Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Kurdistan irakien : les Kurdes en position de force ? (Partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Kurdistan irakien : les Kurdes en position de force ?

En savoir plus

FOCUS

Pologne : le gouvernement défie l'UE avec ses réformes de la justice

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le "Grand méchant zouk" rend hommage à Patrick Saint-Éloi

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Les marchés prudents après la victoire d'Angela Merkel

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le crépuscule d'Angela Merkel"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le Sénat résiste à la vague Macron"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Kamel Daoud : "Enfermer la femme, c'est s'emprisonner soi-même"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Antonio Tajani : "Le référendum catalan est illégal"

En savoir plus

FRANCE

État d'urgence, droit d'asile, assistanat, Europe... les réformes annoncées par Macron

© Eric Feferberg, AFP | Le président français, Emmanuel Macron, s'est exprimé devant les députés réunis en Congrès à Versailles, le 3 juillet 2017.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/07/2017

Lors de son discours devant les députés réunis en Congrès à Versailles, lundi, le président Emmanuel Macron a annoncé la fin de l’assistanat social, de l'État d'urgence, la réforme du système d'asile et une refonte de l'UE sur de nouvelles bases.

Si la majeure partie du discours d’Emmanuel Macron devant les Parlementaires français réunis en Congrès à Versailles lundi 3 juillet a concerné les évolutions institutionnelles, le président de la République a annoncé de nombreux changements à venir durant son quinquennat. Tour d’horizon des principales mesures.

>> À lire : Emmanuel Macron détaille sa "révolution" des institutions

  • Sécurité : fin de l'état d'urgence, mais "mesures renforcées"

L'état d'urgence en vigueur depuis les attentats de novembre 2015 sera levé "à l'automne". "Je rétablirai les libertés des Français en levant l'état d'urgence à l'automne, parce que ces libertés sont la condition de l'existence d'une démocratie forte", a déclaré le chef de l'État, tout en ajoutant que le Parlement serait appelé à voter des mesures nouvelles pour lutter contre le terrorisme.

Emmanuel Macron a ainsi promis des "mesures renforcées" pour la lutte antiterroriste, qui seront placées "sous la surveillance du juge judiciaire, dans le respect intégral et permanent de nos exigences constitutionnelles et de nos traditions de liberté" a déclaré le chef de l'État, en guise de réponse aux nombreux défenseurs des libertés, inquiets des pouvoirs accrus de la justice administrative.

Pour une partie des magistrats et défenseurs des libertés publiques, les mesures de la première loi antiterroriste du quinquennat, dont certains points avaient fuités dans Le Monde début juin, reviennent à inscrire l'état d'urgent de façon permanente dans le droit commun.

>> À lire : Libertés publiques : les contours de la future loi antiterroriste suscitent une levée de boucliers

  • Social : ne pas "transformer" les plus faibles "en assistés permanents de l'État"

Emmanuel Macron a estimé que l'État, en protégeant les plus faibles, ne devait pas les transformer "en mineurs incapables" ou "en assistés permanents", et a appelé à se "désintoxiquer de l'interventionnisme public".

"Il faut bien entendu reconnaître la part essentielle de nos services publics et de tous nos fonctionnaires, qui jour et nuit, sans compter leur énergie, fondent justement cette force", a souligné le chef de l'État. "Mais protéger les plus faibles, ce n'est pas les transformer en mineurs incapables, en assistés permanents de l'État", a-t-il ajouté.

Le président, désireux de "tout faire" pour rendre aux Français l'"autonomie" qu'on leur a "confisquée", a dit souhaiter leur redonner "les moyens de peser efficacement sur leur destin". "Nous devons substituer à l'idée d'aide sociale, à la charité publique, aux dispositifs parcellaires, une vraie politique de l'inclusion de tous", a insisté le chef de l'État, appelant à revoir le rôle de l'État vis-à-vis des citoyens.

"Les Français sont assez intelligents pour faire leur chemin tout seuls. Ce ne sont pas les Français qu'il faudrait désintoxiquer de l'interventionnisme public, c'est l'État lui-même", a-t-il conclu.

Macron veut "réformer en profondeur" le système de l'asile

  • Immigration : réforme du système d’asile et "lutte contre les trafics"

Emmanuel Macron a annoncé qu’il souhaitait voir "réformer en profondeur" le système de l'asile, qu’il a jugé "débordé de toutes parts". L’idée étant, selon lui de cibler à un "traitement humain et juste" des demandes des futurs réfugiés.

"Nous ne pouvons pas continuer d'affirmer hautement notre attachement aux principes de l'asile, tout en nous abstenant de réformer en profondeur" ce système qui, "débordé de toutes parts, ne permet pas un traitement humain et juste des demandes de protection" émanant "d'hommes et de femmes menacés par la guerre et la persécution", a affirmé le président de la République.

Le chef de l’État a plaidé pour "une politique de contrôle et de lutte contre les trafics de personnes", afin de "mieux endiguer" les "grandes migrations", tout en appelant à "accueillir les réfugiés politiques courant un risque réel".

Nous devons "mieux prévenir" ces déplacements "par une politique de sécurité et de développement ambitieux dans toutes les zones de fragilité et de conflit", a également déclaré le président de la République dans un discours devant le Congrès, plaidant pour "une action efficace et humaine" coordonnée en Europe.

Macron: "mieux endiguer" les "grandes migrations" par le contrôle et la lutte contre les trafics

  • Europe : des "conventions démocratiques" pour les pays membres

Le président français a souhaité que des "conventions démocratiques" soient lancées dans tous les pays européens d’ici la fin de l’année pour travailler à la réforme de l’Europe. Ces conventions ne seront toutefois pas une obligation pour les pays membres de l’Union européenne. "Libre à chacun ensuite d’y souscrire ou non" a précisé le président. "Mais le temps n’est plus aux raccommodages", a-t-il prévenu.

Le chef de l'État avait proposé cette idée pendant la campagne électorale, au cours de laquelle il a défendu l'idée européenne, attaquée par plusieurs de ses concurrents. "Nous avons besoin d’une Europe plus forte et refondée", a-t-il répété devant le Congrès de Versailles, évoquant le travail franco-allemand visant à établir une feuille de route de réforme de l'Union européenne et de la zone euro.

Emmanuel Macron a jugé en outre que la construction européenne avait été "fragilisée par la prolifération bureaucratique". "Je vous propose de reprendre de la hauteur, de sortir de la tyrannie des agendas et des calendriers et des méandres de la technique", a-t-il ajouté, souhaitant "reprendre l'Europe à son début" et "faire revivre le désir d'Europe".

Macron devant le Congrès : l'Europe a "perdu le cap"

Avec AFP et Reuters

Première publication : 03/07/2017

  • FRANCE

    En direct : le président Macron s'adresse au Congrès réuni à Versailles

    En savoir plus

  • FRANCE

    La "révolution par le pouvoir" initiée par Emmanuel Macron à Versailles

    En savoir plus

  • FRANCE

    Emmanuel Macron va réunir le Congrès lundi 3 juillet à Versailles

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)