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Rassemblement sous haute tension de la droite radicale américaine

© AFP / Par Eleonore SENS | Un membre du Ku Klux Klan lors d'un rassemblement de groupuscules d'extrême droite, le 8 août 2017 à Charlottesville (Virginie)

CHARLOTTESVILLE (ETATS-UNIS) (AFP) - 

Des centaines de policiers étaient déployés samedi dans la petite ville américaine de Charlottesville, en Virginie, où des échauffourées ont éclaté au début du rassemblement sous haute tension de groupuscules d'extrême droite, sous les huées de nombreux militants antiracistes.

Les craintes de débordements étaient avivées par la présence d'armes portées ouvertement par les manifestants, ainsi que le permet la loi dans l'Etat de Virginie.

Des membres de milices d'extrême droite se sont positionnés en tenue paramilitaire, fusil semi-automatique en bandoulière, non loin des forces de l'ordre très sollicitées.

Des premiers heurts ont éclaté entre manifestants et contre-manifestants avant même le début du rassemblement, avec des échanges de coups et des bouteilles projetées, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Ces groupes de la droite radicale et identitaire américaine, dont le Ku Klux Klan et des néo-nazis, entendent dénoncer de façon unitaire le projet de Charlottesville de déboulonner la statue d'un général sudiste favorable à l'esclavagisme.

Peu avant 11H30 (15H30 GMT), les autorités de Charlottesville ont déclaré un état d'urgence localisé, une mesure permettant de mobiliser davantage de moyens policiers.

Certains militants rassemblés, professant la suprématie de la race blanche, brandissaient des drapeaux confédérés, un symbole considéré comme raciste par une bonne partie des Américains.

Le gouverneur de la Virginie avait appelé vendredi les habitants à éviter de se rendre à ce rassemblement, pour lequel un détachement de la Garde nationale de l'Etat a été mis en alerte.

- 'Vitrine de haine' -

"De nombreuses personnes attendues (samedi) à Charlottesville veulent exprimer des idées considérées par beaucoup de gens, y compris moi-même, comme abjectes. Tant qu'ils le font pacifiquement, c'est leur droit", avait souligné Terry McAuliffe.

Le gouverneur démocrate avait ajouté avoir donné comme instruction aux forces de l'ordre "d'agir rapidement et de façon décisive" au cas où des débordements surviendraient.

Au final des milliers de militants nationalistes et de militants antifascistes pourraient se retrouver face-à-face à ce rassemblement, baptisé "Unite the Right Rally".

"Cet événement pourrait offrir une vitrine historique de haine, en rassemblant en un seul lieu un nombre d'extrémistes inédit depuis au moins une décennie", a averti Oren Segal, directeur du Centre sur l'extrémisme de l'Anti-Defamation League (ADL), une association de lutte contre l'antisémitisme.

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s'étaient déjà rassemblés dans cette ville paisible et pittoresque, très largement surpassés en nombre par les manifestants antiracistes. Mais les images de ces extrémistes en robe traditionnelle avaient été diffusées dans le monde entier.

Cette fois-ci, la droite nationaliste espère attirer nettement plus de partisans, grâce à la présence de différents responsables de la mouvance Alt-Right, enhardie par la présidence de Donald Trump.

Les experts doutent toutefois d'un véritable rapprochement entre ces différents groupes très disparates.

Les participants, censés venir de tous les Etats-Unis, ont rencontré des difficultés à se loger: la plateforme de location d'appartements Airbnb a annulé un nombre inconnu de comptes liés à l'extrême droite, en mettant en avant ses principes d'accueil indépendamment des origines ethniques.

Jason Kessler, l'organisateur du rassemblement, avait estimé sur Twitter que cette mesure équivalait à une "attaque contre la liberté d'expression et les droits civiques".

Par Eleonore SENS

© 2017 AFP