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Donald Trump se dit prêt à intervenir militairement au Venezuela

© Jim Watson, Federico Parra, AFP | Début août, les États-Unis ont infligé des sanctions à Nicolas Maduro qu'ils ont qualifié de "dictateur".

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/08/2017

Refusant la main tendue de Nicolas Maduro, Donald Trump a évoqué, vendredi, une possible intervention militaire au Venezuela. Le Pentagone cependant rejette tout projet d'invasion du pays latino-américain.

Donald Trump a fait de la surenchère verbale sa marque de fabrique. Il l'a encore prouvé, vendredi 11 août, en refusant la proposition du président vénézuélien Nicolas Maduro d'un entretien avant de menacer le pays latino-américain d'une intervention militaire. Cette escalade inattendue dans la réponse de Washington à la crise politique vénézuélienne a été qualifiée d'"acte de folie" par Caracas.

"Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire", a lancé vendredi le président américain, lors d'un échange avec des journalistes dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est en vacances. Appelé à donner des précisions sur cette annonce, qui intervient dans une période d'extrême tension avec la Corée du Nord, le président américain est resté évasif.

Interrogé sur ces propos, le Pentagone s'est dit prêt à soutenir les efforts de protection des citoyens américains et les intérêts des États-Unis, mais a ajouté que les insinuations de Caracas quant à un projet d'invasion du Venezuela étaient "sans fondement".

"Un acte de folie"

Ces déclarations sont d'autant plus surprenantes que la veille, Nicolas Maduro avait semblé tendre la main vers les États-Unis appelant de ses vœux une conversation avec le président américain. La requête a été manifestement refusée : la Maison Blanche ayant déclaré que Donald Trump s'entretiendra avec plaisir avec le dirigeant vénézuélien dès que la démocratie aura été restaurée dans le pays.

Réagissant aux propos de Donald Trump, Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a déclaré : "C'est un acte de folie, un acte de suprême extrémisme".

Début août, les États-Unis ont infligé des sanctions au président vénézuélien qu'ils ont qualifié de "dictateur". La réaction de Washington est survenue au lendemain de l'élection controversée de l'Assemblée constituante voulue par le président socialiste, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts.

Rejetée par l'opposition et des pays occidentaux, cette assemblée l'a confirmé à l'unanimité dans ses fonctions de "président constitutionnel de la république bolivarienne du Venezuela". Une nouvelle série de sanctions américaines ont par ailleurs été adoptées cette semaine à l'encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place d'une Assemblée constituante jugée "illégitime".

Avec AFP et Reuters

 

Première publication : 12/08/2017

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