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Afrique

Le président togolais, Faure Gnassingbé, prend la tête de la Cédéao

© Christof Stache, AFP (archives) | Le président du Togo, Faure Gnassingbé, lors d'un déplacement à Berlin, le 9 juin 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/06/2017

La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a conclu un sommet chargé en nommant à sa tête le président togolais Faure Gnassingbé. L'organisation a par ailleurs donné son accord de principe à l'adhésion du Maroc.

Un passage de témoin a conclu le sommet de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cédéao) à Monrovia, dimanche 4 juin : la présidente sortante, la chef de l'État du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, qui accueillait la réunion dans sa capitale, a confié le soin de lui succéder au président togolais, Faure Gnassingbé.

Au terme d’une année passée à la tête de l’organisation économique de l’ouest de l’Afrique, Ellen Johnson Sirleaf a salué la contribution des forces de la Cédéao, dont "beaucoup ont fait le sacrifice ultime de leur vie", à la restauration de la paix dans son pays après une terrible guerre civile (1989-2003). Elle a aussi mis en garde contre "des attentats terroristes (qui) mettent en danger la stabilité régionale".

Son successeur a, quant à lui, immédiatement appelé à réaliser une "Cédéao des peuples". "Il nous faudra sans plus tarder enlever les dernières barrières au brassage et à l'imbrication de nos populations, responsabiliser notre jeunesse en encourageant sa mobilité économique dans l'espace régional, mettre à contribution nos hommes d'affaires, mettre à profit notre potentiel démographique, miser sur l'agriculture et l'industrialisation... Autant de défis que nous devons relever ensemble pour l'épanouissement de nos populations", a-t-il déclaré selon RFI.

Netanyahou en observateur

Le sommet s’est déroulé en présence du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, qui a réaffirmé sa foi dans l'avenir de l'Afrique, "un continent ascendant", et réitéré son souhait de voir Israël retrouver auprès de l'Union africaine (UA) le statut d'Etat observateur. En marge du sommet, il a également profité de l’occasion pour normaliser ses relations avec le président sénégalais Macky Sall, brouillées après un vote à l'ONU contre la colonisation des territoires palestiniens occupés.

La présence du chef de gouvernement israélien a toutefois conduit le roi du Maroc, Mohammed VI, à renoncer à se rendre au sommet. La Cédéao examinait pourtant dimanche la demande d'adhésion de son royaume, officialisée en février. Les dirigeants ouest-africains ont donné leur accord de principe et ont "chargé la Commission d'examiner les implications d'une adhésion du royaume du Maroc au regard des dispositions des traités de la Cédéao et de soumettre ses conclusions" au prochain sommet de l'organisation, selon le communiqué final.

La Cédéao a enfin exprimé son inquiétude quant à la situation "en Guinée-Bissau, au Mali, dans le nord du Nigeria, au Niger, au Burkina Faso" ainsi qu’en Côte d'Ivoire, a souligné le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, qui a appelé à "plus de vigilance".

Il a lancé à cette occasion "un appel pressant et solennel" à tous les protagonistes de la crise qui agite depuis près de deux ans la Guinée-Bissau, pour s'engager dans "la mise en oeuvre des accords de Conakry", conclus en octobre dans le cadre d'une médiation de la Cédéao. Ces accords, visant à résoudre la crise entre le chef de l'État, José Mario Vaz, et le parti au pouvoir, prévoient une "procédure consensuelle" pour choisir un Premier ministre "ayant la confiance du président" et devant rester en place jusqu'aux législatives de 2018.

Avec AFP

Première publication : 05/06/2017

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