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L’angoisse de la déroute aux législatives monte chez Les Républicains et au Parti socialiste

© Loïc Venance, AFP | Le parti Les Républicains et le Parti socialiste pourraient être sèchement battus par La République en marche aux élections législatives, selon les sondages.

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 06/06/2017

Devant le raz-de-marée annoncé de La République en marche, Les Républicains et le Parti socialiste abordent les législatives avec inquiétude. Le séisme politique provoqué par la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle devrait faire des dégâts.

Jusqu’où ira la vague provoquée par l’élection d’Emmanuel Macron ? C’est la question que tous les candidats aux élections législatives (11 et 18 juin) du parti Les Républicains et du Parti socialiste se posent depuis plusieurs semaines déjà.

Selon le dernier sondage Ipsos Sopra Steria, publié mardi 6 juin, La République en marche est donnée largement en tête avec 29,5 % d’intentions de vote pour le premier tour, devant l’alliance LR-UDI à 23 %, le Front national à 17 %, La France insoumise à 12,5 % et le PS à 8,5 %. En projection de sièges, ces sondages sont encore plus cruels pour les deux partis de gouvernement historiques : alors que la majorité absolue se situe à 289 sièges, LREM obtiendrait entre 385 et 415 députés, contre 105 à 125 pour l’alliance LR-UDI et seulement 25 à 35 pour l’ensemble PS-PRG-EELV-Divers Gauche.

Le vote des Français de l’étranger, les 3 et 4 juin, a d'ailleurs confirmé le début d’un raz-de-marée avec des candidats LREM arrivés en tête dans 10 circonscriptions sur 11, certains obtenant plus de 50 %, voire 60 % des voix.

>> À lire : Mounir Mahjoubi, le "geek" du gouvernement symbole de La République en marche

"Ce qui s'est passé est peut-être annonciateur de manière hypertrophiée des grands mouvements que l'on pourrait observer dimanche prochain lors du premier tour en métropole", estime Frédéric Dabi, de l'Ifop, interrogé par l’AFP. "Il y a ce phénomène de confirmation du vote présidentiel et de cohérence par rapport au choix de l'élection présidentielle", souligne-t-il.

"Je sais que dans dix jours ma voix peut s’éteindre"

Ces résultats et les multiples sondages qui annoncent invariablement un séisme politique inquiètent de plus en plus les dirigeants de LR et du PS. Chez Les Républicains, l’objectif, affiché il y a un mois, d’obtenir une majorité pour contraindre le chef de l’État à une cohabitation, est oublié. Il s’agit désormais de faire élire un maximum de candidats tout en évitant une scission, pourtant déjà évoquée par plusieurs personnalités du parti, entre d’un côté un groupe de députés LR prêts à travailler avec le président Macron, et de l’autre des députés LR préférant rester dans l’opposition.

>> À lire : Au Havre, chez Édouard Philippe, la chasse aux électeurs d'Emmanuel Macron

Le cas de la capitale est particulièrement révélateur. "On avait envisagé de gagner une voire deux circonscriptions, mais notre objectif a été revu à la baisse. Il est de maintenir nos positions", reconnaît le député-maire du XVe arrondissement, Philippe Goujon, patron de la fédération LR de Paris, lundi 5 juin, dans les colonnes du Figaro.

Nathalie Kosciusko-Morizet symbolise parfaitement les difficultés rencontrées par LR dans Paris. Confrontée à Gilles Le Gendre (LREM), et à deux candidats LR dissidents, le maire du VIe, Jean-Pierre Lecoq, et l’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, l’ancienne ministre de l’Écologie pourrait être sèchement battue dans la deuxième circonscription. Un sondage Ifop-Fiducial, publié dimanche 4 juin dans le Journal du Dimanche, donne ainsi Gilles Le Gendre (68 %) vainqueur face à NKM (32 %) dans cette circonscription pourtant dite "en or" il y a encore quelques semaines. "Je sais que dans dix jours ma voix peut s’éteindre", admet-elle, mardi, dans Le Parisien.

"Si on met l'étiquette En Marche à une chèvre, elle peut être élue"

Au Parti socialiste, la situation est pire encore. Avec le spectre de faire un plus mauvais score que lors de la fameuse déroute de 1993 – seulement 57 députés socialistes élus cette année-là –, c’est tout simplement la survie du parti qui est en jeu.

"Je sens un désir de donner une majorité à Macron (...) je suis sur des charbons ardents", rapporte à l’AFP la socialiste Michèle Delaunay, candidate à Bordeaux, tandis que le député PS Erwann Binet, qui brigue sa propre succession dans l’Isère, estime, grinçant, "que si on met l'étiquette En Marche à une chèvre, elle peut être élue".

>> À lire : Les élections à suivre lors des législatives 2017

Mais plus encore que chez LR, les têtes d'affiche socialistes sont grandement menacées, toutes tendances confondues. C’est notamment le cas du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, de Benoît Hamon, de Matthias Fekl, ou encore d'autres ex-membres du gouvernement briguant un premier mandat tels Najat Vallaud-Belkacem ou Juliette Méadel.

"L’absence d’enthousiasme après la victoire de Macron s’est transformée en fierté. Ce qu’on entend le plus, c’est 'Macron est élu, il ne faut pas lui mettre des bâtons dans les roues'", souligne l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine, candidate à sa réélection en Indre-et-Loire, mardi 6 juin, dans Libération.

Face à ce discours pro-Macron des électeurs, LR et PS tentent donc l’argument de la dernière chance : "Une trop large victoire de La République en marche et l’avènement d’un parti unique serait dangereux pour la démocratie". Qu’il semble loin le temps où François Fillon expliquait, durant la campagne présidentielle, qu’une victoire d’Emmanuel Macron ne serait pas bonne pour le pays car il n’aurait pas de majorité pour gouverner.

Première publication : 06/06/2017

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