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FRANCE

Emplois fictifs au MoDem : "François Bayrou ment", accuse un ancien assistant parlementaire

© AFP (archives) | François Bayrou affirme qu'il n'y a eu aucune "irrégularité"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/06/2017

Dans une interview exclusive accordée à France Info le vendredi 23 juin, un ancien assistant parlementaire accuse le MoDem d’avoir usé d’un système d’emplois fictifs au Parlement européen.

"François Bayrou ment". Cette petite phrase pourrait bien avoir l’effet d’une bombe sur le parti centriste de l’ex-Garde des Sceaux. Un ancien assistant parlementaire de l’UDF devenu MoDem, a confié vendredi 23 juin à Radio France, sous couvert d’anonymat, que le parti avait bel et bien détourné des financements européens afin de rémunérer ses employés travaillant au siège du mouvement à Paris. Une accusation que François Bayrou s’emploie à démentir et qui l’a conduit à renoncer à son poste de ministre de la Justice du gouvernement d’Édouard Philippe.

"J'ai vu que des parlementaires, à plusieurs, finançaient des temps partiels d'assistants parlementaires qui ne fournissaient aucun travail pour le député", explique le témoin qui a lui-même travaillé en tant qu’assistant parlementaire entre 2004 et 2009. "Les parlementaires conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficultés que l'assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d'apporter une preuve qu'un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles."

En clair, des eurodéputés MoDem auraient rémunéré leurs collaborateurs avec des fonds européens alors qu’ils n’ont jamais travaillé pour l'Europe. Ces personnes étaient au siège parisien du parti centriste où ils exerçaient réellement leurs fonctions. Cette manœuvre aurait permis au parti de François Bayrou, selon le témoin, de faire d’énormes économies de masse salariale. "Les budgets des assistants parlementaires servaient à financer le fonctionnement du parti politique, au moins en partie. Les temps partiels qui étaient financés par l'Europe servaient les ambitions de François Bayrou. Il s'agissait bien d'emplois à temps partiel fictifs. François Bayrou ment quand il dit le contraire..."

"Le MoDem n'a jamais eu d'emplois fictifs"

Ce témoignage accablant intervient alors même que François Bayrou affirme une nouvelle fois dans le journal Sud-Ouest qu’il n’y a jamais eu d’emplois fictifs au MoDem. "Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là. Les deux parties étaient bien contentes", déclare au quotidien régional le ministre de la Justice démissionnaire dans une interview publiée vendredi 23 juin. 

"Où est l'irrégularité là-dedans ? (...) C'est pareil avec un agriculteur qui ne peut plus supporter le poids d'un salaire. Il cherche un voisin qui a besoin d'un mi-temps. Je répète ma formule : l'emploi au Modem a été normal, régulier et légal. J'ajoute moral", se défend le maire de Pau, estimant qu'"on a monté une affaire tout à fait infondée. Le MoDem n'a jamais eu d'emplois fictifs", répète-t-il.

Alors que son nom n’est pas cité dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte sur les emplois du MoDem, François Bayrou affirme qu'il répondra aux enquêteurs "avec plaisir" le cas échéant: "Je ne vois pas ce qui est désagréable à répondre aux questions. Je n'ai aucune difficulté".

Reste à savoir ce que le maire de Pau répondra à ces nouvelles accusations.

  

 

Première publication : 23/06/2017

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