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EUROPE

Crise migratoire : l'Europe veut se reposer sur le Niger et le Tchad

© Déclaration finale des participans au mini-sommet sur la crise migratoire qui s'est tenu lundi 28 août à Paris. | Ludovic Marin, AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/08/2017

Les pays participant au mini-sommet Europe-Afrique organisé lundi à Paris sur la crise migratoire ont adopté une feuille de route visant à renforcer le soutien aux pays africains qui, tels le Niger et le Tchad, pourraient servir de "hotspots".

Identifier les réfugiés "dès le territoire africain". Telle est la proposition que les dirigeants européens ont lancée sans beaucoup de détails, lundi 28 août, à l’issue du mini-sommet sur la crise migratoire rassemblant des chefs d'État africains.

L'idée, poussée par le président français Emmanuel Macron, est de lancer la procédure d'asile en Afrique, "dans des zones identifiées, pleinement sûres, au Niger et au Tchad". L'identification des candidats éligibles à l'asile se fera "sur des listes fermées" du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et concernera "des migrants d'ores et déjà identifiés par le HCR et résidant dans ces pays de passage", a précisé le chef de l'État français.

"Nous voulons des choses concrètes"

Une feuille de route a été adoptée à l'issue de ce sommet en reprenant cette idée de réinstallation, mais chaque pays a mis en avant ses propres préoccupations dans un dossier source de tensions. Les présidents tchadien et nigérien, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou, ainsi que le chef du gouvernement d'entente nationale libyen, Fayez al-Sarraj, dont les pays sont au cœur du transit de migrants d'Afrique et du Moyen-Orient vers les côtes européennes, ont ainsi rappelé que la question de l'immigration "ne serait résolue que par le développement".

Issoufou : "Les ressources ne sont pas suffisantes"

"Nous voulons des choses concrètes", a insisté Idriss Déby. "Le problème, c'est la pauvreté", a admis Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne, tout en précisant qu’"il n'y a pas besoin d'inventer un nouveau plan Marshall, nous avons un plan déjà en place".

>> À lire sur Infomigrants : "J’ai vu des gens sauter des canots préférant la mort au retour en Libye"

En 2015, lors du sommet sur la migration à La Valette, à Malte, l'Union européenne avait mis sur la table 1,8 milliard d'euros via un fonds pour les pays africains. Et l'UE a versé en juillet une aide de 10 millions d'euros au Niger pour lutter contre l'immigration clandestine, premier décaissement d'un programme décidé en 2016.

Dans la déclaration finale du mini-sommet, les Européens "reconnaissent qu'il est nécessaire" qu'ils "augmentent leur aide au Niger et au Tchad". Au-delà d'un renforcement du soutien à ces deux pays, Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, les chefs de gouvernement italien et espagnol, Paolo Gentiloni et Mariano Rajoy ont convenus d'approfondir leur action commune en vue d'une stabilisation politique en Libye où la situation sécuritaire toujours chaotique complique toute coopération sur la question migratoire.

Situation préoccupante

Au fil des ans, la question du contrôle des flux migratoires est devenue un véritable serpent de mer, faisant l'objet de réunions régulières à différents niveaux entre pays européens et pays africains - d'origine et de transit - sans toujours déboucher sur des avancées concrètes. "La question migratoire est une question chronique, avec à la fois des élements de développement et d'urgence, commente à France 24 Jean-François Corty, directeurs des opérations internationales de Médecins du monde. Aujourd'hui, il faut aider au développement des pays d'où partent les migrants mais il faut aussi accepter que l'Europe puisse prendre sa part dans la protection. Or, on a le sentiment que cette gestion externalisée de la crise est une volonté de l'Europe de tenir à distance la problématique."

"On a le sentiment que l'Europe veut tenir à distance la crise migratoire"

Sur le terrain, la situation reste préoccupante et le bilan continue de s'alourdir. Près de 120 000 migrants et réfugiés ont atteint les rives européennes depuis le début de l'année, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), et plus de 2 400 sont morts en tentant la traversée de la Méditerranée.

Une nouvelle réunion se tiendra "dans les prochains mois" en Espagne en présence de l'Union africaine avant le sommet UE-Afrique prévu de longue date fin novembre à Abidjan.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 28/08/2017

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