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EUROPE

Brexit : Londres envisage déjà la fin de la libre circulation des Européens

© Daniel Leal-Olivas, AFP | Des passants admirent une fresque de l'artiste Banksy, représentant un ouvrier en train d'ôter au burin une étoile du drapeau européen, le 8 mai 2017, à Londres.

Texte par Julia DUMONT

Dernière modification : 07/09/2017

Dans un article publié mardi, The Guardian révèle que le ministère de l’Intérieur britannique envisage de restreindre l’immigration des travailleurs de l'UE peu qualifiés pour favoriser l'emploi des Britanniques.

Dans un article publié mardi 5 septembre, The Guardian révèle un plan du ministère britannique de l’Intérieur pour restreindre l’immigration au Royaume-Uni après le Brexit.

S'appuyant sur un document de travail de 82 pages, estampillé "sensitive" (sensible), le quotidien affirme que le ministère de l’Intérieur envisage de réduire le nombre de migrants peu qualifiés originaires de pays de l’Union européenne (UE).

Selon le document, ces personnes ne pourront résider au Royaume-Uni que deux ans alors que les travailleurs "hautement qualifiés" auront droit à des permis de travail de trois à cinq ans. Le plan du ministère de l’Intérieur prévoit, en outre, de limiter drastiquement le droit des citoyens européens au regroupement familial et de les obliger à montrer un passeport plutôt qu'une carte d'identité en arrivant dans le pays.

"Londres va devoir négocier ces mesures avec Bruxelles"

L’objectif principal de ces mesures est de privilégier l’embauche de travailleurs britanniques. "Pour être considérée comme un atout pour le pays dans son ensemble, l'immigration ne devrait pas seulement bénéficier aux migrants eux-mêmes, mais aussi profiter financièrement aux résidents actuels", résume le document.

Il est cependant indiqué que les propositions doivent encore obtenir l'approbation de l'ensemble du gouvernement et qu'elles sont "sujettes à négociation avec l'UE ". "Londres va devoir négocier ces mesures avec Bruxelles qui aura son avis à donner", confirme à France 24 Florence Faucher, professeure au centre d’études européennes de Sciences-Po.

Pour la chercheuse, le document du ministère de l’Intérieur ne représente rien de définitif mais "montre que le gouvernement britannique examine un certain nombre de propositions, dont certaines relèvent de la ligne dure du Brexit".

"Une méconnaissance de la contribution vitale des travailleurs européens"

Les révélations du Guardian ont néanmoins déjà suscité l’inquiétude de certaines entreprises. Pour Ian Wright, directeur de la Food and Drink Federation, les projets du gouvernement témoignent d'une "profonde méconnaissance de la contribution vitale des travailleurs européens, quel que soit leur degré de qualification", dans l'agroalimentaire, premier secteur industriel de Grande-Bretagne.

"Nous devons nous demander ce que va devenir l’économie britannique et quel est l’équilibre à trouver entre la volonté politique de réduire la liberté de circulation et la réalité économique du pays", plaide Ayesha Hazarika, ancienne conseillère spéciale du Parti travailliste, sur France 24.

Caroline Lucas, vice-présidente du Green Party, a, quant à elle, dénoncé des mesures "non seulement économiquement insensées, mais tout bonnement cruelles", tandis que Sadiq Khan, maire de Londres, parle d'un "plan pour étrangler notre économie".

Interrogé par l’AFP, un porte-parole du gouvernement a déclaré qu’il ne commenterait pas "des documents de travail ayant fait l'objet d'une fuite" mais que de premières propositions permettant d’établir un nouveau système migratoire seraient présentées cet automne.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 06/09/2017

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