Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Lutte contre le groupe état islamique en Syrie, les jihadistes perdent le contrôle de Raqqa

En savoir plus

LE DÉBAT

Lutte contre le groupe état islamique en Syrie, les jihadistes perdent le contrôle de Raqqa

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Virginie Calmels : "le danger, c'est que les femmes se victimisent"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Virginie Calmels : "Emmanuel Macron a réussi à faire exploser la gauche mais la droite résiste"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Pascal Légitimus : un illustre Inconnu

En savoir plus

FOCUS

Lutte contre le terrorisme en France : l'opération sentinelle à bout de souffle?

En savoir plus

LE DÉBAT

Harcèlement sexuel : libération de la parole ou dénonciations généralisées ? (partie 2)

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Je suis Daphne"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Réforme du travailleur détaché : vers un alignement des rémunérations

En savoir plus

Amériques

Trump durcit le ton avec Cuba et marque une rupture avec la politique d'Obama

© Joe Raedle, Getty Images, AFP | Donald Trump, vendredi 16 juin, en Floride avec les nouveaux actes signés concernant la politique américaine vis-à-vis de Cuba.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/06/2017

Donald Trump a annoncé, vendredi, une politique américaine plus restrictive envers Cuba, sans toutefois remettre en cause les principaux aspects de la détente mise en place par son prédécesseur Barack Obama. La Havane a dénoncé cette décision.

Donald Trump s'est engagé, vendredi 16 juin, depuis la Floride, à redéfinir en profondeur le rapprochement avec Cuba, lancé fin 2014 par son prédécesseur Barack Obama après plus d'un demi-siècle de tensions, dénonçant avec force le régime "brutal" au pouvoir à La Havane.

Promettant, depuis le quartier de Little Havana à Miami, "un meilleur accord pour les Cubains et pour les États-Unis", le président américain a annoncé la limitation des transactions avec les entités contrôlées par l'armée cubaine, omniprésentes dans le secteur du tourisme, et une application plus stricte des restrictions sur les voyages vers l'île communiste.

>> Trump a révélé aux Russes une opération israélienne contre l’EI, selon le NYT

Si Donald Trump a promis, dans une formule visant d'abord à galvaniser son auditoire, d'"annuler" un accord qu'il juge "déséquilibré", le président républicain n'a pas, loin s'en faut, effacé d'un trait de plume toutes les initiatives de l'administration précédente. Le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux anciens pays ennemis n'est aucunement remis en cause.

Signaux à sa base anti-castriste

Sur la forme, le nouveau locataire de la Maison Blanche a pris soin d'envoyer des signaux à une base anti-castriste qui lui a apporté un soutien précieux en Floride. Les assouplissements de l'administration Obama "n'aident pas les Cubains, elles ne font qu'enrichir le régime", a-t-il martelé, promettant que l'évolution des relations avec Cuba dépendrait désormais des "réels progrès", de "changements concrets" en matière de libertés politiques et de respect des droits de l'Homme.

"Maintenant que je suis président, l'Amérique va dénoncer les crimes du régime Castro (...) Nous savons ce qui se passe et nous nous souvenons de ce qui s'est passé", a-t-il ajouté, appelant à la libération de tous les prisonniers politiques détenus sur l'île communiste.

De son côté, La Havane a dénoncé, dans un communiqué "les nouvelles mesures de durcissement de l'embargo" imposé à l'île depuis 1962, tout en réitérant "sa volonté de continuer le dialogue respectueux et la coopération" engagées avec les États-Unis depuis 2015.

Les Cubains réagissent à la décision de Trump

 

>> À lire : le procureur spécial enquête désormais sur Trump pour entrave à la justice

Il est difficile de mesurer a priori l'impact exact de la restriction des déplacements sur le secteur touristique cubain, en plein boom, mais l'annonce devrait marquer un tournant. Près de 300 000 Américains se sont rendus sur l'île au cours des cinq premiers mois de 2017, soit un bond de 145 % sur un an. En 2016, Cuba avait accueilli 284 937 visiteurs des États-Unis, 74 % de plus qu'en 2015.

Concrètement, Donald Trump a annoncé l'interdiction de toute transaction financière avec le puissant Groupe d'administration d'entreprises (Gaesa, holding d'État contrôlé par les forces armées) ou ses filiales.

Les vols commerciaux et les croisières vers Cuba ne devraient cependant pas être affectés par cette annonce.

Avec AFP

Première publication : 16/06/2017

  • ÉTATS-UNIS

    Une loi "Covfefe" pour conserver les tweets de Donald Trump

    En savoir plus

  • ETATS-UNIS

    Anniversaire de Donald Trump : 5 personnes qui ne seraient pas conviées

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    États-Unis : la justice invoque un tweet de Trump pour justifier la suspension du décret anti-immigration

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)