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Economie

STX : pourquoi Paris insiste pour 50 % des chantiers navals de Saint-Nazaire 

© Damien Meyer, AFP | Une publicité pour les chantier de Saint-Nazaire, le 27 juillet 2017.

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/08/2017

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a rencontré mardi à Rome son homologue italien pour tenter de trouver une issue au dossier STX. Pourquoi la France souhaite-t-elle partager à parts égales le capital des chantiers navals ? Explications.

Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, a rencontré, mardi 1er août, son homologue italien Pier Carlo Padoan ainsi que le ministre du Développement économique Carlo Calenda pour tenter de trouver une issue au dossier industriel STX : l'Italie et Fincantieri réclament toujours la majorité absolue du capital des chantiers navals de Saint-Nazaire, et non simplement 50 % comme le voudrait la France, en dépit d'un accord conclu sous le gouvernement précédent.

Une rencontre qui n'a donné aucun résultat vraiment concret si ce n'est la promesse d'aboutir à une solution avant le 27 septembre 2017. Dans une déclaration commune, les ministres ont également affirmé la volonté de leur deux pays de mettre en place "une coopération navale commune, civile et militaire". 

Chacun aura donc encore campé sur ses positions, Paris bien décidé à conserver la moitié du capital de l'entreprise, tout en cédant sur un point. Dans un entretien au Corriere della Sera publié mardi matin, le ministre français a souligné en effet que si Paris proposait un accord à 50-50, le président du conseil d'administration, désigné par Fincantieri, disposera d'une voix prépondérante. "Fincantieri aura donc clairement la direction des chantiers navals", a-t-il affirmé. Mais pour l'Italie, ce n'est pas suffisant. "Fincantieri doit avoir au minimum plus de 50 %, vu que les Coréens avaient les deux tiers" du capital de STX France, a déclaré le ministre italien à l'AFP avant la rencontre.

>> À lire : Dossier STX : Paris fait monter la pression dans le bras de fer franco-italien

Des raisons économiques et stratégiques

Mais Paris ne sembe pas vouloir céder et ce pour deux raisons : "La première est d’ordre économique, explique Christophe Dansette, journaliste économique à France 24. Aujourd’hui, il n’y a pas de problème d’emploi au sein de STX, au contraire. Il y a pour 4,5 milliards d’euros de commande, c’est-à-dire onze ans de travail assuré. Mais on ne sait pas ce qui va se passer par la suite, en 2028. En cas de crise, on peut penser que les emplois italiens seraient privilégiés, si ces derniers sont majoritaires au capital, et ça, Bruno Le Maire n’en veut pas".

Ainsi, si le secteur de la croisière va très bien, une crise peut survenir demain, qui pourrait forcer Fincantieri à déplacer ses activités sur d'autres sites de production.

En outre, Paris redoute une fuite incontrôlée des brevets français. "Bruno Le Maire redoute que les technologies françaises ne partent vers la Chine car il existe un actionnaire chinois, CSSC, au sein de Fincantieri ", avance Christophe Dansette.

Dimanche, Bruno Le Maire avait déjà proposé à l'Italie d'élargir les négociations à une coopération militaire pour bâtir "un grand champion de l'industrie navale européenne". Ce à quoi la déclaration de mardi ouvre peut-être la voie. 

La semaine dernière, l'Italie avait vivement réagi à la nationalisation "temporaire" du chantier naval, pourtant promis à Fincantieri, dénonçant le retour du nationalisme et du protectionnisme.

Avec AFP

Première publication : 01/08/2017

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