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Dans le sillage de l'ouragan Harvey, destruction et inondations au Texas

© Joe Raedle, Getty Images North America/AFP | Les secours, ici à Rockport, ont commencé à faire du porte à porte samedi au Texas après le passage de Harvey.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/08/2017

Les autorités ont prévenu samedi que la reconstruction prendrait "des années" au Texas après le passage de l'ouragan Harvey qui a fait au moins deux mort.

Des inondations "extrêmement graves" ont commencé samedi 26 août au Texas dans le sillage l'ouragan Harvey, le plus puissant à atteindre les États-Unis depuis Katrina et Wilma en 2005.

Après avoir atteint le Texas dans la nuit de vendredi à samedi en catégorie 4 - sur une échelle de 5 - l'ouragan a été rétrogradé pour n'être plus qu'une tempête tropicale, avec des vents soufflant à 110 km/h, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC) samedi. Mais sa progression très lente le rend très dangereux car une "pluie torrentielle" va continuer de s'abattre sur les mêmes régions pendant plusieurs jours. "Des inondations extrêmement graves sont en cours", a prévenu le NHC. Selon le centre des ouragans, des précipitations pouvant atteindre jusqu'à 100 centimètres par endroits sont attendues d'ici jeudi, ce qui provoquera des "inondations catastrophiques et potentiellement mortelles".

Alors que les opérations de secours ont commencé sur le terrain, un premier décès a été confirmé samedi soir : "Il s'agit d'une personne qui a été prise au piège dans l'incendie de sa maison pendant la tempête", a affirmé à la presse un responsable du comté d'Aransas, sur la côte texane. Il a également fait état d'au moins douze blessés légers, sans autre précision.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a évoqué des "dégâts très importants" dans plusieurs localités et a également mis en garde contre des inondations "gravissimes". Selon lui, plus de 338 000 clients étaient privés de courant samedi, "et cela va durer plusieurs jours".

Le président Donald Trump qui a signé dès vendredi une déclaration de catastrophe naturelle, a appelé samedi les équipes à "rester pleinement mobilisées" car les conséquences de Harvey vont se faire sentir au cours des prochains jours, selon la Maison Blanche.

Après le vent, le danger vient de l'eau

Après le passage de Harvey, le danger est encore bien réel : "Historiquement, l'eau est davantage une menace pour la vie que le vent", a prévenu le National Weather Center (NWS). Entre 1963 et 2012, le vent n'a causé que 11% des décès survenus lors d'ouragans aux États-Unis côté Atlantique tandis que 82% l'ont été par l'eau (49% avec la montée de la mer, 27% par la pluie et 6% par les vagues).

Outre la pluie, Harvey a provoqué une montée des eaux de la mer pouvant atteindre jusqu'à quatre mètres dans certains secteurs. Une consigne d'évacuation volontaire a été diffusée dans plusieurs localités à risque d'inondation. L'évacuation d'environ 4 500 prisonniers du centre de détention de la ville de Rosharon, au sud de Houston, a notamment commencé face à la montée des eaux d'une rivière proche.

Selon un dernier pointage samedi à la mi-journée, 112 plateformes ont été évacuées, qui représentent 24,5% de la production quotidienne de brut et 26% de gaz, et de nombreuses installations à terre fermées. La côte texane accueille, en effet, près d'un tiers des capacités de raffinerie de pétrole des États-Unis et le Golfe du Mexique 20% de la production américaine.

Harvey a ravivé aux États-Unis le traumatisme de Katrina, qui avait provoqué une catastrophe humanitaire.

À l'époque, le manque de préparation et les défaillances criantes de l'État fédéral avaient eu des conséquences dramatiques. À cela s'étaient ajoutées les critiques envers le président George W. Bush, accusé par beaucoup d'indifférence envers les habitants d'une région très défavorisée et majoritairement noire.

En attendant de pouvoir évaluer plus précisément les dégâts et faire un premier bilan, Patrick Rios, le maire de Rockport avait un message pour ses administrés qui ont décidé de rester et d'affronter la tempête : "marquer au feutre indélébile leur numéro de Sécurité sociale sur leur bras", pour qu'ils puissent être identifiés en cas de décès.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/08/2017

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