Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Samy Gemayel : "Au Liban, le Hezbollah dicte au gouvernement sa politique étrangère"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Lulendo, maître des rythmes de la forêt

En savoir plus

FOCUS

Immigration en Allemagne : l'apprentissage de la langue, clé de l'intégration

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Panne et pagaille à l'aéroport d'Atlanta

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les sommets de la honte"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Guy Verhofstadt : "L'avenir de nos régions ne se trouve pas dans le séparatisme"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dimitris Avramopoulos : "L'Union européenne fait son devoir moral et légal"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Le Mexique ne contribuera en aucune façon au financement du mur de Trump"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Les Tunisiens sont de plus en plus nombreux à s’immoler par le feu

En savoir plus

Amériques

Iran, Syrie, Libye... ces "dangereux" grands-parents dont Donald Trump ne veut pas

© Twitter @hdagres | Des dizaines d'Américains d'origine étrangère ont posé en photo avec leur grands-parents interdits de visa.

Texte par Bahar MAKOOI

Dernière modification : 05/07/2017

D’après le décret anti-immigration de Donald Trump, les grands-parents des américains originaires d’Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen ne sont plus autorisés à obtenir de visa. Leurs petits-enfants réagissent sur Twitter.

Depuis l'entrée en application, vendredi 30 juin, du décret anti-immigration de Donald Trump dans sa nouvelle version approuvée par la Cour suprême, les grands-parents de citoyens américains originaires d’Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie ou Yémen sont interdits de visa aux États-Unis. Une mesure qui choque les binationaux américains, désormais empêchés d’accueillir leur famille sur le territoire.

Sur Twitter, des dizaines d’Iraniens, mais aussi de Syriens d’origine américaine ont décidé de protester en postant des photographies de leurs grands-parents sous le hashtag #GrandparentsNotTerrorists

"Ma grand-mère de 93 ans a toujours montré des signes de radicalisation"

"Et mon grand-père, est-il un terroriste ?"

"Ma grand-mère iranienne est adorable et incroyable"

"Sans cette incroyable femme syrienne nous ne serions pas là aujourd'hui"

"Elle a élevé ma mère, mais en vertu du ‘muslim ban’, elle n’est plus considérée comme étant de notre ‘famille proche’" indique par exemple @AdrienneMahsa. Cette jeune américaine d’origine iranienne pointe l’une des absurdités de la nouvelle réglementation. Celle-ci exige désormais des ressortissants des six pays concernés par le décret anti-immigration de justifier de la présence sur le sol américain d'un membre proche de leur famille.

Or, par "parent proche", l’administration américaine entend le mari, l’épouse, l’enfant, le gendre, la belle-fille, le frère ou la sœur. Elle l’a fait préciser dans un mémo transmis jeudi à ces ambassades. En revanche, les grands-parents, les petits-enfants de même que les oncles, tantes, nièces, neveux, cousins, beaux-frères ou belles-sœurs et fiancés n'entrent pas dans cette catégorie autorisée à obtenir de visa.

Plus d’un million d’Iraniens aux États-Unis

Malgré les frictions historiques entre Téhéran et Washington, les échanges familiaux entre Iraniens et Américains restent très nombreux. Les États-Unis comptant la communauté iranienne la plus nombreuse hors d’Iran, une population d’environ 1,5 million de personnes, d’après le Groupe des études iraniennes du MIT (Massachussetts Institute of Technology). Près de la moitié de ces Américano-Iraniens vit en Californie, dont une forte communauté à Los Angeles, ce qui lui vaut le surnom de "Tehrangeles".

Les autorités iraniennes ont également réagi après la publication des restrictions appliquées aux grands-parents dans le décret anti-immigration. "Les États-Unis interdisent désormais aux grands-mères de voir leurs petits-enfants, dans une démonstration vraiment honteuse d'hostilité aveugle envers tous les Iraniens", a ainsi tweeté le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif.

En signe de solidarité, d’autres Américains ont joint leurs photos de famille à celle des grands-mères iraniennes de Tweeter. "Si vos grands-parents sont de potentiels terroristes alors les miens le sont également" peut-on lire parmi les messages de soutien.

Première publication : 05/07/2017

  • ÉTATS-UNIS

    Les binationaux français exemptés du nouveau décret anti-immigration de Trump

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Donald Trump vante son usage "présidentiel moderne" des réseaux sociaux

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Deux journalistes insultés par Donald Trump s'interrogent sur sa santé mentale

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)