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Afrique

L'alliance jihadiste du Sahel revendique l'attaque près de Bamako

© Capture France 24 | Le campement de Kangaba, près de Bamako, est fréquenté par les expatriés.

Vidéo par Anthony FOUCHARD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/06/2017

L'attaque d'un complexe touristique près de Bamako, au Mali, a été revendiquée, lundi, par l'alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda. L'attentat perpétré dimanche a fait cinq victimes et un Français est toujours porté disparu.

La principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda a revendiqué, lundi 19 juin, l'attaque jihadiste meurtrière survenue près de Bamako, dimanche. Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" affirme que les assaillants, au nombre de trois et appartenant à l'ethnie peule, ont péri lors de cette attaque.

Selon un nouveau bilan, l'attaque qui a visé un complexe touristique fréquenté par des étrangers, a fait cinq victimes. Un Français est, par ailleurs, toujours porté disparu.

"Un militaire malien a été tué, et quatre civils", a déclaré, lundi 19 juin, le ministre malien de la Sécurité, le général Salif Traoré, citant les nationalités gabonaise, chinoise, portugaise et malienne des victimes. Dans la matinée, la Haute représentante de l'Union européenne, Federica Mogherini, avait déjà déclaré qu'un Portugais et une Malienne, travaillant tous deux pour l'UE au Mali, avaient trouvé la mort dans l'attentat.

Des recherches sont, par ailleurs, en cours pour retrouver un ressortissant français porté disparu après l'attaque, a indiqué un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Que s’est-il passé ? Selon les informations de France 24, les assaillants se sont présentés devant le portail du campement Kangaba en tirant en l’air pour forcer l’entrée. Ils se sont ensuite précipités vers les hauteurs, là où se trouvent les piscines et où était posté un deuxième commando terroriste venu directement des collines.

L’objectif des assaillants : encercler ce lieu très prisé des Occidentaux et des expatriés. Ce serait des militaires occidentaux en permission présents sur place qui auraient fait feu en premier sur les attaquants. Les terroristes se sont alors retranchés en prenant une trentaine de personnes en otage – des personnels de l’hôtel et des clients.

Un bilan qui aurait pu être plus lourd

Les forces spéciales antiterroristes du Mali ont lancé l’assaut en début de soirée de dimanche. Un assaut qui s’est poursuivi une bonne partie de la nuit. Selon le ministère de la Sécurité, une quarantaine de personnes ont pu être sauvées par l'intervention des forces de sécurité, dont 14 Maliens, 13 Français, deux Espagnols, deux Néerlandais et deux Egyptiens.

Le nombre de victimes, moins lourd que lors d'attaques précédentes, s'explique, outre la présence de militaires sur les lieux, par l'étendue du site qui a offert des possibilités de cachette aux victimes, selon les témoignages.

Le Mali est sous état d'urgence quasiment sans interruption depuis l'attentat contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015, qui avait fait 20 morts, outre ses deux auteurs. Cet attentat avait été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en coordination avec le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, rallié à Aqmi.

Le président français, Emmanuel Macron, est attendu à Bamako le 2 juillet pour le prochain sommet du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), qui doit porter sur le déploiement d'une force conjointe de ces pays, une initiative qui se heurte à des réticences au Conseil de sécurité de l'ONU, en particulier des États-Unis.
 

Première publication : 19/06/2017

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