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G5 Sahel : "La France ne peut pas continuer à supporter seule le fardeau de la lutte antiterroriste"

© Christophe Archambault, AFP | De g. à d. : Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Emmanuel Macron (France), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Idriss Déby (Tchad) et Mahamadou Issoufou (Niger).

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/07/2017

Lors d'une conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a insisté dimanche sur l'importance de mettre en place une force militaire régionale pour la lutte contre le terrorisme dans le Sahel.

Les dirigeants du G5 Sahel, réunis en sommet dimanche 2 juillet à Bamako avec le président français Emmanuel Macron, sont convenus d'un budget de 423 millions d'euros pour la force conjointe régionale qu'ils veulent déployer contre les jihadistes, a annoncé le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

"Chacun de nos États [Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad] va faire l'effort de 10 millions d'euros", a souligné "IBK" lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue français, ajoutant : "La France ne peut pas continuer à supporter seule le fardeau de la lutte contre le terrorisme".

Voir ici la conférence de presse en intégralité sur France 24 :

Conférence de presse conjointe d'Emmanuel Macron et IBK

>> À lire sur France 24 : "À quelques heures du G5 au Sahel, Al-Qaïda au Mali publie la vidéo de six otages, dont une Française"

L'Union européenne (UE) a déjà promis 50 millions d'euros, "l'amorce d'un engagement dans la durée" que compte favoriser Paris, selon le président français. La France apportera 70 véhicules tactiques et un appui opérationnel, a-t-il annoncé à l'ouverture du sommet. "Sur le volet militaire, c'est un effort équivalent à plus de 8 millions d'euros que nous consacrons d'ici la fin de l'année", a-t-il dit.

Une somme qui reste largement insuffisante pour que la force puisse se déployer entièrement. Les deux présidents ont cependant affirmé qu'un financement complet n'était pas nécessaire pour que la force commence à se déployer. Emmanuel Macron a ainsi déclaré qu'elle serait oppérationnelle "à l'automne".

"Le défi qui est le nôtre désormais, c'est que les états-majors s'organisent, que les décisions soient mises en oeuvre le plus vite possible pour que vous puissiez d'ici à la fin du mois d'août visiter une première trace de ce commandement et son organisation", a dit Emmanuel Macron au président malien.

Une conférence des donateurs doit se tenir dans les prochains mois. Emmanuel Macron a dit avoir "bon espoir que le 13 juillet", le Conseil franco-allemand à Paris permette aux deux pays d'"annoncer des engagements communs autour de cette alliance". Le 21 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution qui "salue" le déploiement de cette force, mais sans lui délivrer ni mandat ni fonds.

"Nouvelle dynamique"

Emmanuel Macron a souligné que ce contingent ne viendrait "en aucun cas se substituer ou se confondre avec Barkhane ou la Minusma", alors que cet embryon de force est présenté comme un possible relais à terme de la force de maintien de la paix de l'ONU et de l'opération antiterroriste française.

Le président français a salué "une nouvelle dynamique" tout en soulignant la nécessité d'obtenir des résultats dans la mise en œuvre des accords de paix d'Alger de 2015 censés neutraliser les jihadistes.

Auparavant, il avait vivement exhorté les dirigeants régionaux à cesser de "faire semblant de faire" sous peine d'être "battus" par les jihadistes.

"Nous pouvons considérer qu'on va faire comme avant : ne pas parler des vrais problèmes, faire semblant de faire, évoquer le passé glorieux ou les pages sombres, et en rester là, nous mentir et mentir à nos populations, puis prendre des airs de victimes quand nous sommes attaqués", avait-il asséné. "Ceux qui sont en face de nous n'attendent pas", a convenu par la suite le président malien.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 02/07/2017

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