

© Capture d'écran, France 24

Vidéo par Elena VOLOCHINE

Texte par Elena VOLOCHINE

Dernière modification : 22/05/2017

Il y a un mois, France 24 vous proposait des témoignages de plusieurs homosexuels tchétchènes, qui avaient fui la répression du régime de Ramzan Kadyrov. S'ils ont pu sortir du pays, leur combat est aujourd'hui loin d'être terminé.

France 24 avait rencontré Zourab en avril dernier. Aujourd'hui, il n'est plus en état de nous parler. Torturé dans une prison secrète par les forces de Ramzan Kadyrov, le jeune homme a fui la Tchétchénie pour se réfugier en Russie. Il vit, reclus, avec d'autres réfugiés homosexuels dans un appartement dont nous ne préciserons pas le lieu pour des raisons de sécurité.

Tous attendent d'obtenir un visa. "Chaque jour qui passe est, pour nous, une torture, une souffrance. Même sans sortir de l'appartement, tu as peur, raconte l'un d'entre eux, Abdoullah. Tu crois qu'ils vont frapper à ta porte, ou la défoncer, à n'importe quel moment. Plus nous restons ici, plus cela donne du temps à ceux qui nous cherchent."

Demandes de visa trop longues

Début avril, le quotidien Novaïa Gazeta a rapporté que les autorités tchétchènes avaient arrêté une centaine d'hommes homosexuels ou soupçonnés de l'être avant de les torturer. Trois d'entre eux au moins ont été tués.

La plupart de ces hommes fuient aussi leur propre famille, à qui les autorités tchétchènes ont révélé leur homosexualité. "Mon grand frère me cherche, mon père aussi. Il m'a parlé : le temps que je te retrouve, c'est le seul qui te reste à vivre", a raconté l'un d'eux. 

>> À voir aussi : En Tchétchénie, des homosexuels persécutés se confient

Malgré le danger et l'élan de solidarité internationale, l'ONG russe LGBT-network, qui vient en aide aux 45 victimes, n'a pu leur obtenir que trois visas. "Certains sont à l'hôpital à cause de leur état psychique, d'autres souffrent d'autres maladies", explique la directrice Tatiana Vinnitchenko, émue aux larmes. Chaque fois que je leur parle, ils me demandent 'où en êtes-vous avec tel pays ? et tel autre ? Que faites-vous ?'. Ils attendent et espèrent. Et moi, je ne satisfais pas leurs espoirs. C'est très dur pour moi."

Officiellement, la France s'est engagée à examiner les demandes. LGBT-Network attend que les procédures soient accélérées.

Première publication : 22/05/2017

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