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Afrique

Poursuivie pour agression à Johannesburg, Grace Mugabe retourne au Zimbabwe

© Siphiwe Sibeko, AFP (archives) | Robert Mugabe et sa femme Grace, en mai 2014.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/08/2017

La première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, devait comparaître mardi devant la justice d'Afrique du Sud, où elle est soupçonnée d'avoir frappé deux femmes. Mais Grace Mugabe est rentrée dans son pays, selon un responsable du gouvernement zimbabwéen.

Alors que l'influente Première dame du Zimbabwe devait comparaître mardi 15 août devant un tribunal de Johannesburg pour l'agression présumée de deux femmes, un haut responsable du gouvernement zimbabwéen a affirmé, dans la soirée, que Grace Mugabe était rentrée dans son pays. Le principal parti d'opposition sud-africain, l'Alliance démocratique (DA), a, lui aussi, affirmé, sans citer ses sources, que Grace Mugabe était parvenue à rentrer dans son pays, et a aussitôt rendu le ministre sud-africain de la Police responsable de sa fuite.

Le ministre de la Police, Fikile Mbalula, avait imprudemment annoncé plus tôt que l'épouse du président zimbabwéen Robert Mugabe s'était présentée aux autorités. Il en "avait été informé", mais "cela ne s'est finalement pas concrétisé", a justifié par la suite un porte-parole de la police sud-africaine, Vishnu Naidoo. Selon plusieurs sources, le statut de Première dame ne conférant aucune immunité diplomatique à Grace Mugabe, elle aurait pu être jugée en Afrique du Sud comme n'importe quel citoyen.

Une ombre sur les relations entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe ?

L'incident pour lequel Grace Mugabe était visée par une plainte et qui menace de perturber les relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe se serait produit dimanche soir à Johannesburg, dans le quartier huppé de Sandton.

Une des victimes présumées de Grace Mugabe, une jeune femme âgée de 20 ans, assure qu'elle se trouvait avec des amis lorsque l'épouse du président zimbabwéen, qui se trouvait dans une chambre proche de la leur, est venue les agresser dimanche soir. Une photo circulant sur les réseaux sociaux montre la victime présumée avec une large coupure au milieu du front. Selon une proche de Gabriella Engels qui a requis l'anonymat, Grace Mugabe cherchait ses deux fils, qui se trouvaient en réalité dans la chambre voisine. "On ne sait pas pourquoi elle est devenue si violente", a-t-elle déclaré à l'AFP.

L'Afrique du Sud est un allié du Zimbabwe qui refuse traditionnellement de s'immiscer dans la politique de son voisin. Dans les années 2000, le président sud-africain de l'époque, Thabo Mbeki, avait été vivement critiqué pour sa "diplomatie du silence", à une époque où le Zimbabwe était ravagé par la violence des partisans de Robert Mugabe. Grace Mugabe est présidente de la ligue des femmes de la Zanu-PF, le parti au pouvoir au Zimbabwe, et se trouvait en Afrique du Sud pour soigner une blessure au pied, selon les médias de son pays. À 52 ans, elle est présentée comme une des favorites pour succéder à son mari à la tête du Zimbabwe.

Pour l'heure, Robert Mugabe, qui est à 93 ans le plus vieux dirigeant en exercice de la planète, n'a cependant pas l'intention de céder sa place : il est d'ores et déjà candidat à sa propre succession pour les élections de 2018.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 15/08/2017

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