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EUROPE

Massacre de Srebrenica : la Bosnie-Herzégovine se souvient, 22 ans après

© Elvis Barukcic, AFP | Une femme se recueille près d'un camion transportant les corps de victimes récemment identifiées du massacre de Srebrenica, le 9 juillet 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/07/2017

La Bosnie-Herzégovine commémore ce mardi le 22e anniversaire du massacre de Srebrenica, la pire tuerie en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Il y a 22 ans, plus de 8 000 Bosniaques étaient tués lors de la prise de Srebrenica par les forces serbes. Cette date, qui correspond à la la pire tuerie en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale et que la justice internationale a qualifié de génocide, est commémorée ce mardi 11 juillet en Bosnie. À cette occasion, les restes de 71 victimes bosniaques, récemment identifiées, ont été inhumés dans le mémorial de Potocari, à quelques kilomètres du centre-ville.

Des milliers de personnes se sont réunies autour des 71 cercueils recouverts d'un drap vert, caressés par des femmes en pleurs. Fata Omerovic, 65 ans, s’est assise près des tombes de ses deux fils et de son mari. "Il ne me reste qu'une fille, personne d'autre", a-t-elle raconté. Son troisième fils a été tué au début de la guerre de Bosnie (1992-95), qui avait fait plus de 100 000 morts. "Je me demande si mes enfants vivront la même chose. Mes deux grands-pères ont aussi été tués. Ils sont déjà enterrés. Heureusement, leurs corps ont été retrouvés complets", a aussi expliqué Adela Efendic, 22 ans, venue enterrer son père, tué à l'âge de 35 ans.

Les restes des 71 victimes, dont sept adolescents et une femme, ont rejoint 6 439 autres morts, tandis que 233 sont enterrés ailleurs, selon l'Institut bosnien pour les disparus. Un millier reste non identifié ou disparu.

>> À lire : "L'élection d'un maire serbe à Srebrenica inquiète les habitants bosniaques"

Hommes et garçons séparés

Pendant la guerre, Srebrenica était l’une des six "zones protégées" par l'ONU, donc sous protection d'un contigent de casques bleus. Dans ce cas précis, des Néerlandais. Mais peu nombreux et faiblement armés, ils n’ont pu empêcher la prise de l’enclave par les forces serbes de Bosnie. Retranchés dans leur base militaire non loin de là, les militaires du "Dutchbat", pour Dutch Battalion, n'ont pu accueillir que quelques milliers de réfugiés en raison de la "situation humanitaire".

Depuis la tragédie, les autorités néerlandaises ont été accusées et poursuivies pour n'avoir pas pu empêcher le carnage par les troupes de Ratko Mladic, dit "le boucher des Balkans". L'État néerlandais a été reconnu partiellement responsable fin juin du décès de 350 musulmans lors de ce massacre et va devoir verser des compensations financières pour les dommages subis par les familles des victimes, toujours meurtries.

Un terrible crime pour Belgrade, mais pas de génocide

Dans une déclaration à la chaîne Happy, le président serbe Aleksandar Vucic a répété qu'"un terrible crime (avait) été commis" à Srebrenica. Il a également évoqué les crimes dont ont été victimes les Serbes de Bosnie, notamment lors de la contre-offensive croate "Tempête" de 1995, ou dans le camp de concentration croate de Jasenovac, durant la Seconde Guerre mondiale. Belgrade refuse de considérer le massacre de Srebrenica comme un acte de génocide, comme le qualifie la justice internationale. Plusieurs leaders de l'opposition, Sasa Jankovic (centre gauche) et Cedomir Jovanovic (libéral), plaident en ce sens.

En réponse, Bakir Izetbegovic, le chef politique des Bosniaques musulmans, a estimé mardi qu’il "ne peut y avoir de réconciliation sans vérité et sans justice". Il a appelé "le peuple serbe, ses leaders et son élite intellectuelle à accepter la vérité, à cesser de nier le génocide commis ici".

Avec AFP et Reuters

Première publication : 11/07/2017

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