Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : L'opposition dénonce une fraude électorale

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Brésil : le "docteur Popotin" arrêté

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde : Les bleus champions du monde : une fierté française retrouvée

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Football : l'excellence de la formation française

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Vincent Cassel, l’homme aux mille visages

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Affaire Benalla : "Les voyous de l'État Macron"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Nouvelle loi fondamentale en Israël : "Un coup dur pour les minorités"

En savoir plus

REPORTERS

Maracaibo, miroir de tous les maux du Venezuela

En savoir plus

FOCUS

Le couteau, nouvelle arme de prédilection des gangs londoniens

En savoir plus

FRANCE

Présidentielle française : ce que révèlent les comptes de campagne des candidats

© AFP (archives) | Emmanuel Macron lors d'un meeting de campagne, le 17 avril 2017.

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 08/08/2017

Trois mois après la fin de l'élection présidentielle, les comptes de compagne des 13 candidats ont été publiés au JO. Ces chiffres, qui seront validés (ou non) en janvier par la Commission des comptes de campagne, recèlent leur lot de surprises.

Les comptes de campagne des 13 candidats engagés dans la course à l'Élysée sont désormais connus. Trois mois après la fin de l’élection présidentielle 2017, les chiffres avancés par les équipes de campagne ont été publiés au Journal officiel, discrètement, le 3 août dernier. Ils doivent encore être validés par la Commission des comptes de campagne en janvier 2018.

Ces publications, épluchées par RTL, indiquent que c'est Emmanuel Macron qui a le plus dépensé pour sa campagne, avec 16,8 millions d'euros de dépenses. Il est talonné de près par Benoît Hamon avec 15,2 millions, lui qui n’a pourtant recueilli que 6,35 % des voix. François Fillon se hisse à la troisième place avec 13,8 millions d’euros. Marine Le Pen est, elle, parvenue à se maintenir au second tour avec 12,5 millions d’euros dépensés. Jean-Luc Mélenchon n’a pour sa part déboursé que 11 millions d’euros. La palme du candidat le moins dispendieux revient au petit candidat Jean Lassalle, qui n’a sorti que 257 289 euros pour faire entendre son programme.

Des candidats plus économes qu'en 2012

Deuxième enseignement : ces chiffres de campagne s'avèrent être bien en-deçà de ceux de 2012. Lors de la précédente campagne présidentielle, François Hollande avait frôlé le seuil des 22,5 millions d'euros autorisés pour les candidats au second tour, en présentant une facture de 21,7 millions d’euros. Quant à son adversaire Nicolas Sarkozy, il avait dépassé ce plafond, s’attirant des ennuis judiciaires.

On apprend également qu’Emmanuel Macron a alloué une importante part de son budget dans la communication destinée à ses électeurs. La facture des SMS, appels, courriers, tracts, ainsi que les sondages, s’élève à plus de 5 millions d’euros. Ses meetings ont quant à eux coûté 5,8 millions d’euros. Mais ce n’est pas le chef de l’État qui a été le plus dépensier en la matière : Benoît Hamon a sorti 6,1 millions d’euros pour haranguer les foules.

Autre surprise, il semble que les électeurs de Mélenchon aient été plus généreux que les macronistes. Le candidat de La France insoumise, qui a lui aussi beaucoup investi dans les déplacements et dans les meetings en plein air – particulièrement coûteux pour la sécurité –, est aussi celui qui a recueilli le plus de dons. L’Insoumis a en effet récolté 3 millions de dons, là où Emmanuel Macron n’en a recueilli qu’un seul.

Enfin, les comptes de campagnes révèlent que François Fillon, éliminé dès le premier tour, a consacré environ 1,5 million d'euros à ses déplacements, soit trois fois plus que les autres prétendants à l'Élysée. "Des prix qui correspondent plus à du jet privé (ou à des centaines de cars de militants) qu’à du train en seconde classe", commente RTL sur son site.

 

Première publication : 08/08/2017

  • FRANCE

    Présidentielle française : pourquoi le big data s’est trompé en prédisant un duel Fillon-Le Pen

    En savoir plus

  • POLITIQUE

    Financement de la campagne de Sarkozy en 2007 : Hortefeux averti de sa convocation

    En savoir plus

  • FRANCE

    Pas de statut de Première dame pour Brigitte Macron mais une "volonté de transparence"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)