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Afrique

La baisse d’afflux de migrants vers l'Italie attribuée à un groupe armé libyen

© AFP | Des migrants sont secourus par le bateau "MOAS", le 14 septembre 2016 au large de la ville libyenne de Sabratha.

Texte par Valentin GRAFF

Dernière modification : 22/08/2017

L’infléchissement de la courbe des arrivées de migrants en Italie en juillet serait dû à l’émergence d’un groupe armé, à l’ouest de Tripoli, qui a mis fin aux départs de bateaux, rapporte l’agence Reuters, plusieurs sources à l’appui.

Un "groupe armé" empêche activement les migrants d’embarquer pour l’Europe à Sabratha, à l’ouest de Tripoli, en Libye, selon l’agence de presse Reuters. Cette ville côtière, située dans la région contrôlée par le gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale, est considérée comme l’un des points de départs privilégiés des bateaux de passeurs pour la mer Méditerranée. L’activité de ce "groupe" pourrait être en partie à l’origine de la chute drastique des arrivées de migrants en Italie, de près de 50 % en juillet par rapport à la même période l’année précédente, soit de 30 500 à 13 500 arrivées.

En août, la diminution qui se dessine au vu des premiers chiffres devrait être plus importante encore. Celle-ci peut s’expliquer par le fait que plusieurs ONG impliquées dans le sauvetage de migrants en mer ont suspendu leurs opérations quand la marine libyenne a annoncé le 11 août vouloir élargir sa zone de responsabilité dans les secours et en exclure les navires étrangers.

Des centaines de "civils, policiers et militaires"

Le "groupe" évoqué par Reuters serait composé de plusieurs centaines de "civils, policiers et militaires", selon un membre de la société civile de Sabratha ayant souhaité rester anonyme. Il aurait été lancé par un "ancien chef de la mafia", selon une deuxième source très informée de l’activité des passeurs de Sabratha. Une troisième source, possédant des contacts en Libye, a indiqué à Reuters que le groupe faisait "d’importants efforts pour rétablir l’ordre à Sabratha".

Les deux sources locales affirment que le groupe gère un centre de détention pour migrants. L'une d’elles affirme que le groupe tente d’obtenir un soutien financier des autorités basées à Tripoli, et qu’il pourrait abandonner ses "efforts" de contrôle des flux de migrants en l’absence de reconnaissance du gouvernement reconnu par la communauté internationale

>> À lire sur Les Observateurs de France 24 : "Un migrant filme sa traversée de la Méditerranée et 'les cadavres sur les bateaux' "

Des migrants secourus ont confirmé, à leur arrivée à Trapani en Sicile, que les conditions d’embarquement avaient changé à Sabratha, selon un porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) cité par Reuters. Contactée par France 24, une porte-parole de l’OIM n’a pas confirmé l’information.

Des "heurts" à Sabratha selon Frontex

Un porte-parole de Frontex, contacté par France 24, souligne à son tour que ces informations n’ont pas encore été confirmées et rappelle que l’agence européenne de garde-frontières n’a fait état que de "heurts à proximité de Sabratha" ayant "perturbé les opérations des passeurs" et conduit "certains bateaux à prendre la mer depuis des zones non-affectées par les violences".

Un porte-parole de Sea Eye, une ONG ponctuellement active dans cette zone, a indiqué à France 24 n’avoir aucun élément susceptible de confirmer ou d'infirmer l’information de Reuters. D’autres organisations présentes dans la zone n’ont pas donné suite.

Première publication : 22/08/2017

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