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A l'étranger aussi les Vénézuéliens votent contre le président Maduro

© AFP / Par Leila MACOR | Des Vénézuéliens font la queue pour participer à la consultation populaire organisée par l'opposition contre le président Maduro, le 16 juillet 2017 à Miami

MIAMI (AFP) - 

Monica Rodriguez, Vénézuélienne basée à Miami, vient de voter dimanche à la consultation populaire symbolique organisée par l'opposition contre le président Nicolas Maduro et son projet de modifier la Constitution: "Je me sens comme une libératrice!", lance-t-elle pleine d'euphorie.

Des Etats-Unis à l'Espagne, en passant par la Colombie ou le Mexique, des dizaines de milliers de Vénézuéliens dans plus de 500 villes à travers le monde ont participé à cet acte de "désobéissance civile", selon les antichavistes - du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à sa mort en 2013.

En Floride, cette commerçante de 44 ans se perd avec sa poussette au milieu de la foule qui patiente devant un des sept bureaux de vote du secteur, où réside la plus importante communauté au monde issue de ce pays sud-américain.

Arborant casquettes et drapeaux jaune, bleu et rouge du Venezuela --ou le maillots de foot de la Vinotinto--, ils chantent l'hymne national et scandent "Liberté! Liberté!". Certains versent une larme en glissant dans l'urne leur bulletin, lequel n'aura aucun caractère contraignant. Le scrutin se déroule sans l'aval des autorités.

"Ce n'est pas une élection, c'est une déclaration. Et ils (le camp présidentiel) nous regardent", déclare à l'AFP Rosa Tejeiro de Reyna, la soixantaine, qui a quitté son pays en 2010.

"Les Vénézuéliens, nous sommes beaucoup plus que ce que représente le gouvernement. Et quand nous agissons ensemble démocratiquement, on peut faire beaucoup", souligne José Hernandez, directeur à Miami de la Commission des Vénézuéliens de l'extérieur (Covenex), liée à la coalition d'opposition, la Table de l'unité démocratique (MUD), chargée de l'organisation.

"C'est un effort gigantesque et toutes les villes ont collaboré. La participation des Vénézuéliens est saisissante", ajoute-t-il.

Dans le seul sud de la Floride, il devrait y avoir plus de 100.000 votants, selon les estimations, un chiffre qui "dépasse le registre électoral des Vénézuéliens de l'extérieur du Conseil national électoral".

Quelque 273.000 ressortissants vénézuéliens vivent aux Etats-Unis, selon le recensement de 2015.

- 'Vivre en paix' -

L'assemblée constituante, dont les 545 membres seront élus le 30 juillet, aura pour mission de modifier la Constitution en vigueur pour assurer, selon M. Maduro, la "paix et la stabilité économique" du Venezuela.

Le projet est fermement rejeté par les antichavistes qui y voient un moyen pour le gouvernement de rester au pouvoir, en contournant le Parlement où l'opposition est majoritaire depuis 2016.

A Los Angeles, l'acteur vénézuéliens Edgar Ramirez ("La fille du train", "Joy", "Carlos"...) estime que "c'est le moment de protester contre tous ceux que nous avons perdu au front durant les manifestations, et toutes les personnes décédées à cause du laisser-aller, l'insécurité, le manque de leadership et de transparence au Venezuela".

En Espagne, où résident 70.000 Vénézuéliens environ, on trouve des bureaux de vote à Madrid, Barcelone et d'autres villes. "Je veux que le monde entier puisse voir que des millions de Vénézuéliens ne soutiennent pas le régime de Maduro et veulent vivre en paix, démocratiquement", explique à l'AFP Maria del Perez, 60 ans, une femme qui attend son tour sous le soleil de plomb madrilène, en agitant un drapeau vénézuélien.

Au milieu de l'hiver austral argentin, des centaines de personnes font la queue dans le froid de Buenos Aires, où cinq bureaux de vote sont installés. Le pays en compte 18 au total.

Sur les 14 bureaux brésiliens, un était localisé à Sao Paulo où quelque 900 électeurs se sont déplacés.

Des scènes similaires étaient visibles au Mexique, en Colombie ou au Chili, qui ont vu la population de Vénézuéliens exilés augmenter ces dernières années.

Vendredi, le Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) a publié des chiffres de demandes d'asile déposées par des Vénézuéliens: 52.000 demandes depuis janvier, soit plus du double de celles recensées l'an dernier.

"Nous, ce que l'on veut, c'est un Venezuela libre, nous avons organisé cela car nous ne voulons plus que nos frères continuent d'avoir faim et à souffrir de la violence", déclare à l'AFP le gérant d'Arepa Factory, un restaurant au nord de la capitale mexicaine.

Par Leila MACOR

© 2017 AFP