Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC: "Nous n'excluons pas des mesures de rétorsion contre l'UE" (Léonard She Okitundu)

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Climat : faut-il encore rappeler l'urgence de la situation ?

En savoir plus

LE DÉBAT

One Planet Summit : Sans les Etats-Unis, qui va payer pour le climat ?

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Jean-Louis Debré : "La droite devrait prendre le temps de la réflexion"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Jean-Louis Debré : "Chirac est à l'origine de la prise de conscience" sur l'environnement

En savoir plus

FOCUS

En Espagne, le Tage est en danger

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La "très grande mélancolie" de Lamia Ziadé

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Trump, la Lune, Mars, et au-delà"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La finance verte peut-elle (vraiment) aider la planète ?

En savoir plus

Moyen-Orient

Syrie : l'ONU juge excessifs les bombardements à Raqqa

© Delil Souleiman, AFP | La commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie dénonce un nombre de victimes "excessif" de frappes aériennes à Raqqa.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/06/2017

La Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie estime que les frappes aériennes de la coalition anti-jihadiste à Raqqa, fief de l'EI, engendre un trop grand nombre de pertes civils. Depuis le 1er mars, 300 personnes ont été tuées.

Les frappes aériennes contre le groupe État islamique (EI) à Raqqa sont "excessives", a jugé, mercredi 14 juin, la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie. Considéré comme le principal fief syrien du groupe jihadiste, la ville est prise d'assaut depuis le début du mois par les Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance de miliciens arabes et kurdes soutenue par les États-Unis), appuyé par les frappes de la coalition internationale.

"Les civils sont pris dans la ville" et "font face à la répression" de l'EI et aux effets des "frappes aériennes excessives", a déclaré aux médias le président de la Commission, Paulo Pinheiro. Les enquêteurs, qui n'ont pas accès à la Syrie, ont décompté 300 civils tués par les frappes aériennes de la coalition depuis le 1er mars dans l'ensemble de la province de Raqqa.

>> À lire sur les Observateurs : La coalition internationale bombarde Raqqa au phosphore blanc

S'exprimant un peu plus tôt devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, Paulo Pinheiro a déclaré que les enquêteurs étaient "gravement préoccupés par le nombre croissant de civils qui périssent lors des attaques aériennes, dans les zones contrôlées par des factions extrémistes".

"Nous notons en particulier que l'intensification des frappes aériennes, qui ont préparé le terrain pour l'offensive des Forces démocratiques syriennes, a entraîné non seulement un nombre effrayant de pertes de vies de civils mais a également conduit 160 000 civils à fuir", a-t-il ajouté.

"Crimes de guerre"

Paulo Pinheiro a par ailleurs souligné que les "accords d'évacuation" en Syrie "soulèvent aussi des inquiétudes et dans certains cas pourraient représenter des crimes de guerre".

"On ne peut pas parler de choix (...) lorsque ceux qui restent courent bien souvent le risque d'être arbitrairement arrêtés ou recrutés de force", a-t-il expliqué. Plusieurs opérations d'évacuation ont été organisées notamment au cours des derniers mois pour des bastions insurgés asphyxiés par un long siège, le régime misant sur ce qu'il appelle des accords de "réconciliation locale" pour faire plier les rebelles.

Plus de 320 000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte antirégime en 2011.

Avec AFP
 

Première publication : 14/06/2017

  • SYRIE

    Syrie : les Forces démocratiques syriennes ouvrent un second front à Raqqa

    En savoir plus

  • SYRIE - IRAK

    Infographie : les batailles à venir contre l'EI en Irak et en Syrie

    En savoir plus

  • FRANCE

    Activités de Lafarge en Syrie : l'enquête confiée à trois juges

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)