Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le bras de fer entre Madrid et la Catalogne fait réagir la toile

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Togo : le risque de la radicalisation

En savoir plus

POLITIQUE

Florian Philippot quitte le Front National: Marine Le pen fragilisée ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Malala : "J’ai demandé à Macron d’investir 300 millions $ dans l’éducation des filles"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Maria Callas par Maria Callas

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : la haine des extrémistes bouddhistes envers les Rohingyas

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Vertige catalan"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Malgré les protestations, le Ceta entre en vigueur

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Emmanuel Macron face à la rue, acte 2"

En savoir plus

Ces politiques qui ont fait le grand saut dans le privé

© POOL/AFP/Archives / Par Amel SAADI | François Fillon dans son état-major de campagne après l'annonce des résultats du Premier tour de la présidentielle, le 23 avril 2017

PARIS (AFP) - 

De la politique à la finance...Après une carrière de plus de 40 ans dans les cercles politiques, François Fillon, va rejoindre la société de gestion d'actifs et d'investissement Tikehau Capital en tant qu'associé, mais il n'est pas le premier à effectuer un tel saut.

En 2007, le libéral Alain Madelin, ancien ministre et candidat malheureux à la présidentielle en 2002, renonçait à défendre son siège de député, préférant partir dans le secteur privé. En 2011, il a notamment co-fondé le fonds d'investissement Latour Capital.

D'autres ex-ministres lui ont emboîté le pas en créant leur propre société comme Eric Besson, transfuge de gauche sous la présidence Sarkozy,- certes toujours élu local aujourd'hui.

A gauche de l'échiquier politique, chez les anciens ministres de François Hollande, il en a été de même pour Fleur Pellerin, entrée au conseil d'administration de la pépite française Devialet, après avoir lancé le fonds d'investissement Koryela Capital en septembre 2016.

Arnaud Montebourg, chantre du patriotisme économique, a lui monté en 2015 sa propre entreprise "Les équipes du Made in France", puis rejoint le comité stratégique de l'enseigne d'ameublement Habitat, avant de faire son retour sur le devant de la scène politique. Eliminé au premier tour de la primaire de la gauche en janvier et sans mandat politique, il est toutefois retourné dans le privé, aux manettes de son entreprise, et pour travailler à la création d'une société de production et d'exploitation de miel.

Cas à part, le socialiste Dominique Strauss-Kahn, ex-directeur général du FMI, dont la carrière politique a pris fin brusquement en 2011 avec l'accusation de tentative de viol dans l'affaire du Sofitel de New York. Devenu conseiller économique de plusieurs pays, il a parallèlement co-créé une société, LSK, mais celle-ci a fait faillite.

C'est le cas de Nicolas Sarkozy qui reste le plus notable, puisqu'il est à ce jour le seul ancien président de la Ve République à s'être reconverti dans le privé: après sa défaite à la primaire de la droite fin 2016, il a rejoint le conseil d'administration de la chaîne d'hôtels Accor.

L'actuel président Emmanuel Macron a quant à lui effectué le chemin inverse. Avant de prendre les rênes du ministère de l'Economie sous le quinquennat de François Hollande et de se lancer dans la course à la présidentielle, il a servi au sein de la fonction publique en tant qu'inspecteur des finances, puis a revêti le costume de banquier d'affaires chez Rothschild and Co.

Par Amel SAADI

© 2017 AFP