Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

8ème Jeux de la Francophonie: quelque 4000 athlètes réunis à Abidjan

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Claude Rich, un comédien unique

En savoir plus

À L’AFFICHE !

50 Cent, rencontre avec un rappeur hors norme

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le bistrot, une tradition française qui se perd

En savoir plus

FOCUS

Irak : à Mossoul, le long chemin de la reconstruction

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le mépris de Donald Trump envers l'État de droit"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La BCE poursuit sa politique monétaire accommodante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Macron : la fin de l'état de grâce ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Football : la Coupe d'Afrique des nations fait sa révolution

En savoir plus

EUROPE

Pour Merkel, l'Europe ne doit plus compter sur Washington et Londres

© Philippe Wojazer, AFP | Pour Angela Merkel, le temps où l'Europe et ses alliés "pouvaient compter les uns sur les autres est quasiment révolue"

Vidéo par Florence DE JUVIGNY

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/05/2017

À l'issue d'un sommet du G7 mouvementé, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé que les Européens ne pouvaient plus totalement compter sur leurs alliés américain et britannique.

Angela Merkel a qualifié, dimanche, de "quasiment révolue" l'époque où la confiance prévalait entre l'Europe et les États-Unis, mise à rude épreuve lors du voyage en Europe du président américain Donald Trump et un sommet du G7 agité.

"L'époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C'est mon expérience de ces derniers jours", a confié la chancelière allemande dimanche 29 mai lors d'un meeting à Munich, dans le sud de l'Allemagne. "Nous, Européens, devons prendre notre destin en main, a-t-elle ajouté. Bien sûr en toute amitié avec les États-Unis d'Amérique, en amitié avec la Grande-Bretagne et en tant que bons voisins chaque fois que c'est possible avec d'autres pays, même avec la Russie".

Angela Merkel s'exprimait dans la capitale bavaroise au lendemain d'un sommet du G7 (Allemagne, France, Italie, Japon, Canada, États-Unis, Royaume-Uni) à Taormina, en Italie, où l'unité des sept pays parmi les plus riches du monde s'est fissurée face à un Donald Trump refusant de s'engager en faveur de l'accord de Paris contre le réchauffement climatique.

La chancelière allemande, qui n'a pas cité le nom du président américain lors de cette sortie, avait d'ailleurs jugé "pas du tout satisfaisantes" les discussions sur le climat de vendredi et samedi, menées "dans une situation de six contre un".

Dans le même état d'esprit, le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a jugé que les actions de Donald Trump avaient "affaibli" l'Occident et accusé la politique des Etats-Unis d'être contraire "aux intérêts de l'Union européenne". "Les Etats-Unis (...) jugent qu'imposer les intérêts nationaux est plus important que l'ordre international", a-t-il déploré. "La politique à courte vue du gouvernement américain est contraire aux intérêts de l'Union européenne", a-t-il ajouté citant notamment la question du climat et des ventes d'armes au Moyen-Orient.

L’optimisme d’Emmanuel Macron

De son côté, le président français Emmanuel Macron a affirmé que les discussions avec Donald Trump sur le changement climatique constituaient un "progrès" par rapport à ce qu'on pouvait attendre il y a quelques semaines. Il a même affirmé avoir "bon espoir" que son homologue américain "confirmera son engagement (sur les accords de Paris), à son rythme".

"Je prendrai ma décision finale sur l'accord de Paris la semaine prochaine !" a tweeté le président américain avant de quitter samedi Taormina. De retour à Washington, le président américain se montrait même enthousiaste. "Je viens de rentrer d'Europe. Ce voyage a été un grand succès pour les États-Unis", a-t-il écrit dimanche sur Twitter.

Au cours du premier voyage à l'étranger de sa présidence, Donald Trump s'est également rendu à Bruxelles, où il a sidéré ses alliés de l'Otan en refusant de s'engager explicitement en faveur de leur défense collective.

Cette absence de soutien explicite à l'"article 5" de l'Otan, qui prévoit que les alliés volent au secours de l'un des leurs en cas d'agression extérieure, et ses propos peu amènes sur le manque de contribution financière à l'Otan de la plupart des alliés, ont déconcerté ses partenaires.

Avec AFP

Première publication : 29/05/2017

  • ENVIRONNEMENT

    Au G7, pas d'accord sur l'accord de Paris

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    Sommet du G7 : un baptême du feu pour Macron,Trump et May

    En savoir plus

  • FRANCE

    Trump, Erdogan, Juncker : Macron fait son entrée sur la scène internationale

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)