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Economie

Pentagone et Silicon Valley main dans la main pour mieux épier la Corée du Nord

© Ed Jones, AFP | Une meilleure surveillance du territoire nord-coréen est devenue une priorité pour les États-Unis.

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 07/07/2017

L'armée américaine s’intéresse aux satellites conçus dans la Silicon Valley afin de surmonter ses difficultés à surveiller la Corée du Nord. Une activité devenue prioritaire depuis le lancement récent du missile intercontinental Hwasong-14.

La Silicon Valley à la rescousse du Pentagone pour neutraliser la menace nord-coréenne. L’armée américaine et les services de renseignement s’intéressent de très près aux technologies développées par des start-up spécialisées dans les satellites pour renforcer leur dispositif de surveillance du très secret régime de Pyongyang, rapporte le New York Times jeudi 6 juillet.

La Defense innovation initiative, un programme de soutien financier à la recherche technologique du Pentagone, a ainsi investi une somme non communiquée dans la start-up Capella Space, fondée il y a un an et qui construit des petits satellites capables de surveiller une zone “par tout temps et toute luminosité”. L’administration américaine espère ainsi disposer, d’ici la fin de l’année ou début 2018, d’une flotte de près de 40 engins à déployer au-dessus de la Corée du Nord. La National Geospatial Agency, une agence de renseignement spatiale, a également démarché plusieurs start-up californiennes pour tenter de nouer des partenariats afin d’améliorer ses techniques d’analyses de données satellitaires.

Faible surveillance

Ces nouvelles initiatives font partie du plan américain “kill chain”, qui vise à améliorer la surveillance par satellite du régime de Pyongyang pour identifier plus rapidement les sites de lancement de missiles et les détruire. Ce programme, démarré sous Barack Obama, a été jusqu’alors tenu secret, mais le test réussi du Hwasong-14, un missile balistique nord-coréen qui peut en théorie frapper le sol américain, l’a mis sur le devant de la scène.

L’intérêt des militaires américains pour la technologie made in Silicon Valley provient du peu d’informations dont disposent les États-Unis sur l’activité au sol en Corée du Nord. La surveillance satellitaire américaine couvre à peine un tiers du territoire nord-coréen, affirme le New York Times.

Les nouveaux missiles nord-coréens, comme le Hwasong-14 lancé le 4 juillet, peuvent être lancés très rapidement et nécessitent donc d’avoir un œil constant sur l’activité militaire dans le pays. Surtout que le régime change régulièrement de bases de tirs. Dans le cas du Hwasong-14, les États-Unis ont capté des signaux d’activité militaire plusieurs jours avant le lancement, mais n’ont compris la nature exacte du test mené que le Jour J.

Course contre la montre

L’accélération du programme balistique nord-coréen est une épée de Damoclès au-dessus de la tête des Américains. Il faudrait déployer entre 35 et 50 satellites pour quadriller l'intégralité du territoire nord-coréen. Du matériel militaire qui prend du temps à construire et qui surtout coûte très cher. En 2007, l’Office budgétaire du Congrès avait évalué le coût d’une flotte de 21 satellites militaires à 94 milliards de dollars.

Les alternatives venues de la Silicon Valley ont l’avantage d’être beaucoup moins onéreuses. Les satellites de la start-up Capella Space, par exemple, ont la taille d’un sac à dos. Plusieurs peuvent être lancés à la fois, ce qui réduit considérablement le coût global. Certes, ils n’ont pas été conçus pour les besoins militaires et sont moins puissants. Mais la dernière provocation nord-coréenne a démontré qu’il s’agissait dorénavant d’une course contre la montre.

Première publication : 07/07/2017

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