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FRANCE

"Make our planet great again" : l’Élysée à la pêche aux scientifiques sur le Web

© LCI / AFP | Au soir du retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, le 1er juin, Emmanuel Macron avait critiqué la décision de Donald Trump et appelé les chercheurs américains à venir travailler en France.

Texte par Françoise MARMOUYET

Dernière modification : 09/06/2017

L’Élysée lance le site "Make our planet great again", en écho à l’appel du président Macron après le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris. Il avait alors invité les scientifiques déçus à venir en France œuvrer contre le changement climatique.

Le président Macron a décidemment l’art de surfer sur un bon coup de com’. L’Élysée a lancé jeudi 8 juin un site Internet "Make Our Planet Great Again", en écho à l’engagement pris par Emmanuel Macron le 1er juin, au soir de la décision de Trump de retirer son pays de l’accord de Paris.

Le président français avait, dans une allocution, condamné cette décision et invité les Américains de bonne volonté, en particulier les scientifiques, à rejoindre la France pour travailler à la recherche de "solutions concrètes" pour lutter contre le changement climatique. "Make our planet great again !", avait-il lancé, détournant la célèbre formule trumpienne "Make America great again".

Une tournure qu’il a ensuite relayée sur Twitter. Le tweet d’Emmanuel Macron est depuis le message français le plus partagé de tous les temps sur le réseau social. Un succès que la présidence a souhaité prolonger avec cette plate-forme.

 

"Mobilisation pour la protection de notre planète"

L’objectif du site ? "Faciliter la mobilisation pour la protection de notre planète, de celles et de ceux qui souhaitent s'investir dans des projets, poursuivre des recherches, entreprendre, rechercher des financements ou s'installer en France", explique l’Élysée dans un communiqué.

Il est géré par Business France, "agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française", qui, contactée par France 24, confirme le coût de réalisation de la plate-forme – autour de 20 000 euros, mais n’est pour l’heure pas en mesure de donner les chiffres de fréquentation de la plate-forme depuis sa mise en ligne.

Page d’accueil de la version anglaise

Sur la page d’accueil de la version anglaise (la version française sera prête dans les prochains jours) : la vidéo de la fameuse allocution dans laquelle Emmanuel Macron critique la décision de Donald Trump et un court texte qui souligne l’engagement de la France contre le changement climatique.

L’internaute intéressé doit ensuite donner sa nationalité et son statut : qu’il soit "chercheur", "étudiant", ou "entrepreneur", il est invité à expliquer pourquoi il souhaite lutter contre le changement climatique, ainsi qu’à partager son "rêve"… avant d’être dirigé vers un portail qui donne quelques pistes pour une future installation en France.

Les chercheurs sont ainsi très succinctement renseignés sur les montants des bourses accordées, et les liens vers les sites des principales universités et instituts de recherche, du CNRS à l’INRA, sont également indiqués. Pas sûr que cela suffise à attirer des scientifiques de haut vol.

"Il faut mettre en place des moyens pour les accueillir"

"Dans un contexte où des jeunes collègues américains dans le domaine de l’environnement craignent une baisse de leurs crédits de recherche, il est intéressant que la France cherche à les attirer pour ne pas que les ressources et les bonnes volontés se perdent", insiste Jean-François Soussana, vice-président de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) chargé de la politique internationale, sollicité par France 24.

Mais, au-delà de l’annonce, "il faut mettre en place des moyens pour les accueillir, pour leur permettre de toucher un salaire et de financer leurs recherches ; à moyen constant il sera difficile d’accueillir un flux plus important".

Aucun moyen supplémentaire n'a pour l’instant été annoncé par l’Élysée pour attirer des chercheurs en France, sachant que parmi les freins potentiels au départ, les salaires dans la recherche hexagonale sont bien inférieurs à ceux des États-Unis. Par ailleurs, les chercheurs français dénoncent eux-même régulièrement le manque de financements publics qui leur sont accordés.

Première publication : 09/06/2017

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