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Moyen-Orient

Américains et Russes se mettent d'accord sur un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie

© Joseph Eid, AFP | Des ruines d'immeubles, à Alep, le 5 juillet 2017.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/07/2017

La Russie, les États-Unis et la Jordanie ont conclu vendredi une trêve dans le sud-ouest de la Syrie, à l'issue de la rencontre entre le président Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, au sommet du G20, à Hambourg.

Le rapprochement entre Russes et Américains n’aura pas été vain au G20. Un cessez-le-feu a été conclu vendredi 7 juillet entre Moscou et Washington, qui prendra effet dimanche à 9 h GMT (midi heure locale) dans le sud de la Syrie. "Aujourd'hui, dans la capitale jordanienne, Amman, des experts russes, américains et jordaniens (...) se sont mis d'accord sur un memorandum pour la création d'une zone de désescalade" dans les provinces de Deraa, Qouneitra et Soueida, a indiqué le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, en marge du sommet du G20.

"Dans cette zone, il y aura un cessez-le-feu (entre forces progouvernementales et rebelles) à partir du 9 juillet, à midi heure de Damas", a-t-il ajouté.

"Américains et Russes capables de travailler de concert sur la Syrie"

Dans un premier temps, "la sécurité autour de cette zone sera assurée par des forces et moyens de la police militaire russe en coordination avec les Jordaniens et les Américains", a précisé Sergueï Lavrov.

Son homologue américain Rex Tillerson a salué l'accord conclu entre les deux pays. "Il s'agit d'une première indication montrant que les États-Unis et la Russie sont capables de travailler de concert sur la Syrie", a-t-il dit.

La Russie et l'Iran, alliés de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, ont adopté en mai le principe de la création de quatre zones sécurisées pour instaurer une trêve durable dans plusieurs régions, dans le cadre de négociations parallèles à celles parrainées par l'ONU.

L'une de ces zones se trouve dans le sud du pays, les trois autres dans la région d'Idleb (nord-ouest), la province de Homs (centre) et l'enclave rebelle de la Ghouta orientale (banlieue est de Damas).

"Accord tripartite"

À Amman, où l'accord annoncé vendredi a été scellé, le ministre jordanien de l'Information Mohamed Momani a qualifié ce cessez-le-feu dans le sud de la Syrie "d'accord tripartite" entre Russes, Américains et Jordaniens.

Selon l'agence officielle Petra, il a déclaré qu'un "cessez-le-feu se mettra en place (dimanche) selon les lignes de contact convenues entre les forces gouvernementales syriennes d'un côté et les rebelles de l'autre".

L'objectif de l'accord est notamment de "permettre l'accès de l'aide humanitaire" dans cette zone, selon ce responsable jordanien, qui a précisé que l'arrangement devait "contribuer à créer un environnement favorable" en vue d'une solution politique au conflit.

À Hambourg, Rex Tillerson a par ailleurs indiqué que les présidents américain et russe Donald Trump et Vladimir Poutine avaient eu, vendredi lors de leur rencontre en marge du G20, une "longue discussion au sujet des autres zones en Syrie où nous [Américains et Russes] pouvons continuer à travailler ensemble pour procéder à une désescalade de la violence".
 

Avec AFP

Première publication : 08/07/2017

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