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FRANCE

Les députés LREM priés de "réviser" pendant leurs vacances

© Jacques Demarthon, AFP | Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, le 28 juillet 2017 à l'Assemblée nationale, à Paris.

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 08/08/2017

À l’approche des vacances parlementaires prévues mercredi, les cadres de LREM ont invité les élus novices à profiter de leurs vacances pour revoir le règlement de l'Assemblée, après plusieurs couacs constatés au sein de l’Hémicycle.

Les vacances des nouveaux députés marcheurs s’annoncent studieuses. "Certains ont des difficultés, mais ils vont passer l’été à réviser", a indiqué Christophe Castaner, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement dans les colonnes du Journal du Dimanche (JDD) du 30 juillet. Au programme des révisions, des conseils de lecture, notamment la liste des 164 articles qui administrent la vie de l’Assemblée nationale. L’objectif des ténors du parti présidentiel est simple, être "opérationnel à la rentrée".

Les députés Marcheurs votent par erreur contre un article la loi de moralisation soutenue par le gouvernement

"Je pars en vacances […] avec la Constitution"

"C’est un très bon conseil qu’a délivré Christophe Castaner, s’enthousiasme Agnès Thill, députée LREM qui a fait ses débuts en juin à l’Assemblée. Je comptais de toute façon partir en vacances avec mes dossiers sous le bras, confie l’ancienne directrice d’école à France 24. Dans ma valise, j’ai pris le règlement de l’Assemblée nationale 2017, qui comprend la Constitution, le code de déontologie du député et plein d’autres choses que je vais lire attentivement."

La parlementaire de 53 ans n’éprouve pas de difficulté à avouer qu’elle doit encore travailler pour être pleinement opérationnelle. "Les députés, qui comme moi, n’ont jamais eu auparavant de mandat politique et qui n’ont jamais travaillé dans ce secteur ont tout à découvrir. On ne peut pas tout savoir du jour au lendemain", confesse-t-elle.

Des ratés copieusement commentés par l’opposition

Des débuts hésitants qui n’ont pas échappé aux fourches caudines de députés de l’opposition plus aguerris, agacés de constater les confusions répétées de leurs confrères inexpérimentés. "Ce qu’il se passe est en réalité très affligeant et même catastrophique", a relevé Delphine Batho le 28 juillet sur France Info. On est dans un débat sur la moralisation de la vie publique, sur la confiance dans la démocratie. Et il y a des dysfonctionnements répétés du Parlement […] qui sont inacceptables parce que la majorité n’est pas dirigée."

Constat partagé par la députée socialiste Cécile Untermaier, qui, dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 juillet, après la levée de la séance, "au bord des larmes" selon Le Monde, s’alarme de l’"incompétence" de ses collègues LREM. "C’est catastrophique, j’ai l’impression qu’on abîme l’Assemblée nationale."

Il faut dire que les flagrants délits d’amateurisme n’ont pas manqué depuis la rentrée parlementaire. Confusions dans les procédures, absence de prise de parole, accrocs dans le protocole, cafouillage dans les votes, depuis le 27 juin dernier, les exemples de ratages sont largement commentés sur la Toile. On peut notamment citer le cas de la présidente de la commission des Lois de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, députée LREM, qui pensant son micro éteint, étrille ses collègues, le 19 juillet à Paris. "On a un groupe qui dort, qui sait pas monter au créneau, qui est vautré", explique-t-elle à la fin d'une réunion consacrée au projet de loi de moralisation de la vie publique. "On a une responsable de texte qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue", poursuit la députée distraite.

Un autre exemple de raté concerne la députée La République en marche, Carole Bureau-Bonnard, masseuse-kinésithérapeute il y a peu, propulsée vice-présidente de l’Assemblée, incapable de tenir une séance qui vire au chaos.

"Les chefs, ils sont où ?"

Pour certains députés de l’opposition, les responsables du parti macroniste sont responsables des cafouillages actuels. "La majorité n’est pas dirigée, s’est également insurgée Delphine Batho sur France Info. Le problème qui est posé n’est pas de pointer du doigt des jeunes collègues, c’est-à-dire des nouveaux députés qui n’ont pas forcément une longue expérience. C’est pas à eux qu’il faut faire porter le chapeau. Les chefs, ils sont où ?"

Un faux procès, estime Agnès Thill, députée novice LREM. "Je ne trouve pas que l’on soit abandonné. À tout moment, je peux demander de l’aide quand j’en ai besoin, explique l’élue à France 24.Un député n’a de toute façon pas à être coaché. Et de toute façon, si nous l’étions, on dirait de nous que sommes des moutons, des élus infantilisés. Il nous faut juste un peu de temps pour totalement épouser la fonction". En attendant la rentrée, la députée se concentre sur ses dossiers car elle sait que la reprise parlementaire en septembre sera ardue.
 

Première publication : 07/08/2017

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