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Le président philippin promet plus d'autonomie aux musulmans

© AFP | Le président philippin Rodrigo Duterte pose avec les dirigeants du Milf et des représentants du gouvernement en tenant un brouillon de la loi fondamentale Bangsamoro censée donner plus d'autonomie au sud de l'archipel.

MANILLE (AFP) - 

Le président philippin Rodrigo Duterte a promis lundi plus d'autonomie à la minorité musulmane, dans le but de couper l'herbe sous le pied aux rebelles jihadistes qui ont pris le contrôle d'une ville dans le sud de l'archipel.

M. Duterte s'est engagé à soumettre au vote du Parlement un projet de loi fondamentale dit de Bangsamoro rédigé en commun par des responsables du gouvernement et le principal groupe rebelle musulman, le Milf (Front de libération islamique Moro).

Le Milf a signé en 2014 avec le prédécesseur de M. Duterte, Benigno Aquino, des accords visant à établir une paix durable dans la région. Il renonçait à ses ambitions séparatistes en échange de l'autonomie du sud de l'archipel, région largement musulmane dans un pays catholique à 80%.

Mais le Parlement a refusé de voter la loi "fondamentale" visant à créer une région autonome.

Peu après, des factions dissidentes avaient prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI). L'attaque sur la ville de Marawi, dans l'état méridional du Mindanao, le 23 mai, est une de leurs premières actions d'ampleur. Elle a déclenché l'instauration de la loi martiale dans la région où les affrontements ont déjà fait 500 morts.

"C'est un pas en avant significatif dans notre quête visant à mettre fin à des siècles de haine, méfiance et injustice qui ont un coût et un impact sur des millions de vies de Philippins", a déclaré le président Duterte dans un discours devant les dirigeants du Milf et des responsables du gouvernement.

"Ces gens qui se sont engagés dans la mauvaise voie (une allusion aux jihadistes de Marawi, ndlr) ont comblé le vide laissé par notre échec dans l'adoption de la loi fondamentale", a dit pour sa part le président du Milf, Murad Ebrahim, lors du même événement.

Le négociatrice de paix côté gouvernement, Irene Santiago, a affirmé espérer que la loi soit soumise au Parlement dans le délai d'un an.

Le sud du pays est considéré par les cinq millions de musulmans philippins (sur 100 millions d'habitants) comme leur terre ancestrale.

La rébellion a démarré dans les années 70 et coûté quelque 150.000 vies, devenant ainsi une des plus longues et des plus meurtrières en Asie.

"Les douze prochains mois sont plein d'opportunités mais aussi lourds de danger", notamment en ce qui concerne "l'extrémisme violent, la source de la crise à Marawi", a déclaré Mme Santiago.

Une région autonome dans l'île méridionale de Mindanao a été partiellement mise en place après la signature en 1996 d'un accord entre un groupe rebelle rival du Milf, le MNLF (le Front national de libération Moro).

Mais cet accord n'avait pas mis fin à la violence ni à la rebellion.

© 2017 AFP