Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Cameroun : les humanitaires face aux pénuries alimentaires dans les camps de réfugiés

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Il s'appelait Julian Cadman"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

"Areva quitte la Bourse de Paris"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Dans le cartable d'Emmanuel Macron"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle au Kenya : Raila Odinga a saisi la Cour suprême

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le gouvernement veut taxer les grandes entreprises

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Bond : Daniel Craig rempile pour un dernier épisode

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Donald Trump démantèle ses deux conseils économiques

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

L'Europe face au défi des "revenants"

En savoir plus

EUROPE

Le premier round des négociations sur le Brexit s'ouvre à Bruxelles

© Emmanuel Dunand, Ben Stansall, AFP | Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier (G) et le ministre britannique du Brexit David Davis (D).

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/06/2017

Un an après le référendum britannique, les négociations du Brexit démarrent officiellement lundi à Bruxelles, où les Européens craignent que la fragilité du gouvernement de Theresa May ne complique ces tractations historiques.

C'est le jour J à Bruxelles. Lundi 19 juin, près d'un an après le référendum sur le Brexit, l'Union européenne (UE) et le Royaume-Uni lancent les négociations destinées à définir les modalités du divorce.

"C'est le début de négociations qui vont façonner le futur de l'UE et du Royaume-Uni", a déclaré le ministre britannique du Brexit, David Davis, qui retrouvera à Bruxelles le négociateur en chef pour la Commission européenne, Michel Barnier, pour démarrer ces discussions vers 11 h (9 h GMT). "La route est encore longue, mais notre destination est claire : un partenariat profond et spécial entre le Royaume-Uni et l'UE, un accord comme aucun autre dans l'Histoire", a ajouté le ministre, fervent défenseur du divorce depuis la campagne référendaire de 2016.

>> À voir : Le pari perdu de Theresa May

Mais la réunion de lundi ne devrait pas aborder ces lointaines perspectives. Elle sera d'abord consacrée à l'organisation pratique des négociations complexes d'un "retrait en bon ordre" du Royaume-Uni, prévu fin mars 2019, après plus de 40 ans d'une adhésion tumultueuse à l'UE.

Surtout, le menu déclinera les trois dossiers que les 27 pays restant dans l'UE ont définis comme prioritaires avant d’entamer un débat sur l’avenir : le sort des expatriés européens au Royaume-Uni et des Britanniques dans l'UE, l'avenir de la frontière irlandaise et le "règlement financier" des engagements de Londres déjà pris au sein de l'UE, évalués jusqu'à 100 milliards d'euros.

Les Britanniques semblent avoir accepté ce tempo. "Le fait qu'ils viennent, qu'ils acceptent de parler des sujets qu'on a définis, ça montre que les 'clashes' sont sous contrôle", a expliqué un diplomate européen de haut rang à l'AFP.

Le gouvernement britannique en difficulté

"Le meilleur moyen de passer cette semaine est de reconstruire la confiance, de lancer un processus constructif sans trop de feux d'artifice", analyse un haut responsable européen, jugeant que les deux parties ont "un intérêt commun cette semaine : montrer que nous n'allons pas d'un désastre à un autre".

>> À voir : Les Européens se dirigent-ils vers un "Brexit doux"?

Côte britannique, les difficultés du gouvernement s'accumulent en effet. Désignée en juillet 2016 par le Parti conservateur pour remplacer l'initiateur du référendum David Cameron, la Première ministre Theresa May, partisane d'un Brexit "dur" (synonyme notamment d'une rupture totale avec le marché unique européen) est très fragilisée. Elle a perdu sa majorité absolue au Parlement à la suite de législatives anticipées le 8 jui, et est sous le feu des critiques pour sa gestion de l’incendie de la tour Grenfell à Londres.

"Il y a une énorme insécurité chez les Européens, qui se demandent combien de temps elle va tenir", confie un diplomate de haut rang, considérant qu'un interlocuteur affaibli ne peut que nuire aux négociations. Theresa May, qui a plusieurs fois dit préférer "aucun accord plutôt qu'un mauvais accord" avec l'Union européenne, aura l'occasion de préciser elle-même ses plans devant les 27, lors d'un sommet européen prévu jeudi et vendredi à Bruxelles.

>> À lire : Theresa May fait amende honorable devant les députés conservateurs

"La porte est toujours ouverte"

Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, déclarait dimanche que "la porte (était) toujours ouverte" pour le Royaume-Uni dans l'Union européenne s'il revenait sur sa décision de la quitter. Il reprenait les propos du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, et d’Emmanuel Macron après l'échec de Theresa May aux élections législatives. Le président français prévenait qu’une fois les négociations achevées, "il sera beaucoup plus difficile de revenir en arrière".

Ce à quoi David Davis a répondu, dimanche, que "partir nous donne l'occasion de doter le Royaume-Uni d'un nouvel avenir brillant, un avenir dans lequel nous serons libres de contrôler nos frontières, d'adopter nos propres lois et de faire ce que font les pays souverains".

"Je pense que l'ensemble du processus mènera à une issue heureuse", positive pour "les deux parties", a lancé pour sa part le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, en arrivant à une réunion avec ses homologues de l'UE à Luxembourg.

>> À lire : Le sulfureux parti DUP, dernier espoir de Theresa May pour une majorité au Parlement

Avec Reuters et AFP

Première publication : 19/06/2017

  • ROYAUME-UNI

    Royaume-Uni : Theresa May fait amende honorable devant les députés conservateurs

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    Theresa May prête à former un nouveau gouvernement et annonce qu'elle "mènera à bien le Brexit"

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    Le Brexit profite aux finances de l'Église anglicane

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)