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Législatives 2017 : la participation atteint 19,24 % à midi, en baisse par rapport à 2012

© Loïc Venance, AFP | En 2012, l'abstention avait atteint 42,77% pour le premier tour des législatives.

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 11/06/2017

Un mois après le second tour de la présidentielle, plus de 47 millions d'électeurs français sont appelés à élire dimanche leurs 577 députés parmi 7 877 candidats. À midi, la participation atteint 19,24 %, en nette baisse par rapport à 2012.

Les Français boudent-ils les urnes pour le premier tour des élections législatives, dimanche 11 juin ? À midi, la participation s'établissait à 19,24 %, en nette baisse par rapport à 2012 (21,06 %).

Tout savoir sur les élections législatives françaises

Si tous les sondages donnent le parti créé par Emmanuel Macron il y a à peine plus d’un an, La République en marche, futur grand gagnant des élections législatives (11 et 18 juin), le scrutin devrait toutefois permettre de répondre à quelques inconnues. De l’ampleur de la victoire de LREM au poids politique dont bénéficieront Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, les résultats du premier tour, dimanche 11 juin, seront riches d’enseignements. Tour d’horizon des questions qui, à 48 heures du vote, sont toujours en suspens et dont les réponses définiront la recomposition du paysage politique français.

  • Vers une majorité absolue pour La République en marche ?

À en croire les sondages, les déclarations des responsables politiques de tous les partis et les résultats déjà connus du premier tour chez les Français de l'étranger, la victoire aux élections législatives de La République en marche ne fait plus aucun doute. S'il y a un mois, les doutes étaient réels quant à la capacité du parti créé par le président de la République à obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale, ceux-ci sont désormais presque complètement dissipés. Pour beaucoup, la question n’est plus de savoir si LREM aura la majorité absolue, fixée à 289 députés, mais d’évaluer l’importance de la vague qui devrait s’abattre sur le Palais Bourbon. Le scrutin législatif entraînera-t-il l’élection de 300 députés LREM ? 350 ? 400 ? Au-delà des cas particuliers concernant les personnalités de ce jeune parti, comme Richard Ferrand, Christophe Castaner, Mounir Mahjoubi ou Benjamin Griveaux, c’est bien le nombre total d’élus qui sera scruté, avec à la clé, possiblement, un record de renouvellement des députés au Palais Bourbon établi à lui seul par LREM.

>> À lire : Raz-de-marée LREM aux législatives chez les Français de l'étranger

  • Quel rapport de force chez LR entre constructeurs et conservateurs ?

Les Républicains semblent avoir fait une croix sur leurs espoirs de cohabitation forcée. À mesure que la vague LREM à venir paraît de plus en plus inéluctable, les dirigeants LR revoient leurs ambitions à la baisse. Mais plus que le nombre de députés élus issus de leurs rangs au soir du 18 juin, il sera intéressant de constater le rapport de force entre les "constructeurs", ces personnalités de droite qui se disent prêtes à travailler avec Emmanuel Macron, et les autres, plus conservateurs, qui s’inscrivent davantage dans une opposition franche au président de la République. Le clivage entre ces deux lignes qui cohabitent pour le moment au sein de LR pourrait donner naissance à la création de deux groupes à l’Assemblée nationale. Les élections législatives seront donc un premier baromètre pour savoir quelle ligne deviendra majoritaire chez Les Républicains.

>> À lire : L'angoisse de la déroute monte chez Les Républicains et au Parti socialiste

  • Le PS obtiendra-t-il assez de députés pour former un groupe ?

La question aurait pu paraître incongrue il y a encore deux ou trois semaines. Elle se pose clairement aujourd’hui, tant le Parti socialiste, après les 6,36 % de son candidat, Benoît Hamon, à la présidentielle, risque une déroute historique les 11 et 18 juin. Pour constituer un groupe à l’Assemblée nationale, un parti doit avoir au moins 15 députés. Or, c’est justement l’objectif annoncé par le premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis. À la question posée par Buzzfeed au sujet du nombre de députés visés pour que ces élections ne soient pas un échec, le député de Paris, lui-même dans une situation délicate dans la capitale face au secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi, a répondu, jeudi 8 juin : "Un chiffre qui permet d’être au-delà d’un groupe. Les sondages nous donnent une trentaine de députés, on n’a pas vu ça depuis la fondation de la Ve République. On ne va pas mentir aux gens. Si je vous disais qu’on allait faire une centaine de députés, vous exploseriez de rire."

>> À voir : Élections législatives, un scrutin décisif

  • Quel poids politique pour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ?

Dans une Assemblée nationale où La République en marche devrait avoir la majorité absolue et avec deux partis de gouvernement historiques affaiblis et divisés, qui prendra le leadership de l’opposition ? Cela pourrait se jouer entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, tous deux candidats dans des circonscriptions favorables et donc susceptibles de faire leur entrée au Palais Bourbon pour la première fois de leur carrière politique. Mais pour eux aussi, les ambitions ont été revues à la baisse. Dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, le Front national voyait sa candidate battue honorablement mais espérait capitaliser sur la dynamique pour obtenir une cinquantaine de députés. Sauf que le score de Marine Le Pen (33,9 %) au second tour a déçu et qu’entre le retrait de Marion Maréchal-Le Pen et les menaces de départ de Florian Philippot, le parti est à la peine depuis un mois. Les projections de sièges faites à partir des sondages ne lui accordent d’ailleurs qu’entre cinq et 15 députés élus. Loin, très loin des objectifs initiaux. La question pour le FN est donc de savoir s’il parviendra à constituer un groupe.

>> À lire : L'enjeu du financement public des partis aux législatives

De son côté, Jean-Luc Mélenchon espère profiter de ce contexte en devenant la première force d’opposition franche à Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale. L’enjeu, pour lui, est de savoir si La France insoumise peut prétendre à occuper la place du PS à gauche face à un gouvernement qu’il considère être de droite. Si le nombre de députés insoumis est supérieur à celui des socialistes ou s’il s’en approche, le pari sera en partie gagné.

Première publication : 11/06/2017

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