Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d’Ivoire : L’appel "au dialogue" de Guillaume Soro

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Crise en Catalogne : les médias publics dans le viseur de Madrid

En savoir plus

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Corée du Nord : pour Séoul, "il est encore temps" de négocier

En savoir plus

FOCUS

Chili : la version officielle de la mort de Pablo Neruda scientifiquement contredite

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ayo, le Nigeria aux couleurs de "Paname"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un plébiscite en Vénétie pour l'autonomie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après la jungle de Calais, un nouvel espoir"

En savoir plus

FRANCE

Collomb : distinguer "réfugiés" et "migrants" pour sauvegarder le droit d'asile

© Stéphane de Sakutin, AFP | Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sortant de l'Elysée, le 2 août 2017.

Dernière modification : 06/08/2017

Pour le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, les réfugiés doivent être accueillis plus rapidement et les migrants économiques effectivement reconduits, pour empêcher qu'à terme le droit d'asile ne soit "remis en cause".

Dans une interview publiée dimanche 6 août dans le JDD, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a estimé que les réfugiés devaient être accueillis plus rapidement et que les migrants économiques devaient être effectivement reconduits, pour empêcher qu'à terme le droit d'asile ne soit "remis en cause".

"Les enquêtes d'opinion montrent une réticence de plus en plus grande" des Français sur la question de l'accueil des migrants, a-t-il averti. "Si l'on ne fait pas la distinction entre le droit d'asile et les autres motifs de migrations, ce sera le droit d'asile qui sera remis en cause".

Cette distinction entre demandeurs d'asile et migrants économiques avait déjà été évoquée le 12 juillet par le gouvernement, lors de la présentation d'un "plan migrants" qui prévoit notamment plus de 12 000 places d'hébergement pour les demandeurs d'asile et les réfugiés d'ici 2019.

"Notre politique doit toujours concilier efficacité et générosité. Nous accueillons tous ceux qui fuient guerres et persécutions, mais nous distinguons les réfugiés de ceux dont la migration obéit à d'autres ressorts, notamment économiques", résumé Gérard Collomb

Le ministre de l’Intérieur a annoncé lundi dernier la création, dans les Hauts-de-France, de deux nouveaux centres pour les migrants errant à Calais dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre. La situation "demeure extrêmement complexe" dans cette ville, selon Gérard Collomb. Environ 350 migrants sont toujours présents sur place, neuf mois après le démantèlement de l'immense bidonville de la "jungle", et une centaine à Grande-Synthe, a-t-il dit.

Plus de 200 adultes revenus d'Irak et de Syrie

Dans cet entretien au JDD, le ministre évoque aussi la menace terroriste. Il explique ainsi que 217 majeurs et 54 mineurs sont rentrés des zones de combats en Irak et en Syrie en France. Selon lui, ces personnes "font l'objet d'un traitement judiciaire systématique par le procureur de la République de Paris et nombre d'entre eux sont actuellement incarcérés".

Il ajoute que sept attentats ont été déjoués depuis le début de l'année, un chiffre déjà annoncé. "La menace terroriste reste très élevée", dit-il. Il cite "des individus qui pourraient être téléguidés depuis l'étranger, notamment par Al-Qaïda. Ou des personnes sans lien directs avec la Syrie, mais soumises à une propagande qui reste malheureusement très active".

Gérard Collomb ajoute que le nombre de personnes inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste ne cesse d'augmenter et évoque "plus de 18 500 signalements".

Avec AFP et Reuters

Première publication : 06/08/2017

  • FRANCE

    Migrants de Calais : la justice refuse la création d'un centre d'accueil d'urgence

    En savoir plus

  • FRANCE

    Calais : Collomb ne veut pas de "point de fixation" pour les migrants

    En savoir plus

  • CALAIS

    Calais interdit la distribution de repas aux migrants, un arrêté "inhumain" pour les associations

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)